ÉPILOGUE
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À sainte Vierge, en prononçant le nom de Pellevoisin, lui a communiqué la
vie et l’a fait entrer de suite dans l’histoire religieuse de la France. Le scapulaire du Sacré-Cœur qu’elle y a révélé va, tous les jours, dans toutes les directions, dans l’univers entier, faire connaître et aimer davantage la Mère et le Fils. Il va partout prêcher l’expiation et la réparation dont il est l'emblème, et Préparer ainsi la miséricorde, car le pardon ne peut descendre du ciel que par la pénitence de la terre. Quoi de plus propre à exciter dans nos cœurs le regret de nos fautes et l'amour de Dieu que la vue de ce Scapulaire avec la Couronne d’épines, la croix et le jet de sang et d’eau? Pellevoisin est le complément de Paray-le-Monial, puisque la sainte Vierge vient fixer, d’une manière sensible, sur le Scapulaire, le Cœur adorable de Jésus qui a révélé la dévotion, il y a deux cents ans.
I! est aussi l’écho et le résumé des grandes apparitions du siècle, où la Reine des cieux
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C’est pourquoi elle nous a ditici: J'aime cette dévotion; c'est pourquoi elle nous a recommandé, en nous quittant, dans sa dernière apparition, de porter ce précieux scapulaire, en ajoutant: ÂÆ7en ne me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes enfants. Ce désir, si agréable à la sainte Vierge, se réalise progressivement tous les jours, car les pieux fidèles n'ont rien de plus à cœur que de faire plaisir à leur Mère du ciel en revêtant sa livrée, qui est en même temps celle de son divin Fils.
Le scapulaire de Pellevoisin est aujourd’hui, à la fête de la Toussaint 1897, porté par 300,000 Associés dans le monde entier.
Mgr de La Tour d'Auvergne fit faire les enquêtes sur les faits merveilleux qui s'étaient passés à Pellevoisin en 1876, consulta Rome au mois de juin 1877, à l’occasion du jubilé épiscopal de Pie IX, et, à son retour, établit canoniquement une Confrérie en l’honneur de Notre-Dame de Pellevoisin, sous le titre de Mère toute Miséricordieuse.
A l'anniversaire de la révélation du scapulaire, le 9 septembre 1877, il envoya M. l'abbé Sautereau, premier vicaire géné-
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des apparitions, convertie en chapelle provisoire, y célébrer la sainte messe, bénir la statue de Notre-Dame de Pellevoisin et présider le premier pélerinage. Puis, le mois suivant, le 11 octobre, dans ce mois qui allait devenir quelques années plus tard le mois du Rosaire, er tournée de Confirmation, devant plusieu : paroisses réunies, sur le seuil même de la chambre des apparitions, déjà transformée en chapelle provisoire, le Prélat, dans la douce majesté qui l’accompagnait toujours, remerciait la sainte Vierge d’avoir choisi son diocèse pour visiter de nouveau la France et prédisait les hommages qui lui seraient fidèlement rendus.
C'était son Vunc dimittis. Deux ans aprés il était mort.
La bénédiction, donnée à ce pèlerinage par Mgr de La Tour d'Auvergne est remontée au ciel et nous en a valu d’autres.
S. S. Léon XIII envoyait la Bénédiction Apostolique, avant d'accorder par Bref des indulgences plénières, quand le Sacré-Cœur appela Mgr Boyer sur le siège de Saint- Ursin, au mois de mars 1893. |
Mgr Boyer est doublement l'enfant du
Sacré-Cœur, puisque, par son crigine provençale, 1l est du pays de Lazare et de
Marie-Madeleine, et, par son berceau à Paray-le-Monial, de celui de la bienheureuse Marguerite-Marie. Pellevoisin est le complément de Paray-le-Monial, et c'est pourquoi nous avons vu avec bonheur notre premier Pasteur en venir pour compléter et couronner l'œuvre de Notre-Dame de Pelle- Voisin.
S. E. le cardinal Boyer s’endormit le 16 décembre 1896, dans la paix du Seigneur, avec l’auréole d’une mort éminemment édifiante. Il eut pour successeur Mgr Servonnet, évêque de Digne, au mois d'août 1897.
Ayant même d'entrer dans son nouveau diocèse, ce pieux Prélat avait promis à M. le curé de Pellevoisin de venir présider le pèlerinage du 9 septembre 1897. Il y vint en effet avec MM. les vicaires généraux Lelong et Martel, et il déclara publiquement, avec autant d'autorité que d’amabilité, g#17 était l'enfant de la sainte Vierge et qu'u était heureux d'êtreson pèlerin à Pellevoisin.
