‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 267 sur 532 · STANCES DU MARQUIS · texte numérisé non relu

STANCES DU MARQUIS

F [Dans son poème Le mauvais poële J.-F. Sarrazin (1603-1654) raconte qu'un 2 ue allant à la messe, il rencontre un marquis bel esprit, qui le fait monter dans son carrosse et, pendant le trajet, lui récite sa dernière production.]

Etes-vous un soleil, bel astre de ma vie?

Vos yeux comme les siens embrasent l'horizon :

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[4. C’est le 19 mai de cette même année 1643 que Condé avait remporté sur s. . les Espagnols la victoire de Rocroi. — 2, Au second Cv 3 ral Here : de Rambouillet]

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LES SALONS ET LA PRÉCIOSITÉ Al

Mais par votre inconstance on a juste raison De vous dire une lune, adorable Silvie ;

Ainsi je doute encore, bel objet non pareil, Si je vous dois nommer la lune ou le soleil ?

Vos lèvres de corail et vos joués ! pourprines ? Vous font être une rose, aimable et douce fleur ; Mais quoi? votre rigueur, cause de mon malheur, Vous compare au rosier qui porte des épines ; Ainsi je doute encore, source de mon brasier,

Si je vous dois nommer la rose ou le rosier ?

Enfin vous êtes feu, vous êtes enfin onde,

Rocher où l’on se perd, très agréable port ;

Et, pour conclusion, arbitre de mon sort,

Mes vers vous nommeront par tous les coins du monde : Le rocher et le port, l'onde avec le brasier,

La lune et le soleil, la rose et le rosier !

(J.-F. Sarrasin.)

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