Miracles de Soriano, fol
16. Autre catalogue des fondations de couvents, fol. 158-160. ’ RES De ce manuscrit nous relevons : A 1. Deux miracles qui se sont opérés au monastère de Prouille ; Wie 2. La lettre dédicatoire. du « Livre des Moniales de Prouille ». { 1° Miracle de deux Sœurs religieuses de Prouille qui voient les anges visiblement. « Pen de temps après la fon: dation du dévôt Monre de Prouille, il y eut deux religieuses Sœurs nommées Élisabeth Vignières. Toutes deux estant un jour en prières dans la chapelle du cloitre où les novices vont chanter journellement les Gaudez:.… et y dire le petit office de Notre-Dame sinon despuis quelque temps que ceste dévotion ne se continue point, ces deux Sœurs Vignières voyaient les anges visiblement sur l’espaule l’une de l’autre, dont pour mémoire perpé= tuelle elles sont relevées dans la chapelle et pass
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tout temps beaucoup de miracles. Et lorsque quelque religieuse avait à demander quelque grâce de Dieu elle se rendait à la chapelle, mais il y a cinquante ans qu’on ne dit messe en ceste chapelle ». (Cambefort ms.. fol. 103.) … 20 Miracle de deux Sœurs Religieuses du Monre de * Prouille, Sœurs Antoinette et Jeanne de Belcastel, les- À quelles moururent toutes deux un même jour, comme est È raporté au registre du Monastère, 1321.
« L’anmiltroys cent vingt un et du temps que sœur Galgarde dela Perroze estait prieure de Prouille, les deux D: sœurs Antoinette et Jeanne de Belcastel estant en fern vante prière devant l'autel du saint Rosaire que l’on voit encore apnt, ces deux sœurs Religieuses, à mesme temps
- et à mesme heure suppliant devant ceste autel la glorieuse Vierge Mère de Dieu de leur despartir ceste grâce et
. faveur qu’elles ne vissent point la mort l’une de l’autre. Il 4 f t veu par certaines religieuses et d’elles aussi, que « les deux portes du tabernacle se fermarent d’elles-mêmes tout à coup d’oùelles firent grandemant effrayées croyant | que la sainte Vierge ne prenait plaisir à leur demande. - Néanmoins cestait le contraire, car la prière de l’une et de l’autre fut exaucée veu qu'après quelque temps - venant à mourir, lorsqu'on portait le corps de l’une à l'église pour l’ensevelir, l’autre rendit l’âme à Dieu, sans que l’une sceut de l’autre, comme est rapourté au Registre dud. Monre : Obierunt eodem die Seur Jeanne et Antoimette de Belcastel (Cambefort, fol. 103, 104). » 30 Lettre de R. P. Bernard Guidonis escripte aux Religieuses du nonastère de Prouille, lan 1307,fol. 12. … Iste est liber Sororum Monialium B. Mariæ de Pruliano > scriptus pro eisdem Anno Incarnationis Verbi MoCCC9VIIe - Littera sororibus Ancillis primogenitis filiabus Sii Domi- - nici; Sorori Albertinæ Priorissæ, necnon aliis sororibus . Pruliani. Fr. Bernardus Guidonis Dus roy Jesu Christi
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Sereulorum minim. unus. Inquisitor H. Pr. ejusdemque beat patris Dominici in ordine Prædicatorum indignus filius in sancta professione, læiitiam et Coronam. Præsentem librum ex multis folliate recollectum suscipile in quo tanquam in speculo manuali poleriis clamis. intueri plurima quæ ad ordinem oriundum speciantet laudem et gloriam B. P. Dominici respiciunt necnon ædificationem et consolationem legentibus afferunt-tan: quam sugentibus mel de favo. In quo etiam poteritis repez rire Institationum et originem ves ac non Monasterit Pruliani. Domusque ac Monasteria Sororum ordinis velut plantulis fructiferas ex eodem Monrio tanquam ex agro veleri producentis circa quæcum nuper vrum desiderium ad sciendum devote intellexi, opem dedi et operam satisfacere utcumque potut in Dno votis et devolio vea crescat et pium desiderium compleatur... t Datum Tple. Anna Incarnationis Verbi MoCCCoL. x In lesto beati Joannis Apli et Evangelisiæ in quo Beatus « Pater Dominicus Sorores inclusit in Monrio Pruliano sicut apud vos usque ad pretem diem successive Sorores
junioribus tradiderunt (Cambefort, fol. 63 verso). & j # t II. — «LA VIE DE SAINT DOMINIQUE » DE JEAN DE Rés 4 Fè |
Jean de Réchac visita le Monastère de Prouille en. # 1642. Il feuilleta les papiers et Archives « à la faveur % de Mme Sœur Antoinette d’Albret, alors prieure dudit” Ÿ Monastère, et du Père Jean Carquet, Vicaire en chef au même lieu ». De éette enquête sortit le chapitre de la Vie
«Ceux — dit-il — qui en voudront un narré plus ample, qu'ils attendent que la Révérende Mère Françoise di Mortier ait mis au jour l’histoire qu’elle en a faite, comme religieuse des principales d’iceluy. »
De cette Histoire du M onastère de Prouille nous extrayons les passages suivants ayant trait à notre sujet.
