‹ Notre jeunesseChapitre 75 sur 135 · ACTE TItOISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TItOISIÈME

donc tranquillement et le plus tût possible.

D'autant plus que dans le courrier de ce matin, je trouve d'assez mauvaises nouvelles de là-bas...

LUCIEN

De l'usine ?

MONSIEUR BRIANT

Bruits de grève... réclamations... Ma présence est nécessaire. En tout cas, moi je pars.

LUCIEN

Et je vous accompagne, comme vous pensez,. , Ah 1 il ne manquerail plus qu'une grève !...

MONSIEUR BRIANT

Ne nous dissimulons pas que nous l'aurons un jour ou l'autre.

LUCIEN

Quelle existence ! Et quel avenir 1

UONSlEUlt BRIANT

Ah! ahl... nous en verrons de belles I

LUCIEN

La seule chose qui me chagrine dans ce départ, c'est que j'avais promis à Hélène un mois de vacances... Je ne sais pas comment lui annoncer...

MONSIEUR BRIANT

Veux- tu que je m'en charge? Elle n^est pas encore sortie ?

LUCIEN

Pas encore... Je suis sûre que ça va la contrarier.

MONSIEUR BRIANT

Tâche donc de prendre sur ta femme un peu plus d'autorité. C'est un conseil que je te donne en passant, il n'est pas mauvais.

LUCIEN

Eh ! que voulez- vous ? L'idée de causer à Hélène la plus petite déception est une chose qui m'épouvante... Avec vous, mon père, Hélène est tout pour moi.

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