Notre voyage aux pays bibliques
L'Évangile qui parle si fortement à Pâme, ne parti' que 1res insuffisamment aux yeux. Il exclut toutes ilesyant qui lit le livre divin t'arrête plus d'une foie pour se demandai mant lea yeux,
quels peuvent bien être ce» paya où les faits évangéliques se sont p est s, m droit. Le cadr
phique "ii se déroule une histoire n'eal pas indif) à l'intelligence même de '■'■tir lus!
ironie an* à Va :./ reth dans un atelier d itier.
nmeni vivent et l les charpentiers qui y s,, ni encore? Il a fait det (iiijcs i ■ Nalm, à Capharnaùm patrie,
à Beth furent ces ui
t-il quelque trace? Il a prêché su,- les ' lac de
arelh, il a été bercé sur ses flots, il s tout-puissant au milieu de ses tempêtes. Comment est ce lac? Il -i erré sur les montagnes pour s'isoler de I* multitude, choisir ses apôtres et 1rs instruire • sont ces montagnes? Il a parle" du lys des champs et des oiseaux du louant /
Père. Qu'est-ce que ces lys et quels sont ces oiseaux ' En un mot tout ce qu'il a vu, mentionné, tout poudrions le voir, le rectum titre, le palper, af
DEDICACE
■aies
nous initier plus profondément à sa pensée et de mieux nous associer à sa vie. Je sais bien que l'imagination s'exerce et parvient à créer un milieu topographique idéal, mais celui-ci suffit-il à l'homme sérieux? Ne voudrait-il pas serrer de plus près la réalité? Qui de nous ne s'est dit : mieux que toutes les peintures de Raphaël ou de Murillo, les Nazaréennes modernes, par leur costume et leur type à part, me révéleraient à peu près ce que dut être physiquement la Vierge Marie, épouse de Joseph le charpentier? Les bateliers du Lac aux bras robustes, à la figure hâlée, à la. vie rude, sont plus aptes à nous représenter les apôtres que toutes les toiles d'André del Sarto ou de Léonard de Vinci. Je sais bien qu'en réalité, du Maître et des disciples, en Galilée, nous ne retrouverons absolument rien. Les siècles et les hommes y ont depuis longtemps effacé la trace de leurs pas. Mais, dans ces pays où rien ne change, ne peut-on plus, par analogie, reconstituer bien des choses? C'est la ce que nous voulons essayer. D'ailleurs, quand même celle reconstitution serait impossible, nous aurons toujours la joie de pouvoir dire : « Dans ce pli de terrain que Nazareth occupe encore au sommet des montagnes, je vais vivre quelques jours comme y vécut le Maître, buvant l'eau de la même fontaine, me brûlant au même soleil, me rafraîchissant a la même brise, courant sur les mêmes roches, m'asseyant au sommet des mêmes montagnes, admirant des anémones rouges en tout semblables à celles qu'il a admirées, observant les enfants qui jouent sur laplace publique et écoutant leurs chansons, comme il le faisait lui-même. « Sur la grève du lac où il a marché, parlé, prié, nous marcherons et nous louerons Dieu, nous aussi. Comme lui, nous dirons au batelier : « Prends le large! » et nous rêverons en regardant les collines rocheuses d Arbêle, deKherza ou d'Hippos, qu'il visita dans ses courses évangéliques. Noire œil cherchera le désert de Bethsaïde où il multiplia les pains, et se reposera au loin sur les cimes neigeuses de l'IIermon que tant de fois il contempla lui-même. Je sais bien que tout cela est
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à peine loucher le Maître par la frange du manteau; mais, si peu que ce soit, de ces choses extérieures, comme de la franrje de son tallith, il se déijaqera pour nos âmes quelques effluves de fui et d'amour. C'esl déjà un puissant motif <le nous mettre en roule.
Et quand nous aurons vu la Galilée, aurons-nous épuisé la série de Paya Bibliques? Won, assur<< L'histoire de la révélation divine réclame une qe phie sacrée qui embrasse non seulement les lieux où est né l'Evangile, mais ceux aussi qui furent le Ih de ses premières luttes et de ses triomphes dans le monde païen. Apres l'œuvre de Jésus-Christ, il y a l'œuvre des Apôtres, qui est aussi celle de Dieu, o féconde dont nous sommes le fruit immédiat. Qui l'àme sérieusement chrétienne qui n'a été passii par la physionomie de Paul de Tarse, l'homme uunt qui, après le Maître, a le plus fait pour l'a ment du , de Dieu dans l'humanité? Voir la
rille où il esi né, le chemin de D saisi par la main divine, Chypre, I I i,i Grèce, où il a prêché la Bonne Nouvelle, .sue marche a travers tous les obstacles, jusqu'à ce que, \pe, il lance l Eglise dans le véritable chemin de '< catholicité en la dirigeant vers Rome vénérer les sites célèbres, où lui et les attires dit parlèrent la langue de feu de l'Evangile, qui brûla le oieux monde et en i i oqua un nouveau : suivre pieusement le sillage lumineux nne l'Esprit-Sainl sur ces chemins de l'Orient, quand, inaugurant son règne, il se mit à répandre, sous toutes les fom grâce donnée par h ileste et achetée par i< /
crucifié, n'est-ce pas le complément nécessaire d'un vrai pèlerinage aux pays de la Révélalù
Jérusalem est bien le foyer 'I rtie J'éfl
(pu a embrasé le monde, mais Antioche est le point providentiel où l'étincelle s'est transformée en un die. Jésus est mort dans la capitale de I lestine, mais l'Église chrétienne, affranchie de la
gogue, est née à la liberté, a pris son nom. x ■ .
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DÉDICACE
essor, dans la métropole de la Syrie. Quels souvenirs à vénérer sur les bords de VOronle, au pied duSdpius Là, ont prêché, discuté, prié, Paul, Barnabe, Simon le Noir, Lucius de Cyrùne, Manahen, et tant d autres ouvriers évangéliques. Là, Pierre a exercé sa primauté, tout en acceptant, puisqu'elles étaient légitimes, les remontrances de ÏApôtrc des Gentils. Et Ephese celle seconde étape où iÉvangile commence d aborder le monde grec! Ephèse avec les souvenirs de 1 au, de Jean de la Très Sainte Vierge, de Madeleine, du diarre Philippe et de ses filles les prophétesses! Et Athènes et Corinthe, et Rome, où les Apôtres vont fonder l Eglise mère et maîtresse de toutes les autres en faisant des chrétiens jusque dans le palais des Césars! La route se dessine donc encore longue devant nous, et le pèlerinage s'annonce plein d'intéressantes stations. Logiquement c'est la seconde partie des Pays Bibliques, non moins importante et plus neuve que la première. Jusqu a présent, nous avions été surtout les pèlerins de l Ancien Testament, il faut le devenir du Nouveau. L étoile des Mages nous a conduits à Jérusalem par l Egypte, la voix d'En-Haut nous dit de ne pas retourner par le même chemin, mais de prendre la route qui nous conduira en Europe sur les traces du Saint-Esprit et de ses messagers.
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