FÊTE DE LA TOUSSAINT
Mercrepi, rer novembre. 1 7 .: OUS ne m'avez pas parlé ma bonne # c’ Mère, j'écrirai cependant pour votre gloire la visite que vous avez bien "%# D voulu me faire aujourd’hui. Lr ‘ Depuis une quinzaine de jours, malgré #! V tous mes efforts pour m’empêcher de pen- [M €! ser à revoir la sainte Vierge, je ne pouvais #8 P i faire autrement ; et justement au moment 8 © (fil où je faisais tout ce que je pouvais pour ny M qu pas penser, mon cœur sautait dans ma poi- là (Le trine, dans l'espoir que je la reverrais. "4 P
(4 Enfin, aujourd’hui, 1er novembre, je revis | cette bonne Mère du ciel. Elle était comquite me toujours, les bras tendus, et portait le que scapulaire qu’elle me fit voir le 9 septembre. ut En arrivant, comme toujours, elle fixait quelque chose que je ne pouvais voir ; puis elle regarda de tous côtés. Elle ne m'a qi rien dit. Puls elle jeta les yeux sur moi et | m'a regardée avec beaucoup de bonté, et (pi partit.
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sentiment quand je vois la sainte Vierge.
Aujourd'hui, sitôt après le départ de cette “! bonne Mère, au moment où je revoyais tout “ ce qui était devant moi dans ma chambre, "7 c'était sombre.
" ‘“ Quelle tristesse j'ai éprouvée | mon " Dieu, que voulez-vous de moi? Je suis prête. Ù Faites tout ce qui vous plaira. Et pour votre très sainte Mère, elle qui est si bonne “ et si miséricordieuse, que veut-clle de moi, “1 pauvre créature? Que puis-je faire ? Parlez, “) 6 très sainte Mère. Je renouvelle la pro- “) messe que j'ai faite devant vous.
3 “Je ferai tout ce qui dépendra de moi “) pour votre gloire.
& ESTELLE FAGUETTE.”
Cette apparition eut lieu vers midi et demi, et ne dura que quelques minutes.
Mile de Tyran était encore présente lors de cette apparition. Voici son témoignage :
« Elle était entrée avec Mme de Larochefoucauld dans la chambre en y voyant entrer Estelle. Elles sortirent au bout d’un
que le 15 septembre. Cela ne dura que
quelques minutes, mais elle dit à Mme de Larochefoucauld qu’Estelle devait avoir vu la sainte Vierge.
« Estelle était triste le soir de n'avoir pas entendu la sainte Vierge lui parler comme les autres fois. M. le curé, pour la pressentir, lui dit que c’étaient peut-être des adieux ; que la sainte Vierge n'avait pas parlé, il est vrai, mais qu'elle semblait parler par son scapulaire qu’il fallait répandre.
“Te ne sais, répondit-elle, si je reverrai la « sainte Vierge, mais 1l me semble que ce “ne sont pas des adieux, €t que je la reverral.”
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