‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 213 sur 216 · PIERRE ET PAUL · texte numérisé non relu

PIERRE ET PAUL

avait coulé leur sang, comme les pèlerins du moyen âge, mais sans avoir le mérite de leurs fatigues, nous sommes allés nous agenouiller sur leur glorieux tombeau. Là, dans toute l'effusion de notre âme, nous avons loué Dieu et chanté le Te Deum du retour. Nos cœurs s'exaltaient à l'envi dans une sainte reconnaissance et dans le SflBtiment très profond de l'immense grâce d'un si -utile et si heureux pèlerinage. Nous nous sentions l'un et l'autre plus forts pour les grandes luttes, et quand nous sommes descendus de la grande basilique, arrêtant nos regards sur l'obélisque qui rappelle à tous le triomphe de Jésus - Christ sur le monde païen , instinctivement notre main s'est levée vers la croix qui le surmonte, et nous nous sommes écriés : Christus vincit ! Christus régnât ! Christus imperat ! comme pour renouveler dans cette acclamation solennelle le vœu d'user notre vie et nos forces au service de Jésus-Christ, maître et joie de nos âmes, dans la défense de notre sainte mère l'Église.

Léon XIII , ce frêle et puissant vieillard qui du Vatican gouverne le monde, ce souffle suave qui devient à ses heures une voix terrible , cette flamme vacillante et prête à s'évanouir qui jette sans cesse la lumière partout, a bien voulu nous donner audience. L'auguste pontife, protecteur de la science et ami des prêtres laborieux , comme il me l'avait dit en une autre occasion, a été bon pour mon ami, ce qui m'a été particulièrement sensible. Il a daigné se souvenir de moi et encourager nos prochaines publications. En bénissant

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