‹ Notre-Dame de Soissons, son histoire, ses églises, ses tombeaux, sesChapitre 4 sur 6 · Eremburge racheta de nouveau les domaines · texte numérisé non relu

Eremburge racheta de nouveau les domaines

envahis en 993.

1010. 16. Ermengarde de Mortemar, fille de Geoffroy d'Acy, de Acceio, obtint du roi Henry la confirmation des autels et des cures de Chacrise, de Corcy, de Courmelles,deCouloisy, de Breuil et de NanteuiMa-Fosse, donnés ù Tabbaye par Heddo, évéque de Soissons.

1060. 17. Ogive dont il est fait mention dans la vie du B. Godefroy, évéque d'Amiens, reçut de Hugues de Pierrefonds la confirmation des cures de Trosly, Couloisy, Fleury et Mancy.

Les miracles de Notre-Dame étaient déjà cf^lèbres.

1094. 18. Adelais ou Eleïde fait Tacquisilion de la cure

de Freniches, 1116. 19. Mathildel, fille de Geofi'roy, vicomte de La

Ferlé, el d'Ermengarde d'Aizy. Célèbre abbesse à qui on devait la reconstruction de la principale église. Sa mère s'étant faite religieuse à Notre-Dame, y apporta en dot la seigneiuîe d'Âizy et la voirie, viatura^ dé Charly. Elle reçut ensuite les cures de Morchain et de Pargny, de Simon, évéque de Noyon, qui permit atissi l'érection d'un prieuré de Notre-Dame dans la paroisse d'Epargnemail, près de Saint-Ouentin, jouissant de tous les droits et prérogatives attachés à la maison-mère. (C'est cette abbesse, nommée Mahaut, qui est repré* sentée dans le manuscrit des miracles de la sainte Vierge, vêtue d'une longue robe noire et qui touche les malades avec le saint soulier). Gautier de Coinsy fait, en plusieurs endroits, l'éloge de cette abbesse doublement illustre par ses œuvres et sa rare piété.

1145. 20. Mathilde II, fille de Raymont Y, comte de Toulouse, et de Constance de France, fille de Louis-le-Gros, femme distinguée, s'il en fut jamais. Elle obtint, en li46, de Louis-le-Jeune, son oncle, la confirmation des achats faits par elle des avoueries de Pai^y, de Fillenas^ Fillain , d'Aizy et de Chavignon. Elle fit don, en H 56, au vénérable Estienne, abbé de Valsery, d'un marais plein d'étangs et dont la nouvelle communauté avait besoin pour sa nourriture.

Les papes Eugène III et Adrien IV lui octroyèrent plusieurs bulles et privilèges en faveur de cette abbaye qui relevait directement du Saint-Siège. En 1161, Simon

de Saint-Samson fit présent à Téglise d'une bonne partie du revenu de Pommiers. On lui doit Tachèvement , d'autres disent la construction de l'église de Notre-Dame.

1162. 2i. Marsilie. 1164, traite avec Enguerrand, abbé de Saint-Jean de Laon , pour la seigneurie de Moulinchat par lequel il parait que le receveur de l'abbé devait fournir tous les ans un cheval pour aller en Lorraine recevoir les revenus de Notre-Dame. Sous son gouvernement (ii75), le nombre des religieuses fut réduit à quatre-vingts.

1178. 22. Julienne fit venir des fontaines dans les oflBces du monastère, et elle obtint de Raoul, comte de Soissons, le pouvoir de faire des canaux sous les rues de la ville. En mourant, elle a laissé à l'église sept marcs d'argent, un beau calice d'or et deux chapes très^riches.

1186. 23. Marguerite I reçoit de Philippe, comte de Flandre, un revenu de deux mille harengs à prendre au port de Mardick. Elle établit, par une ordonnance, qu'il y aurait toiyours deux cierges allumés^ l'un devant l'image de la sainte Vierge, et l'autre devant le Saint Soulier. Cet te abbesse traita, avec les moines de Vauxcelles, Vakellensibus, des possessions du territoire d'Aizy. Elle acheta aussi quelques revenus à Chouy, sur lesquels elle affecta deux muids d'avoine pour acheter des voiles aux religieuses.

H89. 24. Helvide de Cherisy reçut de l'évéque de Soissons la cure de Sommelens. En 1206, Nivelon confirma la possession des dîmes de Charly, deCoupru, de Chouy, de Troésnes.

Cette abbesse avait donné aux lépreux de PoDtarcher du vin et sept pains par semaine y semblables à ceux que les sœurs converses ont coutume de manger» à condition que si quelques religieuses ou converses venaient à être frappées de ce mal , elles seraient admises dans cet hôpîtaU lâiO, elle affî*ancbit les habitants d'Âizy. L'an 4 ai 3, la pieuse Mathilde, vidame de Laon, donné la terre d'Urcel en considération de sa fille qui se fait religieuse à Notre-Dame.

