‹ Notre=Dame de ProuilleChapitre 38 sur 81 · RAR EU · texte numérisé non relu

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Ange gardien qui lui apparaissait souvent pour l’entretenir des délices du ciel. Elle eut une sœur du même nom. On les voit peintes dans une chapelle du Rosaire avec des éloges qui témoignent de la haute réputation de sainteté qu’elles s’étaient acquise. »

Ce fait des Sœurs de Vignères que nous savons être authentique, Percin le rapporte, comme l’ayant lu dans le vieux, très vieux manuscrit de Prouille, vetustissimum manuscriptum inclyti monasterii Prulit, Mais il n’en donne pas la date : quo tamen anno expresse non scribitur. Cependant on peut le placer au xx siècle, puisque le Vieux manuscrit de Prouille est une chronique qui ne va pas au delà du xrme sièele.

Nous pouvons donc accepter le témoignage de J. de Réchac qui nous dit que cette dévotion des moniales de Prouille au Rosaire était de temps «immémorial » ; de Cambefort, d’après lequel, le fait des Sœurs de Vignères s’est passé dans la chapelle du cloître, ou chapelle du Rosaire, « peu de temps après la fondation du monastère de Prouille. » Cambefort, lui aussi, avait lu ce fait dans la vieille chronique de Prouille.

Il n’est pas téméraire d’affirmer qu’il existait au monastère de Prouille, et dès le xrrre siècle, une chapelle du Rosaire, la chapelle du Rosaire de Sainte-Marie de Prouille.

1. Percin, Monumenta conventüs tolosani, 1693, col. 42, n. 24. Cf. Pièces justificatives.

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