‹ Notre jeunesseChapitre 68 sur 135 · ACTE DEL'XILilE i · texte numérisé non relu

ACTE DEL'XILilE i

dcsolé d'éljranler hi sympulhie que vous sembloz avoir pour celle personne.

LAtRE

Elle esl grande, je l'avoue.

WO.NSIEUR BRIAKT

Et raérUée, j'en suis convaincu. Il surfit d'ailleurs, aujourd'hui — cl je leconslale sans en être le moins du monde Iroubié, croyez-le bien — il suffit qu'un enfant soil naturel pour se voir l'objel de la sympathie générale, comme il futfit qu'une femme ne soit pas légitime pour être immédiulemenl entourée du respect universel... Que les femmes et les enfants li'gitimes ne se lo dissimulent pas, ils sont en Irain de passer un mauvais quart d'hcui'e!

Vous trouvez donc mauvais, Monsieur BrianI, que le préjugé sur les enfauls naturels ait à peu près complètement disparu ï

MONSIEUR IlRIANT

Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste. Ce qui me paraît le plus prodigieusement admirable à notre époque, c'est de voir des personnes «fautant de bon sens et d'aussi bonne famille bourgeoise que vous, par exemple, chère Madame, ne pas se douter de l'endroit oîi on les mène, ilcureusement que je ne serai plus là quand on y arrivera.

LAURE

Oh! moi, cherMonsieur Briant, je n'y mets pas tant de raisonnement, ni de malice. Je ne sais pas où va la société, mais le savezvous bien vous-même? Je me borne à agir le mieux que je peux. Et je juge les gens, non d'après la situation, la caste ou la fortune, mais d'après leurs sentiments et leur CDnduile.

MONSIEUR BRIANT

Eh bien! et vous Chartier?

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