Dans forz le z — ts
3. Quelques traces de la déclinaison du deuxième type se retrouvent dans les mots grand'mère, grand'route.…, où l'apostrophe a été ajoutée pour remplacer
un e que l'on a cru à tort éhdé,
d’oil et les dialectes de la langue d’oc (ainsi nommés d’ après Fe façon. |
dont on exprimait l’affirmation : oùl (de hoc ille) dans le Nord, oc (de hoc).
dans le Midi. La France, du point de vue linguistique, était Fee divisée
en deux grandes régions, que séparait une ligne passant à peu près par Bordeaux, Limoges, Montluçon, Clermont-Ferrand, Tournon, Grenoble.
Les principaux dialectes de la langue d’oc és le languedocien, le
provençal, le dauphinois, le lyonnais, l’auvergnat, le limousin, le gascon.
Ceux de la langue d’oïl étaient le normand, le picard, lé bourguignon, …
le poitevin, le français (dialecte de l’Ile-de-France). Ce dernier a fini par supplanter tous les autres. D'abord à la suite de la guerre des Albigeois (au xrrre siècle), qui ruine la civilisation méri=
dionale (voir p. 6r, note 3), les dialectes de la langue d’oc cessent d'être
employés par les écrivains pour devenir de simples patois, parlés et non écrits !. Quant aux dialectes de la langue d’oïl, ils durent peu à peu
s’incliner devant la suprématie que les événements politiques donnèrent.
au dialecte français ; à mesure que les seigneurs de l’Ile-de-France éten= « dirent leur autorité par la conquête de provinces nouvelles, ils y répan-…
dirent la langue française, dont l’emploi se généralisa dans notre pays:
Dès le xrri° siècle le français étend même son influence à l'étranger. …
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Des Italiens l’emploient dans leurs écrits: en 1298, dans une prison génoise, le Vénitien Marco Polo dictait en roman le récit de ses voyages
en Tartarie et en Chine ; et en 126 le Florentin Brunetto Latini se
justifiait ainsi d’avoir écrit en roman Li Livres dou Tresor: « Et se aucuns
(si quelqu'un) demandoit por quoi cist (ce) livres est escriz en romans,
selonc le HiBREe des François, puisque nos somes Ytaliens, ; je diroie que ce est por .1j.? raisons : l’une, car nos somes en France ; et l’autre porce
que la parleure (le parler) est plus delitable (délectable) et plus commune
à toutes gens. » Le français n’est pas moins admiré et cultivé au moyen âge en Angleterre et en Allemagne. Et les Croisades, auxquelles les Français prirent une si grande part, répandirent notre ltghe en Orient.