LA FONDATION DU MONASTÈRE DE SAINTE-MARIE DE PROUILLE
Saint Dominique. — Le « Seignadou ». — La fondation du monastère aux flancs de Sainte-Marie de Prouille.
Le neuf ou dix juillet de l’an 1206, des pèlerins venant de Montréal s’arrêtaient à Sainte-Marie de Prouille pour y prier la Vierge Mère de bénir leurs personnes et leurs travaux apostoliques. N’allaientils pas gravir les pentes de Fanjeaux, cette autre citadelle du catharisme? Ils venaient y défendre,
- contre l’hérésie albigeoise, la sainte Humanité
du Sauveur et les prérogatives de Marie.
Parmi eux, et à leur tête, s’avançait un homme «de stature médiocre, au visage et aux yeux beaux, . un peu coloré par le sang, aux cheveux et à la barbe . d’un blond vif. Il lui sortait du front, d’entre les cils, une certaine lumière qui attirait le respect
et l’amour. Il avait les mains longues et belles,
"une grande voix, noble et sonore 1. »