DEUXIÈME PARTIE G
Et son àme fut satisfaite lorsqu'elie vit l'anxiété douloureuse de Gabriel lorsque, le lendemain, les persiennes n'étaient pas fleuries.
Non vue, elle guetta l'inquiétude qu'elle avait fait naitre dans le cœur du jeune homme et son front soucieux, d'un blanc mat, derrière la vitre.
Elle aima ses yeux tristes qui avaient des mélancolies.
Et lorsqu'il eut joué, prise aux rythmes obsesseurs, elle se laissa surprendre.
\ nouveau elle envoya des roses et tout le ji^iir elle parut s'assagir, préoccupée.
Et Katc, la vieille Miss, se ressouvenait des colères passées qui agitèrent à tous les vents sa pauvre tète de guenon craintive.
Par avance, soumise à toutes les volontés, elle attendait, résignée, le réveil qu'elle présumait plus terrible devant le silence plus inquiétant de sa jeune maîtresse.
Elle se disait que les marées et les bourrasques les plus grandes ont ainsi de ces accalmies soudainement trompeuses qui ne font parfois que redoubler l'effort de la tempête.
(yS NOTRE-DAME- DES-VOLUPTÉS-SANS-NOMBRK
Minutes de mortelles angoisses oii tout se tait, les flots fuyant, vaincus. Mais,- tout à coup, n'ayant fui que pour mieux bondir, dans un suprême élan, lia se précipitent en hurlant, Titans escaladeurs de grève, sur les rocs impassibles.
Sou œil atone papillotait, cl sur sa face de guenon passaient des résignalions fatalistes.
Maud regardait le crépuscule qui tombait, lentement, sur la ville, et les minces traînées (le soleil mourant, par plaques sur le mur et sur les vitres qui étincelaient.
Sa main chifl*onnait la mousseline claire des rideaux qu'elle écartait pour mieux voir.
Tout à coup elle se retourna si brusquement, ([ue Kate sursauta dans son fauteuil en poussant un petit cri.
— Il ne viendrait jamais, iil Maud, comnic si elle eût achevé tout haut son rôve, alors j'irai.
Elle coiffa sa chevelure d'une toute petite loque de velours noir, oîi s'abritaient deux ailes do colombe.
Elle jeta sur ses épaules une écharpc soyeuse, puis :