IV PREFACE
aujourd'hui le défricheur aimait le voisinage du clocher qui montre le ciel, et la présence du prêtre qui parle de Dieu. Cette chapelle, comme on pourra le voir, bien que bâtie pour les sauvages chrétiens, servait d'église paroissiale à tous les Français des alentours. Nous aurions cependant abrégé ces récits, retranché ces citations, si nous avions songé aux seuls érudits, qui ont dans leur bibliothèque un exemplaire des Relations. Mais écrivant surtout pour l'excellente population confiée à notre garde et qui n'a pas le bonheur, aujourd'hui payé fort cher, de posséder ce livre précieux, nous avons voulu en extraire tcut ce qui touche au passé glorieux des lieux qu'elle habite.
Les érudits auront aussi leur part.
Si nous nous sommes parfois appuyé sur des travaux antérieurs, faits du reste eux-mêmes d'après les sources, c'est par centaines que nous avons consulté, analysé, cité les documents originaux et inédits. Aucun de ceux qui sont au fait des méthodes d'histoire suivies de nos jours en Europe ne songera à nous reprocher la multiplicité des notes et des références. Il n'y a donc pas à nous en excuser, mais bien plutôt à remplir un devoir de gratitude.
Nous devons à MM. Pierre-Georges Roy et Joseph- Edmond Roy, l'historien distingué de la seigneurie de Lauzon, de très utiles renseignements. Au R. P. Mclançon, archiviste du collège Sainte-Marie à Montréal, outre la date précise de l'érection de Péglise Saint-Mi-