ACTE TROISIEME
JEAN FROLLO
Tiens! l'Iionime noir qui nous suivait n'est plus là. Je vous dis, Phœbus, que c'était le Moine bourru.
Le Moine bourru, soit. Mais vous savez, cher ami, que j'ai donné rendez-vous à la danseuse, qu'il est sept heures, et qu'elle va venir.
JF. UAN FROLLO.
Laissez-moi donc, vous! vous êtes comme le cliAteau de Dammartin, qui crève de rire.
Jehan, il me faut de l'argent. Vous avez entendu la Palourde], elle ne me fera pas crédit. De grâce, Jehan, est-ce que nous avons bu toute l'escarcelle du frère? est-ce qu'il ne vous reste plus un parisis?
JEHAN FROLLO, sentencieusement.
La conscience d'avoir bien dépensé les autres heures est un juste et savoureux condiment de table.
P H Œ B r s , le secouant
Trêve aux billevesées! Voyons, Jehan du diable! vous reste-t-il quelque monnaie?
JKHAN FROLLO.
Quelque monnaie? C'est di' la monnaie que vous demandez? Il fallait doue le dire! ii fouiiii- se» pm-hc* )
l'IHKUCS.
Ah! mou bon camarade, vous me sauvez! Donnez vite! — Donnez, bédieu! ou je vais vous fouiller moimême.
JEHAN FROLLO
J'avais pour sur tantôt dix florins... Mais, — attendez donc, Phœbus! — est-ce que tout à l'heure nous n'avons pas bu le dixième?
l'IIŒDLS.
Comment! plus un pelit blanc?
JKHAN Fiy^LLO.
Si fait! — J'en dois quatre à la Pomme d'Eve!
l'IHKHt s.
Alors qu'ai-je affaire de loi? Va-t'en au diable, écolier de l'Antéchrist!
JKIIAN FROLLO.
Pardieu! oui, je m'en vais. Ou étouffe ici. (n y« en m-
bartMnt A U p«r|p. f\ (iC ticaric a rlaii>lt> Frollo, rjui entro cnreloppé
.Ion Ion» ni«nic«a I Le moine bourru! encore! Plio'bus, prenez garde à vous !
PHŒBUS, considérant Clande FroUo.
Qu'est-ce que ce spectre?
JEHAN FROLLO
Phœbus, vous n'avez |)lus votre bon sens, mais j'ai encore le mien. Prenez garde il vous, Phœbus! (n son
en chancelant.)