ONZIÈME STATION
Jésus est attaché à la Croix.
oILA bien le dernier acte du drame de la vie.
Jusque là l'homme a seulement porté la croix ; mais rien ne l’y attachait, et il pouvait encore la rejeter loinde lui.
Dorénavant il y sera attaché, cloué. fl ne formera plus avec elle qu’un seul être, et la mort
seule pourra les séparer.
Mais si cette immolation du chrétien sur la croix est volontaire et résignée, quelle transformation elle opère en lui !
Jusque là la croix pesait sur lui et l’écrasait. Maintenant c’est lui-même qui s'étend sur
| elle, qui la domine comme un ix | vainqueur, qui en prend possession comme un roi fait de son trône. Elle est encore l’instrument du supplice, mais elle
Aou rayonne déjà comme un ins- Don trument de glorification.
is Pour reconnaitre et honorer pou- les plus méritants de leurs suai jets, les souverains de ce monde ché attachent sur leurs poitrines ne des croix d'honneur. Ainsi la eu croix de Jésus devient la déco-
ration du chrétien, et le signe
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qui le fera reconnaitre par le roi du ciel.
O mon Jésus, je veux m'attacher volontairement à la croix, puisque vous avez transformé ce signe d’ignominie en signe de gloire, et puisque c’est la marque à laquelle vous reconnaitrez vos élus.
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