1217. S5, Béalrix de Cherisy acheta de Pierre de Sapo* nay, moyennant la somme de 500 livres forliufky une place devant la porte de l'abbaye joignant la rivière d'Aisne, pour y bâtir un nouvel hôpital plus commode et plus spacieux. 4S34, Mathiide de Laon fonde iwe lampe qui devait brûler devant les malades.

iS36, Le maire et les échevins déclarèrent n'avoir aucun droit dans le district qui se trouve depuis la vieille porte de l'abbaye, située devant une maison appelée la Tatine, auprès de laquelle est le vieux mur qui conduit au-de>su$ du grand chemin, le long de la rivière d'Aisne, jusqu'à la rue nouvellement bâtie sur le fond de l'abbaye , lequel chemin s'étend depuis le pignon du vieil hôpital du monastère, du côté de la rivière, vers la chapelle de Sainte-Croix jusqu'au parvis de Notre4)ame. L'abbesse pourra forlifieret enfermer, quand il lui plaira, ce qui est contenu dans ces bornes, sans que personne y puisse mettre opposition. Un peu auparavant, Raoul avait autorisé la conduite des canaux de la rivière dans le

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monastère, et la fermeture de ces mêmes rues. Affranchissement accordé aux habitants d'Âizy et de Nanteuil-la-Fosse. Béatrix laissa à ses religieuses des revenus sur les terres de Pemant et de Villeneuve, pour acheter à chacune d'elle six aunes de toile et en faire des chemises blanches. Celte abbesse soutint un immense procès avec le chapitre au sujet des interdits et du droit de confirmation.

1256. 26. Agnès de Cherisy voulut que son sceau fût différent de celui du chapitre qui représentait la sainte Vierge. Elle releva les bâtiments de son monastère qui tombaient en ruine à cause de leur vétusté, et des secousses qu'ils avaient souffertes lorsqu'on démolit l'ancienne église. Elle n'épargna pas .la dépense pour les rendre solides. Elle commença par la clôture qu'elle éleva fort haute, puis elle fit une belle porte, la dépense, le four, les dortoirs et une grande salle au-dessous, quantité d'offices et la cuisine. Tous ces grands bâtiments subsistent encore, disait Michel Germain en 1675 , ei ceux qui les regardent sHmaginent que les murailles sont encore de Vancien château d'Ebroin, tant elles sont fortes et élevées.

i25l , elle mit aussi la dernière main au grand hôpital commencé par Béatrix. Elle fut aidée dans ces vastes constructions par les aumônes des fidèles de la province.

4256. 27. Odeline de Trachy- sur- Marne bûlil le puits de l'hôpital, ouvrage des plus hardis } des prisons pour les siyets de l'abbaye et de belles chambres audessus pour tenir les

plaids. Elle éleva dans le clottre une belle fontaine. Elle avait bâti plusieurs arcades d'une structure délicate pour joindre celte fontaine. Elle rétablit presque toutes les fermes et les granges que des vents furieux avaient renversées. Elle fit bâtir la chapelle du prieuré d*Epargnemail. Cette pieuse abbesse se démit ensuite de sa charge.

1275, 28. Âde de Bazoches, sœur de Tévéque Milon, élue par une partie de la communauté seulement» eut pour rivale Marguerite de Commenchon que le pape Grégoire X débouta de ses prétentions. On étaitredevable à cette abbesse de la construction d'un grand corps de logis appelé l'Argenterie, et de plusieurs autres bâtiments magnifiques. Elle porta à iO sols les étrennes de chaque religieuse de cbteur , et à 2 sols parisis celles des sœurs converses, et à 12 deniers celles des tourières du dehors.

1282. 29. Cécile d^ Péronne.

1283. 30. Béatrix de Martinmont bâtit les lieux réguliers

et les conduits des chambres basses.

1290. 31. Marguerite II de Caumenchon eut quelques querelles avec Tévéque de Soissons qui prétendait avoir le droit de faire admettre des religieuses dans le monastère sans le consentement de la communauté. Jean de Cbimay permit à Tabbesse de faire trois chemins sous terre pour sortir du monastère au-dessous des rues de la ville (1). Celte abbesse fit bâtir

(I) Od ft&il courir bien des bniits ridicules sur U destiuation de ces conduits souterrains. C'étaient d*abord des cachots où Ebroin renfermait ses vicUmes ; et les crampons de fer qOi étaient placés

quelques maisons deirière Téglise avec le promenoir ou ébattement Spatiamentum pour mettre ses sœurs plus au large. Elle éleva aussi les chaussées de Nanteuil-la- Fosse et rétablit la maison seigueuriale de Cbaudun , que quelques' gentilshommes avaient détruite.

1309. 32» Emeline de Coucy. C'est elle qui, embrassant toutes les occasions de travailler à la gtoire de Dieu, fit construire les orgues, disposa le lieu du trésor des saintes reliques , fondit la grosse cloche appelée ilarie, couvrit les tours de l'église, bâtit le logement de Fabbesse et acheva les conduits du monastère jusqu'à la rivière d'Aisne. Elle fit rebâtir en outre le grand moulin , la porte, les granges dé Nanteuil et de Lafaux , le logis seigneurial de Cbacrise incendié depuis longtemps et sept pressoirs banaux en cet endroit.

1527. 33. Elisabeth de Châtillon obtint, en 1341 , la permission d'enfermer une tour de la villo dans l'enclos de l'abbaye, et d'en élever les murs si haut qu'elle voudrait. On fortifia alors le monastère de grands murs avec des tours qui subsistaient encore en

de distance en distance étaient les instruments dont il se servait pour les faire mourir; la terre voisine en était rouge, teinte qu'elle était du sang de ces misérables. Plus tard , oq crut que ces conduits n*avaient pas été faits seulement pour sortir du monastère sans paraître dans les rues ni pour enfermer les immondices qu'ils cbarriaieni à la riYière, mais pour communiquer sous la rivière avec Saint-Médard. Que de Cibles on a répandues dans le peuple et qu'il s'obstine à conserver ! Le merveilleux^ même invraisemblable, a de l'aurait pour tous, mais surtout pour le peuple, d'une nature ÊK^lement impressionnable et amie de l'extraordinaire.

