‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 124 sur 144 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

CHARTIER

Vous êtes toujours décidé à partir aujourd'hui, Monsieur Briant?

MONSIEUR BRIANT

Toujours. Je viens d'envoyer une dépêche

annonçant mon arrivée. (S'asseyant sur le canapé.)

Et alors, cher Monsieur Chartier, vous êtes navré de ce qui se passe, je le sais.

Je regrette infiniment d*en avoir été le témoin et même indirectement la cause, voilà tout. Je n'ai pas à m'occuper du reste.

MONSIEUR BRIANT

Vous jugez ma conduite, j'en suis sûr, avec la dernière sévérité?

CHARTIER, poliment.

Je ne me le permettrais pas...

MONSIEUR BRIANT

Et parce que je refuse Tentrée de mon

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foyer à une jeune personne se disant la fille naturelle de mon fils, vous me tenez pour un barbare, un être imbu des plus sots préjugés et indigne de vivre à une époque aussi raffinée que la nôtre?

CIIARTIER, mémo ton.

Ne croyez pas cela.

, MONSIEUR BRIANT

Et vous trouvez admirable au contraire, la conduite de ma belle-fille?

CUARTIER

Je l'avoue.

MONSIEUR BRTANT

Vous ôtcs d'ailleurs fort logique, il faut en convenir, car tout ce qui tend à ruiner notre ancienne conception de la famille, vous apparaît comme le comble de la civilisation. Hier, à table, entre autres anecdotes, ne racontiezvous pas, et avec quelle émotion sincère, l'histoire de ce monsieur, un de vos amis^qui, étant malade, avait vu arriver à son chevet,

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