‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 102 sur 144 · SCENE VIII HÉLÈNE, LUCIENNE · texte numérisé non relu

SCENE VIII HÉLÈNE, LUCIENNE

HÉLÈNE, nn peu embarrassée d'abord et hésitante.

Madame de Roine vient en effet de me parler de vous comme d'une personne tout à fait sympathique et digne d'intérêt.

LUCIENNE

Oh ! elle s'est montrée avec moi d'une bonté

admirable, et si délicate !...

HÉLÈNE

Vous la connaissez depuis longtemps?...

LUCIENNE

Mais non. Madame. Madame de Roine ne vous a donc pas expliqué?...

HÉLÈNE

Si!... si!... je n'y pensais plu».

gère ne vous effraye pas un peu?... Voyons, soyez franche.

LUCIENNE

Je serai très franche, oui, Madame. Tout à rheure, en songeant à celte présentation, j'étais navrée, si navrée que je me suis mise à sangloter toute seule et que j'élais très décidée à refuser sous un prétexte quelconque...

et à m'en aller à l'aventure... où? je n'en sais rion, c'est laque la difficulté aurait commencé...

HÉLÈNE, souriant.

Et maintenant?...

LUCIENNE

Et maintenant, Madame, que je vous ai vue, je m'aperçois que j'étais folle avec mes imaginations, et je serais désolée, au contraire, si pour une raison ou pour une autrQ vous ne vouliez pas de moi.

HÉLÈNE

Je VOUS plais... alors?

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