1695. Eq 1345, Elisabeth fonda, dana l'église, du côté de TépUre, en l'honneur de saini Georges qu'elle honorait d*une dévotion particulière, une chapelle latérale. Elle acquit aussi du comte de Braine la terre de Billy, avec tous ses fiefs et dépendances. Elle avait donné à son église une belle crosse de vermeil doré garnie de pierres précieuses et une image d'argent.

1365. 34. Marguerite IV de Coucy fit don à l'église d'une aiguière magnifique et d'un riche navire d'argent qu'elle avait reçu de la princesse, sa mère.

1392. 35. Elisabeth If de Châtillon, enterrée près de sa tante dans la chapelle Saint^Georges.

1429. 36. Elisabeth III d'Escronnes, élae à Tâge de trente-six ans» confirmée par Martin ¥•

1467. 57. Marguerite IV de Camberonne.

1473. 58. Marguerite y de Luxembourg, fille de Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fut envoyée eo exil à Charly après la mort tragique de son père, décapité en place de Grève.

Remplacée par Gilles, Egidia^ de Mailly» qui fut forcée de lui restituer sa place usurpée sept ans après.

4494. 39. Denyse Simon, bénie par Guillaume, évéque de Noyon , par ordre du souverain pontife, après le refus de l'évéque de Soissons.

1510. 40. Catherine I du Hem. C'est sous cette abbesse que fut entreprise la réforme du monastère par le cardinal de Bourbon , qui y envoya dix religieuses de Fontevraud. On éloigna, par surprise, l'abbesse d'abord au prieuré du Charme, et ensuite dans l'abbaye d'Ière, où elle mourut.

4522. 4i. Françoise Lejeune de Manteaux. Religieuse du Charme, élue sur la demande du roi et du consentement de Tabbesse de Fontevraud et du légat apostolique. Les anciennes religieuses de Fontevraud qui avaient été appelées pour la réforme ayant refusé de la reconnaître en qualité d'abbesse , furent obligées de sortir de l'abbaye (i536). C'est à sa sollicitation que la dédicace de l'église Noire-Dame, fixée d'abord au 4 juin, fut transférée à cause de son occurrence avec les fêtes de la Pentecôte, de la Trinité et du Saint- Sacrement, au troisième dimanche après Pâques. On devait à cette abbesse de nombreuses réparations dans le couvent et la distribution des eaux dans tous les bâtiments. Elle s'était démise de sa charge en 1539; mais elle continua d'administrer jusqu'en 1553. Elle mourut à l'âge de quatre-vingt-huit ans,en J560.

1539. 42. Catherine de Bourbon^ fille de Charles, duc de Vendôme , et de Françoise d*Alençon , embrassa la vie religieuse en 1550 dans le couvent du Calvaire, près La Fère. Devenue abbesse de Notre-Dame en 1539, elle sauva en 1567 de la fureur des hérétiques les saintes retiques, les vases sacrés, les Chartres et même la religion dans le Soissonnais. Elle employa tous ses soins à l'ornement de l'église et du monastère. Durant les troubles qui désolèrent ensuite le royaume , elle fut obligée de quitter son abbaye et de se réfugier à Paris, où elle mourui dans l'hôtel de Guise, après sept années d'exil,à l'âge de soixante - neuf ans. Son corps, déposé

d'abord dans la basilique de Saiiit4)eDis, fut transporté deux ans après à Notre Dame de Soissons, et inhumé sous un magnifique monument de marbre qu'elle avait fait construire pour elle et sa sœur , Marie de Bourbon.

1594. 43. lx)uise de Lorraine, fille de Claude de Lorraine d'Âumale, et de Louise de Brezé, confiée dès l'âge de deux ans à Catherine de Bourbon , avait fait profession à seize ans.

Au jour de sa profession , sa famille avait fait don d'une tenture de tapisserie de hautelice qui faisait tout l'ornement du chœur.

Elle-même signala sa piété en faisant élever un richeauielà la sainte Vierge, en donnant de magnifiques ornements , des reliquaires d'argent et de vermeil, une lampe d'argent de grand prix , et la sonnerie qui passait pour une des plus belles du pays. Celte illustre abbesse mourut ù l'âge de quatre* vingt-deux ans. Elle fut inhumée dans le chœur de l'église.

1645. 44. Henriette de Lorraine, fille de Charles, duc d'Ëlbœuf, et de Marguerite Chabot, consacrée à Dieu à l'âge de quatre ans, prit l'habit de religieuse à dix ans, fit profession à seize, et fut nommée coadjutiice à dix-huit ans.

