C-^Universi/'ag BIBLICTHcCA
« François et à Notre-Dame des Victoires s'est fait « remarquer par un talent précieux d'organisation « qui développe le bien en l'affermissant in). Son zèle « infatigable lui faisait habituellement prolonger, bien « avant dans la nuit, ses veilles au confessionnal.
« Il semble même, disait M. l'Archidiacre, dont « nous croyons reproduire ici les paroles textuelles, « il semble que Dieu, qui tire le bien du mal, ait « permis que des jours lugubres se levassent sur « notre pauvre France pour montrer tout ce qu'il v « avait de dévouement, de zèle et de charité dans le
« cœur de ce prêtre Alors on l'entendit et on le vit
« à l'œuvre pendant plus de quarante jours. \'ous « savez comment il s'est appliqué à sauvegarder l'é- « glise de Notre-Dame des Victoires et comment il a « préservé de la profanation la statue précieuse, limage « bénie de la Vierge Marie. Je ne saurais oublier la « douce consolation que cette nouvelle nous apporta « en prison, quand, dans la sinistre cour de la « Roquette, il nous fut donné de convers"er avec « quelques-uns de nos confrères et que M. Amodru « nous raconta comment, en présence de cette troupe « forcenée, il n'avait demandé qu'une faveur : Vous « vove^ cette statue, disait-il, elle est vénérée du monde « entier : je ne sortirai pas d'ici que vous ne m'a^•e•:[ « promis de ne pas la briser et de la respecter. Je « vous le demande et pour vous et pour moi. Compre- « nc!^ bien ce que je vous dis... ».
{>() Nous soulignons ce passage parce qu'il roiiticiit la ri'poiise à certaines attaipies donl noire ami fi't l'objet.
J. J. L. HxiUiÈs.
« Cette héroïque apostrophe était celle d'un prêtre « intelligent, ami de sort devoir et dévoué à la sainte « Vierge. Il semble que cette parole se soit imposée à « ces hommes sans frein, ni loi. (La statue est restée « debout parmi tant de ruines). Aussi, mes frères. « dès ce jour, M. Amodru est devenu l'apôtre spécial « de la Sainte Vierge et, en l'envoyant parmi vous, ^s nous lui donnons pour mission particulière de « s'efforcer de relever le pèlerinage de Notre-Dame « des Vertus (o ».
« M. l'abbé Bayle a conclu en donnant à M. le curé ï assurance prophétique du prolongement des succès de son apostolat dans sa nouvelle mission. »
Tel est, mon bien cher frère, le récit de la Semaine Religieuse de Paris.
Vous connaissez, mieux que personne, les graves motifs qui m'obligent à vous conserver ce document.
Il resterait à savoir si l'assurance prophétique donnée par M. Bayle, vicaire-général. Archidiacre de St-Denis, se trouva vraiment réalisée.
C'est là le côté le plus intéressant, mon bien cher frère, parce qu'il touche au salut des âmes et fait ressortir la bonté divine.
(c) J "étais présent quand ce discours lut prononcé du haut de la chaire de Notre-Dame des Vertus, et j'en fus profondément ému. Une pieuse et nombreuse multitude l'entendit comme moi et éprouva le même sentiment.
La citation que nous reproduisons a été sténographiée et impiimée en 1872.
En face de ces accusations multipliées et d'une dénonciation formelle dont le principal auteur était connu de l'abbé François, nous avons voulu citer la parole authentique d'un vicaire-général de Paris que nous avons entendue. Elle restera.
M. l'abbé Pelgé, ari-hidiacre, dans son discours d'installation du successeur de M. Amodru, fit ressortir comment cette mis^ion donnée par M. Bayle avait été accomplie et combien ce même esprit d'organisation avait été utilisé à N.-D. des Vertus. {Univers, Il avril 1R86).
J.-J.-li. 1>AHC,É>.
Je crois qu'il faut d'abord vous rappeler quelques-unes des diflicullés que nous avons rencontrées.
Pour cela, nous n'avons qu'à transcrire deux pages d'un livre écrit avec science et talent, par un ami intime de l'auteur de Yllisloirc de X.-L). des \'icloires. (''est par là que commencera ma quatrième lettre.
Adieu, mon bien cher François, continuez à bien travailler pour la gloire de Dieu, mais soignez votre santé, je vous en supplie, selon les pressantes recommandations de notre cher Laurent.
Je vous embrasse.
