‹ Notre jeunesse...: comédie en quatre actesChapitre 21 sur 144 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LUCIEN

En cent fois plus grand...

CIIARTIER, à Monsieur Briant.

Tenez, en voilà un qui a une organisation de fer... C'est un pelil bonhomme de rien du tout... Eh bien! moi qui vous parle... je Tai vu autrefois...

Du temps que lu faisais la noce...

CHARTIER

Oui... il avait à peine vingt ans à ce moraent-là... il est beaucoup plus jeune que nous... Je Tai vu se coucher à cinq heures du matin, dormir une heure, être à six heures et demie au bureau où son père l'attendait, travailler jusqu'à midi... déjeuner... redormir une demi-heure et travailler jusqu'au soir... Et depuis la mort du père Serquy, il conduit tout seul une affaire colossale... ce qui ne Tempèche pas de passer un mois par an à

40 NOTUE JEUNESSE

Trouville, quinze jours à Aix-les-Bains, trois semaines dans le Midi, d'aller en automne chasser en Ecosse, de jouer, de souper...

MONSIEUR BRIANT

Oui, c'est l'industriel fôtard, une des merveilles de rinduslrie contemporaine. Mais il est probable que si le père Serquy avait vécu comme son fils, il n'aurait pas fondé la maison colossale que ce jeune homme dirige en soupant et en allant chasser en Ecosse.

CHARTIER

Mais ça ne l'empecljc pas d'être très sérieux... Je suis sûr qu'il vous plaira beaucoup... (Regardant par la baie.) Ah! le VOici qui

arrive par la côte... avec Madame de Bernac

(Se retournant vers Monsieur Briant.) J'allais oublier

de vous dire que nous dînions avec Madame de Bernac, sa cousine...

Ahl

If^T"

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