ACTE TItOISIÈME
donc tranquillement et le plus tût possible.
D'autant plus que dans le courrier de ce matin, je trouve d'assez mauvaises nouvelles de là-bas...
LUCIEN
De l'usine ?
MONSIEUR BRIANT
Bruits de grève... réclamations... Ma présence est nécessaire. En tout cas, moi je pars.
LUCIEN
Et je vous accompagne, comme vous pensez,. , Ah 1 il ne manquerail plus qu'une grève !...
MONSIEUR BRIANT
Ne nous dissimulons pas que nous l'aurons un jour ou l'autre.
LUCIEN
Quelle existence ! Et quel avenir 1
UONSlEUlt BRIANT
Ah! ahl... nous en verrons de belles I
LUCIEN
La seule chose qui me chagrine dans ce départ, c'est que j'avais promis à Hélène un mois de vacances... Je ne sais pas comment lui annoncer...
MONSIEUR BRIANT
Veux- tu que je m'en charge? Elle n^est pas encore sortie ?
LUCIEN
Pas encore... Je suis sûre que ça va la contrarier.
MONSIEUR BRIANT
Tâche donc de prendre sur ta femme un peu plus d'autorité. C'est un conseil que je te donne en passant, il n'est pas mauvais.
LUCIEN
Eh ! que voulez- vous ? L'idée de causer à Hélène la plus petite déception est une chose qui m'épouvante... Avec vous, mon père, Hélène est tout pour moi.