ENTRE LE GARIZIM ET L'EBAL
quand il venait de Padan-Aram; là avait campé leur père Israël; là était venu leur frère, parti d'Hébron pour les chercher; et, comme il errait dans les champs, demandant des indications à tous ceux qu'il rencontrait, un homme lui dit : « Ils sont partis d'ici. J'ai entendu qu'ils disaient : « Allons à Dothaïn. » Salut à ces délicieux souvenirs de l'âge patriarcal et à ceux qui, après avoir été les héros de si émouvantes histoires, dorment maintenant sous l'herbe, à nos pieds ou dans le creux des rochers.
Le village de Bâlatah, où nous rejoignons nos montures, a de très belles eaux qui Be précipitent dans un largo canal soigneusement dalle et vont arroser les jardins. Elles Bont fraie) bonnes. Un peu plus loin, et toujours sur le chemin do Naplouse, Ain-Daphné, une autre magnifique source porte un nom et a peut-être des souvenirs absolument grecs. Puis le < îarizim et l'Ébal, qui marchaient parallèlement, présentent tout à coup l'un et l'autre un enfoncement semi-circulaire, et les petites coupoles ôVAoulietel-Amoud, sur notre gauche, du côté du » Iarizim, marquent le lieu où, d'après les Arabes, les douze patriarches seraient ensevelis. M. Quérin pense que nous sommes au point précis où les tribus, partagées en deux chœurs qui se répondaient, entendirent prononcer les malédictions sur les transgresseurs et les bénédictions sur les observateurs de la loi. Ce qu'il y a de sûr, c'est que, placées au haut des deux montagnes, elles n'auraient pu ni voir, ni entendre quoi que ce