Elle en remplissail encore les fonctions lorsque, par ses soins, la communauté reprit Thabit noir des Bénédictines qu'elle avait quitté à la fin du i5« siècle pour prendre celui des Âugustines. Elle arrêta que, selon la règle de saint Benoit, tout serait en commun. Elle obtint du roi Louis XIU la concession d'une rue pour donner un jardin

à l'abbaye, (i). Cette abesse reçut des mains du roi deux cornettes et deux drapeaux pris sur les Espagnols par son frère , le comte d'Harcourt. En envoyant ces trophées militaires sur Tun desquels était peinte limage de la sainte Vierge, le roi ajoutait : Quil était juste que la Uadona d'Espagne rendit hommage à Notre-Dame de Soissons» Henriette d'Elbœuf fit agrandir les fenêtres de Téglise et décora les archivoltes d'angelots en cartouche, ainsi que des armes des abbesses, ses prédécesseurs. Elle dédia un autel collatéral à saint Benoît, fit construire la grande grille du choeur ainsi que la stalle abbatiale, ouvrage d'une grande magnificence.

1669. 45. Ârmande * Henriette de Lorraine, fille du comte d'Harcourt, et de Marie -Philippine de Cambout de Coislin , nièce de Richelieu.

Nommée d'abord coadjutrice de sataqte, elle tut appelée plus tard à lui succéder.

C'est d*après ses ordres que fut entreprise l'histoire du monastère , dont la rédaction fut confiée au célèbre bénédictin dom Germain, en i675. Elle mourut à Paris en 1684 , à l'âge de quaranteK]uatre ans.

(1) Cette rue , qui portait le nom de rue d*Ebroin^ était contigCie aux murs de Tabbaye. En achetant les maisous et les places qui étalent au-delà de la rue , on rendait Tabbaye plus commode et plus spacieuse. Cette rue était sans doute une continuation de la rue Saint-Antoine. En agréant cette demande qui était, du reste, appuyée par Richelieu , le roi ajoutait : QuHl était Juste d'étendre tes bornes de la prison de ta soBur , tandis que le frère étendait les limites du royaume, et portait si loin la gloire de VEtat, Richelieu lui-même avait voulu en porter la nouvelle à la communauté et donner Talignement qui forma un enclos de deux hectares environ.

i684. 46. Gabrielle-Marie de Larochefoucauld , fille de François, duc de Larochefoueauld, et de Gabrielle Duplessis - Liancourt. Gabrielle avait été abbesse dû Paraclet avant de devenir abbesse de Notre-Dame. Elle orna l'église d'un autel privil^é, d'un chœur très-élégant , de plusieurs chapelles et de magnifiques bâtiments.

i693. 47. Catherine-Marguerite de Fiesque , fille de Charles, duc de Fiesque, et de Gillone d'Harcourt Beuvron, fut tirée du monastère de louarre. Elle reçut Louis XV dans son abbaye lorsqu'il allait se faire sacrer à Reims en 1722. Elle mourut âgée de quatrevingt-dix ans.

i755. 48. Françoise- Marguerite de Larochefoucauld , fille du comte François de Roucy, et de Marie- Gatherine-Françoise d'Ârpagon.

1767. 49. N. Roucy de Larochefoucauld.

17 . 50. N. de Larochefoucauld Momont, emprisonnée pendant la Terreur , puis réduite à l'indigence, soutint répreuve et le poids de ses malheurs avec résignation et dignité. Elle mourut à Soissons dans un état voisin de la misère, en 1806. Vanitédes vanités, put-elle dire en voyant s'écrouler l'œuvre de douze siècles, tout n* est que vanité , excepté (F aimer Dieu et de le servir.

Ainsi se termine cette longue chaîne d'abbesses, toutes remarquables par une naissance illustre selon le monde ; mais Lien plus remarquables encore par la grandeur de leurs vertus et par leur rare piété. Des femmes de cette trempe peuvent mériter cet éloge de la sainte Ecriture : Mulier timens Deum ipsa laudabitur. Date ei de fructu manuum suarum, et laudent eam in partis opéra ejus.

§ 5. Liste des saintes reliques.

Une grande portion de la vraie Croix, dans un tableau d'argent doré en forme de double croix de Lorraine avec des figures à la grecque » enrichie de plusieurs pierres précieuses (i). Du sang sorti miraculeusement d'un Crucifix profané et percé avec des canifs. Une sainte Epine de la Couronne de N.-S. (2). De FËponge qui lui a été présentée en la Croix avec le fiel et le vinaigre » avec deux morceaux de la colonne où il a été flagellé; le tout dans un reliquaire d'argent doré. Du Suaire de N.-S. Des cheveux de la sainte Vierge et de ses vêtements, aussi dans un reliquaire d^argent doré. Des petits drapeaux et langes dans lesquels TËnfant-Jésus a été enveloppé dans la Crèche, dans un reliquaire d'argent doré& De Tor que les Rois ont présenté à N.-S. en la Crèche, dans un autre reliquaire d'argent. Une figure d'argent doré de la sainte Vierge qui tient une petite fiole pleine de son précieux lait. Un soulier de la sainte Vierge en forme d'une petite bottine, par lequel N.-S. a opéré beaucoup de miracles , enchâssé dans un reliquaire d'argent

(i) L'abbé Lebœuf pense que saint Mercure , évèque de Boissons, a\ait pu rapporter cette relique à sdn retour du concile de Sardique^ ou qu'un autre évèque de Soissons) en donnant des reliques de saint Grépin, selon qu'on le lit dans la vie de saint Euverte , évèque d'Orléans, aurait obtenu en échange quelques morceaux du bois de la Traie croix. Tout nous porte i croire que cette relique vient db Nivelon, l'évèque croisé, comme nous l'avons dit page 18.