10 La chapelle de Sainte-Marie de Prouille.
« Il y avait dans ce village (Prouille) une église dédiée à saint Martin, et, fort proche d’elle une petite chapelle dédiée à Notre-Dame, laquelle était fréquentée des habitants circonvoisins, et lui-même (S. Dominique) y allait : souvent faire ses dévotions, à cause qu’elle était sous la protection de la Très Sainte Vierge. Cette chapelle a toujours subsisté, nonobstant que la grande église fut bâtie; mais depuis que la conduite régulière n’a pas été si rigoureuse, elle a été profanée; mais j'espère que les supérieurs qui sont à présent ne manqueront pas de lui rendre l’honneur qui lui est dû, puisque ça été le premier lieu d’oraison de leurs Mères, et où notre Père S. Dominique tint son assemblée mémorable quand il dispersa ses enfants, et qu’il prit conseil avec eux sur la manière de vie qu’ils observeraient » (Titre I, Fondation).
20 La chapelle de Notre-Dame du Rosaire.
« Aussi, elles ne se contentent pas d’avoir leur église dédiée à N.-Dame, elles ont encore une chapelle sous le titre de Notre-Dame du Rosaire, où de tout temps, jusqu’à l’an 1639, les sœurs novices allaient dire les antiennes que l’on appelle Gaudes de la T. S. V. et son office.
« Je ne sais de quel esprit fut poussé un certain supérieur d’ôter cette coutume immémoriale qui rendait témoignage de la dévotion à la Vierge qui est en ce mo-
… nastère. Je conseillerais à celles, qui ont le pouvoir, de la
rétablir afin de ne perdre pas un seul iota de la dévotion ancienne de celles qui les ont précédées.
« Les religieuses fréquentent fort cette chapelle, tant à cause du titre qu’elle porte qu’à cause d’un ancien
crucifix que notre Père S. Dominique a fait faire, et lequel opère de grands miracles... On y voit deux sœurs
peintes qui se regardent l’une l’autre, desquelles on dit”
qu’elles avaient le privilège de voir leurs saints anges tutélaires et converser familièrement, chacune avec le sien, lorsqu'elles priaient dans cette chapelle. » (Histoire du Monastère de Prouille. De la sainteté de ce Monastère et des particulières dévotions qu'on y pratique.)
TITI. — Les « MONUMENTA CONVENTUS TOLOSANI » DE PERCGIN (1693).
Ce recueil renferme une chronique tirée de la vie de
. saint Dominique par Bernard Gui. Percin a puisé, pour ce qui regarde le Monastère de Prouille, dans ce qu’il appelle Manuscriptum vetustissimum inclyti Monasterii Prulit (31). Ce vieux manuscrit disparu, lui aussi, a servi de source commun£ à Bernard Gui, dans son Livre des Moniales de Prouille; à Cambefort, à Jean de Réchac et à la Mère du Pac de Bellegarde. Percin a connu aussi le Livre des Moniales de Prouille qu’il appelle une Chronique (32). Il rapporte (33) le contenu de la charte délivrée par Foulques en 1227 au monastère de Prouille, et il la fait suivre de ce commentaire :
Adverto in his litteris Sorores Prullit vocari Sorores Ordinis Prædicatorum ; unde colligo quod, st in aliquibus aliis, quæ paucæ sunt, vocentur Ordinis Sancti Augustini, nulla est contradictio. Sunt enim sicut et nos militantes sub Regula Sancti Patris nostri Augustini et sub Constitutionibus Ordinis F. F. Prædicatorum, ut expresse fertur in earum et nostra possessione omnium, qui eliam pluribus
Bullis non aliter nominamur, quam Fratres Ordinis Sancti-
Augustini. Huic confero quod legi in testamento Raymundi ultimi Comitis Tolosani anno 1242: Item monas-
terio Monialium de Prulliano Ordinis Prædicatorum, R
relinquo centum marchas argenti. Preterea mirarer Monasterit bonis temporalibus ditati sufficienter, ut patet ex relatis, plurimisque aliis non retuli : necessitatem tamen et paupertaiem de quibus quitur Fulco Pontifex in his lüteris. Nisi confluentium undique devotissimarum -virginum concursum adverterem, quæ grätis, juxta.tot canones ecclesiasticos, totiesq. in pluribus conciliis tunc temporis recipiebantur et alebantur. Erat enim sanctissimum illud Partjenium tolius Occitaniæ, imo et Provinciarum vicinarum seminarium. Puellis refertum nobilissimis, nulli Galliæ ‘et forte Europæ secundum, orbis christiani sanctitatis exemplar, ex quo ut legi in citaio mss duae Germanæ sorores Elisabethæ de Vigneres, dum tunc temporis orarent in quodam sacello, viderunt duos angelos juxta se stantes ad pedes imaginis Crucifixi, ad quam plurima patraia miracula fuerunt; quo tamen anno expresse non scribitur.