LA CELLULE DE LARCIIIDI ACRE
Si c'est sa fantaisie, coniiiient voulez-vous que je l'en empêche.
r. LAUIIK FHOLLO.
Comment? n'es-tu jias son mnri? n'as-tu pas tout droit sur elle?
r. Il I N G (> I R E .
Vous ne me reconnaissiez tout à l'heure aucun droil , vous me défendiez d'être son mari!
CLAUnK FROLLO.
Pour la sauver du mal, pour la tirer des griffes de Satan, tu as plus qu'un droit, tu as un devoir. Va, cours, malheureux 1 ne la quitte pas un instant. Tu me réponds d'elle ! sur ta vie , sur ton àme !
JEHAN FROLLO
Tiens I tiens! mon révérend frère!
Permettez pourtant, monseigneur...
CLAUDE FROLLO, le poussant vers la porle par les épaules.
Mais va donc! va donc, misérable! Peut-être il sera trop tard, (cringoire sort) Elle à un autre! jamais! Ah! cette seule idée bouleverse tout mon être. — Ce Gringoire! il est apathique, il est poltron! Il ne saura pas la retrouver, il n'osera pas résister au capitaine. Ah!
j'y vais moi-même ! (Décrochant Ae la muraille un long manteau ) Cachons du moins ces vêtements. 'Jchan est sorti de dessous
la table et s'est glissé jusqu'à la porle, dont il retire la clef. Claude Frollo, en arrivant à la porte, le trouve devant lui) Jehan! je l'avais oublié. (Mettant la main à la serrure) La clef"?...
JKHAN FHOLLO, narquois, la montrant La voici, (r.lau.le Frollo va la prnn.lrc, il lenil la main) MeS
deux fliirins.
Vous osez!
f;LAUDE FROLLO.
JKUAN FROLLO.
Réclamer mes quatre llorius, certes!
C L Ml D F, FROLLO.
Malheureux!
JF,I1AN FROLLO.
Allons! les sept florins, mon bon frère.
CLAUDE FROLLO
Donneras-tu cette clef!
JEHAN FROLLO
Pas à moins de dix florins.
CLAUDE FROLLO lui jette sa bourse et lui arrache la clef.
Eh bien, tiens! et vas avec dans l'enfer! (ii sort avec
violence )
JEAN FROLLO
Je n'en suis encore, mon doux frère, qu'à la première étape, au cabaret. — Au cabaret! ;i: sort joyeusement en faisant sauter la bourse.)