B. Gui, ms. 490, fol. 108, À. B., col. 109, A
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tout cas, il s’intéressa particulièrement au monastère dès 1226; lorsque, « occupé au siège de la ville d'Avignon, il manda à son lieutenant, Eudes Lecoq, de maintenir le monastère dans la possession des biens que lui avaient donnés Simon de Montfort et son fils Amaury, 4 de lui restituer ceux dont on l’avait dépouillé 1.
Charles d'Anjou, cs roi de Sicile et comte de Provence, délivré de la prison, où il était détenu dans l'Aragon, passa par le monastère de Prouille, l’an du Seigneur 1290, pendant le temps pascal. « Là, il vit de ses propres yeux les sœurs dudit monastère. Il fut si vivement touché de la sainte vie et de la régularité de ces servantes du Christ, qu’il prit la résolution de transplanter dans ses. terres ces lys odorants de pureté et ces roses purpurines de charité. Ayant formé ce dessein, et se trouvant dans la ville d’Aix, il fit.venir quelques sœurs de Prouille pour prendre possession du couvent qu'il y avait fondé. Ce prince, dans sa piété et dévotion, les introduisit lui-même dans le nouveau monastère, qu'il dota pour 100 sœurs, . l’an 1290, avant la fête de saint André ?. »
Philippe IV le Bel s'arrêta à Prouille le 24 janvier 1304. Quatre ans auparavant, en 1300, Philippe IV avait placé le monastère sous sa sauvegarde. L’année précédente 1303, il l’avait exempté de toute charge de guerre par lettres datées de