ACTE QUATRIÈME
LUCIEN
Rien.
Enfin, ce sera très gai.
LUCIEN, se contenant.
Alors, tu ne partiras que demain?
HÉLÈNE, ayant Tair de chercher.
Demain?
LUCIEN
Oui?
HÉLÈNE
Oh ! ce ne sera pas possible non plus. . . Il est indispensable que je reste encore quelque temps à Trouville pour m'occuper avec Madame de Roine de cette jeune fille dont je t'ai parlé ce matin... Tu te rappelles...? Je l'avais fait naïvement, moi, parce que je m'imaginais que c'était ta fille... Maintenant, tu m'affirmes que ce n'est plus ta fille, je ne t'en parlerai donc plus. Ce n'en est pas moins une personne à
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laquelle je m'intéresse et qui a besoin de travailler pour vivre. Tu n'as pas la prétention d'empôcher que je m'intéresse à quelqu'un, n'est-ce pas? Alors, dès que je lui aurai trouvé une place, nous causerons du départ.
LUCIEN
Je lui ai offert mieux qu'une place. Je lui ai offert de l'argent, une pension sa vie durant.
A quel titre...? Un dernier mot, Lucien, et ( etlc fois-ci sur un ton plus sérieux. Je ne veux [)lus vivre comme je Tai fait jusqu'à pré- ?(Mit, sous la tyrannie exclusive et dans l'ombwî d(^ ton père. Je ne veux plus d'une existence de soumission, sans air, sans lumière et sans gaieté. Je finirais par y user mes nerfs et y perdre la lele, et un beau jour je quitterais la maison et j'irais tout droit devant moi, ce qui serait un scandale beaucoup plus grand que d'adopter une enfant naturelle. (Désignant la droite.) Je suis là, avec Lucienne. Réfléchis et ne m'appelle que pour me dire quelque chose de net et de décisif. Il me reste assez