‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 141 sur 144 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

(Sur un geste de Lucien.) Oui... oui... je comprends... nous venons, pendant une minute, de ne plus penser à ton père... Eli bien!

Lucien, dis-lui ceci, dis-lui bien ceci de ma part... S'il veut accepter la situation, je redeviendrai pour lui la fille la plus docile que je pourrai... je...

LUCIEN, rinterrompant.

Mon père! Accepter la situation!... Ah! on voit bien que tu ne le connais pas!...

HÉLÈNE

Tu vas trop loin!...

Il faut perdre cet espoir-là!... va!... Si tu l'avais entendu tout à l'heure devant Charli(?r... oui... devant Charlier... Il a été extraordinaire... Tu sais qu'il parle souvent avec une espèce d'ironie... Gomment dirai-je...

d'ironie...

HÉLÈNE

Agaçante...

LUCIEN

Non... non... pas agaçante... Non... supérieure... supérieure, mais blessante quelquefois... Enfin, il s'amusait à me faire d'ironiques pronostics sur Tavenir, il me voyait déjà n'osant pas rentrer à Besançon... vendant mon usine à Serquy... oui... oui... sans compter... sans compter... qu'il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour la vendre à Serquy, mon usine. Il m'en offre un prix que je ne rcb'ouvcrai jamais...

HÉLÈNE

LUCIEN

Et puis, ma chérie, sais-tu que depuis vingt ans, je n'ai pas pris un jour de*repos et que je travaille quinze heures par jour?...

HÉLÈNE

Je ne te le fais pas dire...

Sais-tu que je suis las..., très las...

(11 s'assied.)

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