(2) Il y a aussi , dans l'église de Chalandry, canton de Crécy-sur- Serre , une épine de la sainte Couronne provenant de l'abbaye du Val- Saint-Pierre, apportée par un religieux de cette maison, nommé dom Pol. Cette reliqtie précieuse est enèbâssée dans line croix argentée qui a remplacé la simple et primitive ^roix d'ébène que nous avons vue pendant trente ans.

doré (i). Une ceintore (2) de la sainte Vierge, dans ua vase d'argent doré en forme de Ciboire. Une partie de la même ceinture , dans une autre yzse qui est d'or orné de pierreries. Un lacet de la sainte Viei^e, dans un reliquaire d'argent doré ea forme de soleil. L'image de la sainte Vierge tenant l'Enfant-Jésus, conservée miraculeusement plusieurs fois du feu où elle a été jetée, enchâssée dans un tableau d'argent doré enrichi de plusieurs pierres précieuses. Une autre image d'argent de deux pieds de haut, de la sainte Viei^e tenant du bras gauche l'flnfant- Jésus, et de la main droite un cœur daus^ lequel il y a du voile de la sainte Vierge. Un morceau de la verge de Moise paslaquelle il fit tant de miracles, sur un piédestal d'argenttlLes corps de saint Crépin et de saint Crépinien firères, ^tres de Soissons, et ceux de saints Carise, Claudian, Rogat, Papire et Mereux, leurs compagnons au martyre , dans une châsse d'argent de quatre pieds de longueur, et haute et large à proportion , enrichie de la figure de la sainte Vierge en un bout , et à l'autre de celles de saint Crépin et de saint Crépinien , et aux deux côtés, des figures des douze Apôtres et du martyre de ces bienheureux Saints en demi-bosse au-dessus de la couverture, avec plusieurs ornements fort beaux de vermeil \

(1). Cette reliqne était ua véritable soulier fort modeste. Il paratt que, vers le talon , le cuir formait une petite baode pour arrêter la chaussure et la lier autour de la jambe. On ignore encore aujourd'hui Torigine et la provenance de ce trésor. La tradition locale "voulait que la possession en fût aussi ancienne que le monastère ; d'ài^tres écrivains la regardaient comme un présent dé Chariemagne à sV sœur, Giselle, qu'ils supposaient avoir été abbesse d^ ce ofonast^e* On se servait du saint soulier pour toucher les malades qui lé^baisaient avec respect. Nous avons lu quelque part que M. de Fits^mes , prélat, accusé de jansénisme, avait défendu d'exposer cette "Relique à la vénération des fidèles. Au 18* siècle, tout avait changé ,N?t 92 devait la faire disparaître avec tout le riche mobilier de Tabbàf e.

(2j La charte de Nivclon porte Cor\mam.

— 84 ^ doré (i). Le corps de^aiu^ Drai^ii^ Eréque de SqissoDS, dans une çb^sse d'argent, ornée de plusieurs figures de même matière. Le corps de saint Léj^er, éyéqiie,^t de saint Guérin, son frère , tous deux martyrs, dans ui^e même cbâ^^ede bois doré, Le corps de saint Osuald, roi d'Angleterre, martyr. Le corps de saint i«e«dâ^, confesseur, boulstnpi^r d^ cet^e maispn \ ^oii c^eTxlans un vaisseau d'argent. Le corps de saint Voué, confesseur^ dans une châsse de bois doré ; le chef du mén^e saint dans un coffre d'argent, et son bâton appelé ordinairement le crossillon de sainf Voué, lequel préserve du feu (2) ; il est enchâssé daqs de l'or. Le corps de sainte Sigrade, mère de saint Léger, et le corps 4e sainte Eleutère, nourrice du même Saint, daps une même châsse. Le corps de sainte Pinose , Tune des onze mille viciées et son chef. Le chef de saint ^ude, Apôtre, dans une graqde figure d's^i^ent, à demi-corps, soutenu d'un piédestal de même matière autour duquel sont diverses reliques de plusieurs saints. Sun ossement de saint Barthélémy, Apôtre, ds^ns ^n besju reliquaire d'argent.

(!) CeUe belle et magDîfiqiie châsse, le palladium soissonnais invoqué d9ns toutes les appréhensions de la cité, a été longtemps revendiquée sans succès parles religieux de saint Crépin à qui elle appartenait, et qui l'avaient confiée à l'abbaye de Notre-Dame lors des troubles religieux de iW.

(2) Les religieuses de Notre-Dame assuraient avoir été souvent préservées de Pincendie p^r la protection du bâton de saint Voué. Tous les ans, a^ jour de sa fête, la grand'messe achevée , le sacrisUin prenait avec respect ce crossillon ; précédé des reUgieuses dont Pune portait une lanterne allumée, et les autres récitaient des psaumes et des oraisons, il parcourait le monastère en faisant le signe de la croix avec cette relique à chaque cheminée et dans tous les autres bâtiments de l'abbaye. Cette sainte pratique, ajoute dom Germain, n'est pas sans bénédiction, car on ne trouve pas que le feu du ciel ou quelqu'autre incendie ait jamais endommagé la maison qui possède un si puissant préservatif.

