Percin, loc. cit., p. 2, n° 17 : in cujus medio sita era
” capella beatissimae Virgini Detaenitrici Mariæ dicatat
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saint Martin. L'existence de celle-ci nous est prou= vée par deux chartes, l’une de 1212, l’autre de 1218
qui, toutes deux, constatent et authentiquent la”
vente de terres sises dans le dimaire de l’église Saint-Martin ! Une autre charte de 1246, délivrée par Raymond de Fauga, ancien Provincial de Provence, évêque: de Toulouse depuis 1231, en détermine l’emplacement et l’usage. Elle n’était pas loin du couvent des Pères, juxta domum ves-
tram, et l’on y célébrait le culte divin, avant qu’elle
tombât de vétusté; nec posset ibi debite divinum officium exerceri. Raymond de Fauga permet au Prieur de Prouille, Raymond Cathala, de reconstruire, dans l’intérieur de la clôture, l’église Saint- Martin ?.
« Prouille était nn village groupé autour de ce vieux château que mentionnent plusieurs actes notariés du xxr1e siècle ; de nombreuses années encore après la fondation du monastère, plusieurs maïsons de paysans s’élevaient non loin du châteauvieux et formaient, avec leurs dépendances, des enclaves que les religieuses s’efforçaient d'acquérir; même en 1272, plusieurs cultivateurs habitaient
sur ce territoire, comme nous le prouve un terrier. du Lauraguais conservé, de nos jours, aux Archives
nationales. Ce qui prouve encore plus que ce village
formait, au xre siècle, une paroisse distincte et. autonome, c’est que certains actes du xx siècle
1. Balme, Cartulaire de S. Dominique, t. 1, p. 330; t. x, p. 149.