Votre frère, L. A.
nmm m iii//(i-:j)iT(i/. m m\i
•îfip l9) 9io'in6 iir.l'j ^.s'iioJoiV afib •iixis.U-'i-iiu/i di bJni; I ,1T81 ixini tl -ij -no'tiib'iA'l al) ui^iir.ï no) ,?.si)'jtt'D <iA} M .'jldii'u.nàv al ,l-ioni m-, r. Ji^-'irA tiavrA î-îi tb fsn'ivAqmnxo ?orijil.onp i'niA) èlno^.è'iij'n ini liov uo'nj» inl'to laoLl .o'nà-i)
.9^£TVU0
f;l ,80)J9noO «oQ .M ob ■loierisn-.fi^ ,lBncdL) .11 bb aJinJ'ii ul J^à'iqu ,b'ii;J hdI'I .o'id'ijcin na 39 ollsd aolq oiJui; onu laq tiàsjilqms'i lui iioimimtno'i 9b oldat i-ah 9mj.(l-9-iJoy. 9b bjjjiil /■ sèJuoqj-ninJ oiJ-ixîq iiâ loi allô /imisianj;'! i; InisuO oh ilqsffîol .8 ob alloqiido r,I cas-b oàjiîlq oiJi^ij 119 J9 ,é;'i9illi vi'jdjiA h ,^ijJ'i9V .■i9illi;V-Jnii,8 9b «àiq JuoJ .')stJ-3ni/;*!l c .o'ujbIjbO £l 9b gb'iod i-.ol 'ina .aljî/ •loz'J'iJ nii 9ffiincy «èiàbianoi ]f.f) oldijT-yJuijiS 9JJ00 ,r',yf;il§'') znyb km Basil
.x«9iiiil9"i a-iiii'jviJOJ; ny odyh J9 JguJhiq? -gUlfiT yJJfiO i: noinriinxnoo 'jJiiii;» /J ii-/ri Jno asfriiïb i-i'jiJIim ab iioidnio^l
! 9JiiiB8 éôb ni*q 9I àndi'il^iJ) liiu { ,nl'i9V ybiurig ynub .'.u'iJO-iq ab naidiiioO
! H9S'iA.
£ -linav >;d/:h ,6'i9§ni>'iJ9 f.^aq b&l luoq ,r,hjB4 ab Ji£q on 9-ii£nnoi88iin nu «j;4
.9iniTi£8-JniB8 9I ihïlo ^,9iioJ:)i7 >!9b 9m<iQ-9"iJo/ an .ylnjîdri ab f.9'ivnso fiob àbnoî Ino .aljaia-imab nii «iuqab ,ivf xu93 Jil
S" •laianinmoo i{ «ungv ajGq gli-Jnog Vidàlào >fio) ^Jîq feli-ln9Jr,v/i'n .1"^'^ "f> ^-à^l'i^J'^^'" Icaïul inp K9Tl'Viq ?.9l J3 ! ald/iT ani'*.ifi aUa'i k ailnhfidsuil atnic8 ni ànnoli la aaili-i-xig-)^ al ! aannaîq èoniK ^^al •luoq •lingvuoj; ailnh lauf,» ntov-/a f;'ifJ90 . ^ab .^.lnV ab ilqagol-J^ i; Ja «nJ-iaY «ab .Cl-.l^ /; ,iKgo£ a { Il il i/c 'J iib galdfiJflami;! >!99n'ifJoi ^a:» tnubnaq ^àutlo-Kj la ^.ôriacnr, 110 aàahd
.iTMl icrri
AI TEL l»E \OTIiE-ll\\lH m VlfTOlRÏS
Le 17 mai 1871, laiitol (U- NoUe-Dame des Victoires était eni-ore tel qup lavait laissé, à sa mort, ievén.'rable M. Dos G^nettes, ton laleiir de rAi-chieonfi'éric. C'est celui qn'oQ voit ici représenté dans quelques exemplaires de cet ouvrage.
Plus tard, après la retraite de M. Chanal, successeur de M. Des Genettes, la table de communion fut remplacée par une autre plus belle et en marbre. Quant à l'ancienne, elle fut en partie transportée à l'autel de Notre-Dame des Vertus, à Aubervilliers, et eu partie placée dans la chapelle de S. Joseph de Vais, sur les bords de la Galaure, à Saint-Uze, tout près de S.iint-Vallier.
Dans ces deux églises, cette Sainte-Table est considérée comme un trésor spirituel et riche en souvenirs religieux.
Combien de milliers d'aines ont reçu la sainte communion à cette Table- Sainte !
Combien de prêtres, d'une grande vertu, y ont distribué le pain des Anges !
Pas un missionnaire ne part de Paris, pour les pays étrangers, sans venir à Notre-Dame des Victoires offrir le Saint-Sacrifice.
Et ceux qui, depuis un demi-siècle, ont fondé des œuvres de charité, ne sont-ils pas venus y communier ?
Et les prêtres qui furent martyrisés eu 1871, n'avaicnt-ils pas tous célébré le St-Sacrifice et donné la Sainte Eucharistie à cette même Table ! Quel rii;he souvenir pour les âmes pieuses !
11 y a aussi, à N.-D. des Vertus et à St-Joseph de Vais, des cœurs ex-voto brisés ou arrachés et profanés pendant ces journées lamentables du 17 au 24 mai 1871.
Dinii Parisiis mens haccluin-liir hnnenda animonim et renim perlurbalio. iniUuni' polliiluni »-st. simulfjHf omnin in hoc mci-llo perniixla ac lemerata. (Offic. Pfiiisiemie iinntac. cordifi B. M. V.)