soutenu par deux anges aussi d'argent et entouré dé plusieurs reliquaires remplis de saintes reliques , et * entre autres du gangde l'apôtre saint Paul. Des ossements^ des cheveux et des habits de sainte Anne, mère de la B. Vierge Marie , dans une figure d'ai^ent. Une partie M chef et une dent de saint I^ems, knèire de la France, dans mi elMtf dWgent^ i demi-corps^l^ chef de sainte Jeanne, une des onze mille vierges. Partie du chef de saint Vit et de celui de saii\t Modeste^ 1^ chef de sainte Litérate et d'un des petits Innocents, dans un coffre d'or en forme de châsse.JDes reliques de saint Pierre et de saint Paul et de saint André, Apôtre, dans un reliquaire d'argent doré. De la chair et du sang de plusieurs saints Apôtres pétris ensemble. Uq^ côte de sainte Elisabeth, mère de saint Jean-BaptisteJ Un ossement de saint Servais. Une dent de saint Nicaise, Archevêque de Reims. Un ossement de saint Exupère, Evéque de Toulouse, et un autre inconnu ; le tout enchâssé dans un très-ancien reliquaire d'argent doré en forme de cabinet. Un ossement de saint Benoît, dans une grande figure d'argent. Le bras de saint Drausin, revêtu d'ai^ent. Ceux de saint Eustache , de saint Hippolyte, de saint Sébastien, martyrs, et de sainte Ostrude, vierge.lUn ossement de saint Siméon le Juste , dans un reliquaire d'argent doré.iUne jointure du doigt de samt Jean-Baptiste, dans une figure d'argent, vermeil dore^n ossement de saint Laurent , dans une figure d'argén^ Une partie du chef de sainte Sigrade et de celui de sainte Clotilde, reine de France, dans un reliquaire d'ai^ent. Un ossement de saint Quentin et un autre de saint Victrice, Archevêque de Rouen, dans un coffre d'or enrichi de pierres précieuses. Un ossement de saint Louis, roi de France, dans une figure d'argent doré.

I Un ossement de saint Georges, martyr 4 et un de sainte Elisabeth , soeur de saint Louis , roi de France , |et des

I habits du prophète Elie , dans uii reliquaire d'argent en

forme de soletljoes ossements de saint Nicolas, Evéque, de sainte Marthe et de sainte Cécile » dans un rellquaira d'argent. Un osseroent de «saint Josse , abbé , et des ossements de saint Victor, de saint Christophe , de saint Poncien , de saint Maximin, de saint Andiol et du B. Pierre de Luxembourg, dans un reliquaire d'argent doré. Un osseroent de saii^te Victoire » viei^e et martyre. Des ossements de saint Paul, abbé, de saint Germain, da saint Tiburce, de saint Sébastien, de saint Fidèle, de. saint Maurice, de saint Eustache, de saint Ârthémie, de saint Boniface» de saint Fabien, de saint Maur , de saint Martin, de saint Prix, de sainte Barbe, de sainte Marguerite et des habits de saint Bernard ; le tout dans une petite châsse d'ai^ent. Un ossement et des cheveux de. sainte Marie Madeleine , dans une figure d'argent doré. Du chef de sainte Euphrosine, vierge , dans une figure d'argent doré. Une relique de sainte Luce. Des ossements de sainte Âldegonde , de sainte Geneviève et de sainte Agathe et de leurs voiles, dans un reliquaire d'argent. Une jointure du doigt de sainte Scholasiique , viei^e» dans une figure d'argent. Un ossement de sainte Salaberge, mère de sainte Austrude, dans un soleil d'ai^ent. Un ossement de sainte Fare , vierge , dans une figure d'argent. Du suaire de saint Eleuthère, évéque. Des ossements du B. Jean de Montniirail, dans un reli-r quaire d'argent. Les corps de sainte Barbe et de sainte Pèlerine, vierges et martyres. Un reliquaire où sont plusieurs reliques dont les noms sont perdus. Les Heures et une partie du chapelet du B. Pierre de Luxembourg. Une grande croix d'or enrichie de pierreries, faite par. saint Eloi. Le Texte sacré, dont le couvert est d'or, qu'oi} dit aussi avoir été travaillé par le même saint Eloi .{Un des vaines que l'on tient avoir servi aux noces de Cana, en Galilée. Un grand reliquaire d'argent dans lequel il y a encore du bois de la vraie croix. Un ossement de

saint Pierre, Apôtre. Un ossement de saint Barthélémy, Apôtre. I Un ossement de saint Sébastien , martyr. Un ossement de saint Médard, Evéque de Noyon. Des ossements de saint Laurent, saint Maurice, saint Vincent, saint Cyriace, saint Biaise, saint Porcien, saint Modeste, saint Lucien, et le cœur de saint Morgan , martyrs. On voit aussi , dians cette abbaye, une grande croix de bois fort ancienne qui est attachée au mur, à côté du chœur, qu'on dit avoir été autrefois sur le pont de la ville, mais qui fut jetée dans la rivière par un infidèle lorsque les Normands mirent le siège devant Soissons. Cette croix, au lieu d'enfoncer, flotta sur Feau , et montant contre le cours de la rivière, vint aborder en un lieu où le prince Henri, général de l'armée chrétienne, la tiradeFeau et en fit présent à Tabbesse et aux religieuses qui la reçurent avec une joie extraordinaire. Ce fut peut-être en reconnaissance de cette merveille que ce prince ayant été malheureusement tué la même année par les Normands au siège de Paris, l'on rapporta son corps à Soissons qui fut enterré dans l'église [de Saint-Médard^ comme nous l'apprennent les Annales de Metz. Pour con^ server la mémoire de ce miracle. Ton a gardé cette croix miraculeuse jusqu^à notre temps, et des abbesses ont ordonné que deux lampes bHUeraient jour et nuit devant ce signe de notre rédemption , et encore aijyourd'hui, on lui rend un honneur tout, particulier, i (I)

