‹ Notre jeunesse et l'ère nouvelle [microforme]Chapitre 22 sur 24 · PLUTARQUE · texte numérisé non relu

PLUTARQUE

La mère et les amis de son fils. — Pour préserver son fils de la mauvaise société, une mère saura sacrifier ses goûts ,ses habitudes les plus chères ; elle rendra son intérieur aussi gai que possible, afia qu’il s’y plaise : elle fera bon accueil aux amis de son fils, attirera de jolies et vertueuses jeunes filles, des femmes aima.

les et distinguées.

Louise D’ALQ.

Voici maintenant les préceptes et les conseils de M. Paul Doumer à ses fils ; puissent-ils être aussi utiles à tous les fils de notre province :

Sache vouloir,

Fais ce que dois.

Sois courageux, physiquement et moralement.

Sache agir, deviens homme d’action pour développer en toi les forces du corps et de l’âme, pour assurer ton succès dans la vie.

Sois actif, laborieux, donne au travail le meilleur de ton

ce.

Sois discipliné.

N'hésite pas à témoigner le respect dû aux personnes et aux choses respectables.

Sauvegarde toujours la dignité de ta vie.

Aime la vérité ; sois, en toutes Choses, vrai, simple et naturel.

Sois sincère et franc, loyal et droit.

Sois modéré, discret, réservé, modeste.

Sois ordonné et appliqué, sobre et frugal, courtois et aimable.

Sois juste et sois probe.

Sois bon bienveillant, fraternel.

Défends jalousement ta liberté, respecte la liberté d'autrui.

Sois tolérant. Garde fermement ta foi ou ta conviction, mais admets qu’on ait une foi ou une conviction différente. Ne fais

rien, ne dis rien qui puisse blesser la croyance d'un autre homme; c'est chose intime de la conscience humaine, si délicate qu'on la froisse en l'effleurant.

Forme ta raison et ton intelligence par l'étude ; dirige et règle ton imagination. ; : ue Par la fermeté de ton caractère et la noblesse de tes sentiments, assure à ton corps la santé et la beauté.

A tout âge, en toute situation, aime, respecte et honore ceux qui t'ont donné le jour.

Reste uni par l'affection et le dévouement à tes parents de tous dégrés.

Sois pénétré de l'esprit de famille, acquiers avec le respect profond de la femme, les qualités et les vertus qui ne se trouvent qu’au foyer.

Garde-toi de la débauche, des plaisirs grossiers et dégradants.

Conserve ta jeunesse, la fraîcheur de tes sentiments, ta santé et ta dignité.

Sache aimer. Que l'amour et la raison te dirigent dans le choix de la compagne de ta vie. :

Recherche, dans la jeune fille qui sera tienne, la droiture, la bonté, la santé morale et la santé physique qui font la beauté.

Marie-toi dès que tu le peux, fonde une famille, crée un foyer. C'est le devoir humain et le devoir social, c’est aussi le bonheur.

Travaille pour ta famille. Fais-lui une vie matérielle aussi douce que tu le pourras ; mais fais-luj surtout une vie morale, noble et belle, que rien de ou de malsain n’effleure jamais.

Donne à la Société et à la Nation les enfants dont elle a besoin. Flève-les pour elles et non pour toi.

Prépare tes fils à ressembler à l’homme de bien, de volonté et de courage que tu veux être toi-même, tes filles, à la femme accomplie que tu as désirée pour compagne. Vis la vie de famille. Aime ton foyer, attache-toi à le rendre agréable aux yeux et chaud au coeur.

Ouvre ta maison aux amis intimes et sûrs, mais ne l’ouvre qu’à eux.

Donne une part de tes loisirs aux distractions, aux plaisirs simples, aux jeux qui entretiennent la santé et la gaîté.

Acquiers les vertus civiques sans lesquelles les institutions républicaines ne sauraient subsister ; l'amour de la Patrie ; le

souci de l'intérêt public, le respect des lois ; l'attachement à la liberté, à la justice, à l'égalité ; le sentiment de la fraternité à l'égard de tes concitoyens,

Reste d'esprit assez libre, de caractère assez indépendant pour discerner, au-dessus des intérêts de parti, l'intérêt national, et faire tout fléchir devant lui,

Dans les luttes politiques, que le sentiment de la justice reste ton invariable guide.

Pénètre-toi de ce principe que, dans une Démocratie, les droits de tous sont 6 ux, mais qu'il n'en est ges de même des devoirs, et que la supériorité de l'intelligence, du savoir, de la fortune,

impose à qui en bénéficie des devoirs plus élevés et plus nombreux qu'aux autres hommes.

Sois jaloux de tes droits de citoyens et respectueux des droits d'autrui,

Use de ton autorité Pour qu’il soit fait des lois égales pour tous, pour qu’elles soient appliquées équitablement par une magistrature intègre et indépendante, par une administration impartiale, attachée au bien public, soustraite à l'influence des partis.

Aime et défends la liberté politique, le droit de parler et d'é. crire, de se réunir et de s'associer.

Sois également attaché au droit de travailler, de produire, d'acquérir, de posséder.

Dis-toi que, sans la p”priété individuelle, il ne serait dans la vie » i sécurité, ni liberté.

Efforce-toi de servir la science, d'aider à ses progrès et à ceux de l’industrie, de pousser l'Etat à s’y employer, convaincu que le bien venu de catte source est supérieur à tout autre.

Inspire-toi dans tes propres actes et, comme citoyen, dans la fondation des institutions nationales, du sentiment de la fraternité, de cette solidarité supérieure qui unit les hommes d’une même nati:n.

Sois bienfaisant et Charitable, secours dans la mesure de tes moyens, tout homme que la misère a abattu et qui ne peut se relever seul. ;

aux travailleurs qu’elles leur propre effort, des s à assurer la sécurité de

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