COLOSSES
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de l'or purifié pour s'enrichir, des vêtements blancs pour s'habiller et du collyre pour mieux voir. Paul lui avait adressé une lettre qui ne nous est pas parvenue. Il recommande, en effet, aux chrétiens de Colosses de faire tenir celle qu'il leur écrit à l'Église de Laodicée, qui, de son côté, leur communiquera celle qu'elle a reçue elle-même. Dès l'origine, un intense courant de vie religieuse s'était donc établi dans toutes ces villes de l'Asie Mineure. Des bases de colonne encore en place marquent les rues où passèrent les glorieux représentants de la génération apostolique, et le vieil amphithéâtre romain a vu couler le sang des martyrs.
C'est à cinq kilomètres de Khonas, sur le Lycus, tributaire du Méandre, que sont les ruines de Colosses, patrie de Philémon et d'Onésime, d'Epaphras et d'Archippe, collaborateurs el .nuis de Paul. Il ne reste de cette grande ville, olafi dans Pline parmi les plus célèbres de la Phrygie, que des marbres épars, des colonnes brisées. un théâtre et quelques grands édifices dont on ne peut préciser la destination. Pas un être vivant n'habite ces lieux affreusement désoli et les morts seuls semblent, dans la vaste nécropole, garder encore leur antique cité.
Hiérapolis, aujourd'hui Pambouk-Kalessi, sur une colline et dominée par une montagne, est un des sites les plus intéressants de toute l'Asie. On l'appela la Ville sainte parce que la terre y semblait travaillée par les divinités de l'enfer. Les eaux qui y coulent sont tellement chargées de
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