(I) Indépendamment de ce catalogue, il existait autrefois dans le trésor de l'abbaye un inventaire des reliqutn, ionctuaires, joyaux et éigniUz dressé en 1480 par Marguerite de Lantré, prieure, et Antoinette de Savoyvres^ chantre de l'abbaye; nous ignorons ce qu'il est devenu. On nous ferait un immense plaisir en nous le communi-> quant, et nous sgouterions une page importante à la

Histoire de D. Geirmain, page 400» Extrait d'un petit livre imprimé en 1671.

On peut deviner, d'après cette simple esquisse , Timmense intérêt que présenterait Thistoire de nos monastères, alors que les faits les plus insignifiants dans leur individualité constitueraient, en s'unissant à d'autres, un ensemble magnifique et une autorité imposante. Que serait-ce si , à tout ce panorama historique qui soulève le voile du passé, en éclaire les ténèbres et explique le côté mystérieux des événements, on y joignait Tétude

{Publication que nouspréparons sur le trésor de nos églises soissonnaises.

Il existe aussi aux archives de la préfecture de l'Aisne des documents historiques qui ne sont pas sans importance pour l'abbaye de NcUre-Dame de Soissons

Le premier de ces documents et le plus considérable , c'est le cartulaire de Tabbaye, énorme in folio de 469 fol. de texte et de 404 de tables. Cette compilation, à en juger par la nature et la variété des caractères qui offrent une écriture lisible, mais peu soignée^ a été transcrite à diverses époques. Commencée dans le xvi^ siècle , continuée dans le xvii% elle semble n'avoir été terminée qu'au comment cernent du xyiii% comme l'insinue la date de 4739, imprimée au dos du volume et sur le premier feuillet du manuscrit. Ce cartulaire, sur simple papier et relié en veau, renferme les privilèges , donations et usages de ladite abbaye.

Les matières s'y trouvent dans l'ordre suivant :

1"^ Règlements, privilèges, mode d'élection, association de prières, dénombrements généraux, amortissement, de 656 à 1516. Le diplôme de S. Drausin, fondateur de ce monastère, en est la pièce capitale.

â<» Relations avec les abbayes, les chapitres; régime

— sodés monuments anciens et des souvenirs artistiques? Ce ne serait plus seulement une sèche nomenclature» un froid nécrologe d'édifices, de personnes et de choses plus ou moins curieuses ; mais un vaste tableau synoptique et animé où tous les rôles serairat conservés , où chaque objet agencé avec grâce et avec harmonie nous montrerait ce que nous appelons si volontiers avec un sourire narquois le vieux monde comme un immense et inépui-* sable trésor, un musée où nous pouvons aller chercher nos plus beaux modèles et les inspirations les plus heureuses pour l'avenir.

intérieur de Fabbaye, droit de procuration, synode, translation de la fête de la dédicace (21 avril 1531), de 1125 à 1536.

Z^ Titres concernant Thôtellerie qui était autrefois hôpital, de I23i à 1610.

4* Mairie du quartier Notre-Dame, droit de bourgeoisie et justice.

5<» Nominations et présentations aux cures, chapelles, canonicats du chapitre de St-Pierre-au-Parvis , offrandes' de 1138 à 1512.

6<» Bulles et privil^es des papes, H 47 à 1655.

1^ Acquisitions et confirmations de propriétés (dîmes etnovalesde 1024 à 1518).

8* Justice, ressort, de 1284 à 1614.

On voit qu'une certaine intelligence , un ordre de matières et non de dates avait présidé à la rédaction de ce cartulaire.

Le second document comprend les titres de propriétés dans phis de quarante communes, savoir :

Aizy^ 1259. — Chavigny-le-Sot; 1307. — Chavigny, St- Léger de Soissons, 1161. — Urcel, 1258. — Viel-Arcy, 1350. — Dimes de fruits : Ciry, Chouy, AcyetMercin, 1204. — Montecouvé, 1190. — Mency, 1225. — Chareu-

Arrière donc les préjugés aveugles, les condamnations injustes et hypocrites! Etudions ce moyen-âge si calomnié et qui a rendu pourtant la France si grande, si riche et si célèbre dans tout l'univers. Voyons de près ce qu'ont fait, aux diverses époques de Thistoire, non-seulement ses guerriers illustres , ses ministres habiles , mais ses architectes, ses artistes; mais ses moines, ses prêtres, et jusqu'à ses religieuses les plus ignorées d'un mondequi prétend tout juger sans vouloir rienapprofondir. Agissons avec plus de maturité et de sagesse. Alloni avec courage demander aux simples et vieilles chroniques de

ligny, 1247. — Ham, 1296, — Olezy, 4226. — Nogentel, 1374. — Ourscamp, 4376. — Autrèche , 4546.

