‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 126 sur 144 · ACTE QUÂTIUÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUÂTIUÈME

MONSIEUR BRIANT, à Charlier.

Ma belle-fille y mettra d'autant plus de zèle, que, m'ayant en sainte horreur, elle ne songe qu'à se débarrasser de ma présence... et vous ne supposez pas que mon fils soit d'un tempérament à résister à sa femme plus d'une heure ou deux. N'ayez donc pas d'inquiétude, cher Monsieur Chartier, pour la jeune fille à laquelle vous portez tant d'intérêt: elle prendra ma place, et ainsi sera satisfait votre idéal de la morale et de la famille.

LUCIEN

Vous verrez, mon père que, vous vous trompez étrangement.

MONSIEUR BRIANT, haussant les épaules.

Tu résisteras à ta femme?

LUCIEN, sans énergie.

Oui.

MONSIEUR BRIANT

Tu lui imposeras ta volonté... toi?... Ne

t'illusionne pas, mon garçon, et préparc-loî à le soumettre, tu n'es pas de taille.

LUCIEN

Vous le verrez, mon père.

MONSIEUR BRIANT, dvec mépris. .

Ah! ah! mon pauvre ami!... Tiens! je vais le dire, moi, ce que tu vas faire.

LUCIEN

Par exemple!

Et ce qu'il y a de plus fort, c'est que tu ne t'en doutes pas!... C'est tout à fait réjouis-^ sant!

LUCIEN

Et que vais-je faire?

MONSIEUR BRIANT '

D'abord, tu vas prendre ta fille avec toi, pour faire plaisir à Chartier. Mais ceci n'est rien...

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