‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 106 sur 216 · BAINS DE DIANE — POLYCARPE · texte numérisé non relu

BAINS DE DIANE — POLYCARPE

les deux jumeaux de Latone méprisée. Jupiter l'avait changée en ce bloc de marbre sous lequel elle pleure encore :

Et lacrymis etiam nunc marmora manant.

N'est-ce pas au versant de l'Hermus, à Nymphio, que sont les deux stèles de Sésostris mentionnées par Hérodote? Et M. Vigouroux ne m'a pas dit : « Il faut marcher! » Décidément je n'y comprends plus rien, et, tout en m'asseyant à la table hospitalière de Smyrniotes très français , spirituels et aimables , comme leur fille et leur sœur d'Antioche, Mme Potton, je suis triste. Les gracieusetés de tous ne me font pas oublier que je suis mécontent de moi-même.

Nous sommes allés aux bains de Diane. Un homme mal élevé nous en a refusé l'entrée. Ce qu'il y a de certain, c'est que les déesses ne s'y baignent plus. Us sont transformés en une vulgaire papeterie. Le ruisseau limpide qui s'en échappe n'a jamais été le Mélès d'Homère.

Des filles de Saint -Vincent -de -Paul, que nous avons visitées, nous ont fait apprécier les œuvres dont elles s'occupent. C'est par un des chemins à travers lesquels notre landau nous promène, qu'au temps de Marc-Aurèle, Poly carpe lié sur un âne était conduit à Smyrne par les émissaires du proconsul Quadratus. L'Irénarque vint à passer, et, prenant l'évêque sur son char, il voulut le déterminer à immoler aux faux dieux et à ap-

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