SATAN
Mais je vous pri, qui eût pensé cela ?
Isaac.
Or donc, mon père, il faut, comme je vois, Il faut mourir ! Las, mon Dieu, aide-moi !
[2. Zsaac : le mot compte pour deux syllabes seulement. — 2. Ennui : complément direct de laissant, a le sens très fort de tourment, désespoir, — 3, M'oc. cira, me tuera. — 4. Si est-ce que..…, il n’en est pas moins vrai. — 5. Servir à
Dieu : construction latine (servire Deo), dont on trouve encore quelques exem- » ples au xvn* siècle (dans le sens de : être le serviteur de...).]
[4. Merci, grâce (mercedem). — 2. Dans les deux rimes devois et voix le son oi se prononçait oué. — 8. Il s'adresse à son père. — 4. Trop, beaucoup. — 5. La départie, la séparation]
Adieu vous dis, la clarté de ce monde.
Me donnera trop “ mieux que je ne laisse.
LE XVIe SIÈCLE
Mon Dieu, mon Dieu, renforce moi le cœur ! > Rends-moi, mon Dies sur moi-même vainqueur te Liez, frappez, brülez, je suis tout prêt D’ éndutée tout, mon Dieu, puisqu'il te plait.
ABRAHAM
À, a, a, a, et qu'est-ce, et qu'est ceci !
Mens o Dieu, par ta merci.
Isaac.
Seigneur, tu m'as et créé et forgé, Tu m'as, Seigneur, sur la terre logé, Tu m'as donné ta sainte connaissance, Mais je ne t'ai porté obéissance Telle, Seigneur, que porter je devois?. = Ce que te prie, hélas, à haute voix | Me pardonner. Et à vous, mon seigneur ?, Si je n'ai fait toujours autant d'honneur Que méritait votre douceur tant grande, Très humblement pardon vous en demande.
Quant à ma mère, hélas, elle est absente.
Veuille, mon Dieu, par ta faveur présente, La préserver et garder tellement, Qu'elle ne soit troublée aucunement,
(Ici est bandé Isaac.) Las ! je m'en vais en une nuit profonde ; ;
Mais je suis sûr que de Dieu la promesse
Je suis tout prêt, mon père, me voilà.