— Launoy-lès-Droizy, 4536. — Laffaux et Vauxaillon, 4517. ^ Pierrefonds (dîmes, cens), 4443-4345. — Billy, 4230-1524. — Chacrise et Ambrief , 4485-4507. — Corcy etFleury, 4226-1507. ^ Courmelle, 4240-4536. — Villeneuve-près-Soissonsy 4224-4280. — Molinchart, 4642- 1614. — Couloizy, 4247-4250. — Pierrefonds, 4448-444 4 .

— Luiry., près Montdidier (dîmes), 4266-4306. — Jaulzy (dîmes, cens), 4457. — Bassevelle-en-Brie , 4228-4614.

— Charly (dîmes, cens, justice), 4090-4643. — Coupru, 4 487-4292. — Jolipes, 4244-4280. ~ Chaudun, 4084-4378.

— Bois des églises ou bois du Sec-Aunoy, acquis en 4270, 4270-4558. — Pargny, 4433-4619. — Fief de Potes, avril 1263-4360. — Fief de Goussancourt, 4224-4479. — Morchain, 4226-4268. — Trosly» près Compiè^ne, 4223* 4544. — Mercin-et-Vaux , 4243-4527. - Saconin, 4240- 4526. -* Ressons-le-Long, 4483-4551.

Le troisième document se compose des titres originaux d'acquisitions, des arpentages , des obligations à surcens et des baux remontant seulement à la première moitié du xvP siècle. ^

lo JeqnisUions. — Censé de Beauregard. — Ferme des

nos monastères les touchants récits des veilles, des austérités , des vicissitudes de leurs nombreux habitants ; et nous trouverons, sans aucun doute, plus d'enseignements sérieux et utiles dans quelques pages de leurs modestes archives que dans les plus volumineuses collections de certains savants. Croyez-nous, le passé doit être Tavant-garde , la boussole de l'avenir ; et toutes les fois que l'humanité a dédaigné ses leçons , c'est qu'elle n'a pas compris sa mission ni eu l'intelligence de ses besoins. Ce jour-là^ elle ne s'est pas seulement arrêtée dans sa marche, elle a rétrogradé. Prœteriios dies meditare et

Autoois. — Seigneurie de Chariy (1787), 1768-1787. — Mercin (pour l'ouverture de deux chemins), 1784-1788.

^Arpentage. — Ferme de la Malmaison, 1651-1690.— Laflfaux, 1782-1783. — Epargnemaille, 1724-1741. — Saconin, 1657-1667.

3<> Plans. — Ferme de Bousseuse, 1766. — Coupru, xviii<' siècle (délimitation du territoire).

4« Baux. — Acy, 1606-1783. — Aizy-Jou y, 1520-1785.

— Beaurepaire, 1677-1786. — Billy , 1612-1789. — Buzancy, 1635-1761. - Chacrise et Villeblain, 1509-1788.

— Chavignon, 1617-1778. — Chavigny, 1755. —Chevreuse, 1703-1758. — Chouy, 1609-1780. — Courmelles, 1562-1787. — Corcy , 1631-1783. — Crouy, 1646-1787.

— Guny, 1714-1719. — Lafifaux, 1587-1775.— Louâlre, 1718. — Mercin, 1606-1785. -- Molincharl, 1786-1789.

— Nadon (Loùâtre), 170M758.— Nanleuil-la-Fosse.1654- 1788. — Peniant, 1757. — Ressons-le-Long, 1626-1787.

— Saconin, 1599-1788. — Sancy, 1722-1758. — Septmonts, 1680-1757. — Soissons, 1551-1788. — Urcel, 1666-1789. — Vauxaillon, 1674-1749. — Vignolles, 1718- 1778. — Villeneuve, 1650-1790. — Vregny, 1656-1768.

5° Obligations à surcens. — Acy, 1663-1785. — Aizy- Jouy, 1714-1789. — Ambleny, 1769. -^ Bassevelle, 1784.

parUcula boni diei non te prœlereat. Cette parole sera toujours vraie dans la vie spirituelle comme dans la vie matérielle des peuples et des individus, dansThistoire, dans les arts, dans les entreprises de tout genre, comme dans la conduite et le fort de la conscience!

SAVOIR, c'est PRÉVOIH.

— Billy , 1665-1782. — Chacrise, 1688-1755, — Chavignon, 1719-1782. — Corcy, 1741-i783. — Courmelles, 1651-17^. — Cuffies, 1740-1780. — Epargnemaille, 1731-1755. — Mercin, 1655^1752. — Puisieux, 1742.

— Ressons-le-Long, 1705-1746. — Saconin, 1653-1770.

— Soissons, 1562-1772. — Vaudesson, 1720-1772. — Vignolles, 1599-1778. — Vregny, 1743-1789 (i).

Ces titres, répartis entre plus de cinquante localités différentes, s'élèvent à plus de mille pièces originales, dont la plupart nous paraissent aujourd'hui sans intérêt ; mais qui, à un moment donné , peuvent devenir d'une certaine importance, soit en nous révélant des faits nouveaux pour le pays , soit en nous facilitant la solution de ces problèmes que l'histoire k)cale , en l'absence de preuves positives, cherche vainement à résoudre. *

(i) Nous devons à TobligeaDce de M^ Matton, archiviste, ces utiles renseignements. Nous sommes heureux de pouvoir hii témoigner ici notre profonde gralitude.

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