‹ Notre jeunesseChapitre 31 sur 135 · ACTE PIIIÎMILH · texte numérisé non relu

ACTE PIIIÎMILH

CHARTIER, lui prenant 1(

Mais son... mais non... j'étais m&me loin de supposer...

LUCIENNE

Ma mère avait la conviction que vous éliez au courant.

Ali! je comprends, maintenant... ce que...

Bon!... Encore une question et ne vous en offusquez pas, quoiqu'elle soit un peu délicate... Comment votre mère vous a-t elle raconté?.,. Oui... que vous a-t-elle dit?

Oh! Elle m'a dit la vérité... elle me l'a dite peu à peu, à mesure que je grandissais et que j'élais en état de la comprendre... Mais elle me l'a dite tout entière... Vous pensez bien, Monsieur, qu'entre une mère et une fille vivant comme nous vivions, étant tout l'une pour l'autre, il ne pouvait gui're y avoir de secrets... Je sais donc que ma mère avait un

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ami, que cet ami Ta quittée pour se marier; et que, par conséquent, je suis une enfant naturelle... Et je vais pcut-èlre môme vous paraître bien orgueilleuse, mais je n'éprouve aucune honte d'ôlre une enfant naturelle.

CHARTIER

Mais vous avez bien raison!

LUCIKNNE

Et je sens même, quoique je ne connaisse pas beaucoup la vie, je sens môme que ça doit être moins grave aujourd'hui, moins pénible, moins douloureux que ça Tétait autrefois.

CHARTIER

Oui... oui...

LUCIENNE. '

En tout cas, ma situation est bien simple...

Je n'ai pas de famille, je ne dois compter sur personne, et il faut que je me débrouille toute seule dans l'existence — honnêtement bien entendu.

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