Mgr Servonnet a des titres Spéciaux pour continuer l’œuvre de Notre-Dame de Pellevoisin, Il est né sur les terres de Notre- Dame de La Salette et il a vécu longtemps
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bords du Rhône, à Lyon, dans la paroisse Saint-Eucher.
Notre-Dame de La Salette est la première des grandes apparitions du siècle qui ait attiré des pèlerins. Au lendemain de la Commune, c’est à La Salette que se dirigea le premier pèlerinage national. C’est même à cette occasion que fut prononcée la fameuse phrase prud’hommesque : ‘“ Les pèlerinages ne sont pas dans nos mœurs.” Et du haut du ciel la sainte Vierge répondit en venant en fonder un nouveau au cœur de la France. 11
La Confrérie, érigée canoniquement par Mgr de La Tour d'Auvergne en 1877, a été élevée, sur la demande de Mgr Boyer, au rang d'Archiconfrérie par S. S. Léon XIII, le 8 mai 1894, fête séculaire de saint Michel et première fête de Jeanne d'Arc. Date providentiellement choisie par Celle qui est venue nous recommander l’Église et la France. Déjà Léon XIII avait, par un Bref, en 1892, accordé des indulgences au pèlerinage du 9 septembre, anniversaire de la révélation du scapulaire, et accepté la statue de Notre-Dame de Pellevoisin. Elle lui a été offerte, à l’occasion de son jubilé épiscopal, et M. je curé eut ia consoiation
inoubliable d'entendre le pape lui dire, en l’acceptant, le 3 juillet 1893, anniversaire de la huitième apparition : ‘ Je suis heureux de la recevoir. Je la reçois avec bonheur.”
Puis, par une bienveillance dont on ne saurait trop le remercier, et qui est tout à l'honneur de Notre-Dame de Pellevoisin, il a bien voulu la garder et l'a fait porter à Carpineto, sa ville natale, chez les religieuses du Précieux Sang, qu'il a fondées de ses deniers, dans un bien de famille; de sorte que Notre-Dame de Pellevoisin est chez le pape.
Daigne cette toute miséricordieuse Mère le garder longtemps encore à la tête de l'Église et à l'amour de ses enfants |
Elle est également dans bien d’autres sanctuaires, où les grâces qu’elle répand encouragent son culte. Il suffira de nommer les principaux centres: Rome, Paris, basilique de Montmartre, Lyon, Paray-le- Monial, Lourdes, Bourges, Nantes, Lorient, Blois, Joinville-le-Pont, Châlons, Vourles, près Lyon, à la maison-mère des Clercs de Saint-Viateur, Senlis, Les Ternes, près Saint- Flour, Anvers, Londerzeel en Belgique, Cork en Irlande, Florence, Constantinople, Beyrouth, jérusalem, Alger, Saint-Denis à
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la Réunion, Montréal, Joliette, Ville de Saint-Louis, Bourbonnais, Ill., et quelques autres encore au Canada et aux États-Unis, et Méanée en Océanie.
La chapelle publique de Saint-Viateur, à Outremont, a le bonheur de posséder un autel dédié à Notre-Dame de Pellevoisin.
La belle statue qu'on y vénère est le don d'une généreuse bienfaitrice de Roubaix (France), et a été obtenue par l’intermédiaire d’un des plus dévoués apôtres de Marie. Les circonstances qui marquèrent son arrivée à Outremont, le 29 septembre 1897,et certaines coïncidences assez dignes d'attention permettent d’espérer que “ c’est ici que la Mère de Miséricorde sera honorée.” La brièveté de ce récit ne permet pas d'entrer dans les détails. Il nous suffira de dire que Notre-Dame, après avoir attiré à ses pieds plusieurs centaines de pèlerins, a manifesté sa miséricorde par des grâces abondantes et des faveurs signalées, spirituelles et temporelles.
Cette parole, tombée de son cœur maternel ‘‘rien ne me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes enfants ” a été comprise des fidèles, et plus de 10,000
scapulaires du Sacré-Cœur ont été distribués
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ORATCIRE DE NOTRE-DAME DE PELLEVOISIN au Noviciat des Clercs de Saint-Visteur, à Oullins (France).
depuis juin à décembre 1808 seulement, et ce chiffre représente à peu près autant de nouveaux associés de l’Archiconfrérie de Notre-Dame de Pellevoisin.
Puisse la Bonne et Immaculée Mère être connue, servie et glorifiée de mieux en mieux, afin que s’accroisse de jour en jour le culte et l'amour du Sacré-Cœur de son Divin Fils : “cette dévotion qu’Elle aime ” et qu'Elle-même est venue nous enseigner avec la frière par le saint Rosaire, admirablement symbolisée par la guirlande de roses aux trois couleurs dont la radieuse apparition s’entoura à trois reprises. (Appa-
ritions du 2 juillet, du 9 Septembre et du 8 décembre.)