LE STADE
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nom d'Alcias le Phocidicn, des plaques de marbre destinées à supporter des statues, d'innombrables débris de belle architecture ont été retrouvés çà et là, sans intérêt réel pour la science. L'enceinte s'appuyait au nord-ouest sur le grand mur du Péloponèse. A peu de distance vers le sud, on retrouve la place du théâtre romain et de l'ancien théâtre grec. Une ville parait avoir été taillée dans le roc.
Au levant de ses ruines, et précédée d'une voie antique, se trouve le site du fameux Stade. Il était au fond d'un ravin. C'est pour obtenir ici une modeste couronne de pins, l'arbre de la contrée, — à Olympie elle était d'olivier, — que les athlètes se condamnaient à toute une vie de fatigues et de privations. Heureux celui qui à la course, au disque ou au pugilat, était proclamé vainqueur. Il n'avait plus d'autre ambition pour le reste de ses jours. Paul, qui passa près de deux ans à Corinthe, avait-il vu ces coureurs, omnes in stadio currunt, ces lutteurs, non sic jougno quasi aerem verberans7 Je ne sais, mais c'est bien de leur couronne périssable qu'il veut parler, quand il demande aux disciples de l'Évangile de lui préférer la couronne du ciel.
A l'époque où Paul passa par ici, Néron venait de commander le percement de l'isthme. Il avait même soulevé le premier quelques poignées de terre avec une épée d'or. La révolte de Vindex dans les Gaules le rappela en Occident. Les travaux ont été repris après dix-huit siècles, et cette fois ils aboutiront.
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