‹ Nouveau compendium médical a l'usage des médecins praticiens [electronic resource]Chapitre 55 sur 72 · EXTR AIT DE SATURNE. V · texte numérisé non relu

EXTR AIT DE SATURNE. V

Acétate de plomb liquide.

EXTRAITS. Médicaments officinaux résultant de l'évaporation jusqu'à consistance molle ou sèche, d'un véhicule variable chargé de principes médicamenteux. Ils sont aqueux on alcooliques suivant que le dissolvant est l'eau ou l'alcool. Ils portent les noms des substances médicamenteuses employées et jouissent de leurs propriétés concentrées.

FÉBRIFUGES. Antipèriod iques. Agents doués de la propriété de prévenir le retour des accès de fièvre intermittente ou des accès de douleur dans les névralgies à forme périodique. Ce sont généralement des amers, tels que le quinquina et ses alcaloïdes en tôte, le saule, la petite centaurée, la camomille, Vabsinthe, Valkékenge , etc Les arsenicaux réussissent quelquefois là où échoue le quinquina.

farines. Elles se divisent en émollientes (lin, seigle, orge) etenrésolutires (fenugrec, fèves, orobe, lupin). On en fait des cataplasmes.

fenouil. Jnethum feniculum (Ombellifères, L). Racine, feuilles, semences. Carminatif, diurétique, apéritif.

Poudre, 1 à 5 gram. Infusé , 10 : 1000.

fer . Ce métal fait partie du sang. Aussi son administration modifie-t-elle ce liquide d'une manière remarquable.

C'est untonique reconstituant.

Chlorose, aménorrhée, affections du système lymphatique, inertie des organes, épuisemont, écoulements muqueux.

Tous les composés chimiques de fer agissent d'une manière analogue; les plus soluhles sont ceux dont l'action est la

plus rapide. Le fer, sous diverses formes , entre dnns les pilules de Blaud , de Fallet, les pastilles de Gélis, etc.

Poudre de fer, ou limaille jinrphyrisée, 0,1 à 2, progressivement.

FER REDUIT PAR L'iIY-

DROGÈNE. Préparation très active. Dans les mêmes cas que le fer.

Dose : 0,10 à 0,30 cent.

FERRUGINEUX OU MAR- TIAUX On comprend sons ces dénominations toutes les préparations de fer. V. Oxydes, Carbonates , Tartrate . Lac taie, Ci/rate, Chlorures et loJures de fer.

FOMENTATIONS, Ap p 1 i C a tions de compresses imbibées de d.lTérents liquides ayant des propriétés émollientes, narcotiques , astringentes, diurétiques, antiseptiques, etc., selon l'indication à remplir.

Fomentation antiseptiqve. Décodé de quinq. 100, teinture de qninq. 15, camphre dissous dans l'alcool 8.

Fomentation mercuriellc. Su blimé orrosii' 0,1 , eau 125, esprit do lavande ?0. Maladies tic In peau.

Fomentation résolutive de Juslamond. Alcoolat de romarin 500 , sel ammoniac 30.

FOUGERE MALE. Polipodium filix mas. Rizomc ou ti^f souterraine. Antlielmintiqnc. ('outre letaenia botr'u liocé|)liale ; moins efficace contre le sol i u m.

Décodé y 100 : 1000 grain. —

Le Dr Bourdier ajouta au décocté, comme t;°niafuge , -1 gram. d'éther sull'urique. Au bout de 1 ou 2 heures, il administre 60 gram.

d'huile de ricin. Répéter ce traitement 2 ou 3 jours de suite.

fucus crispus. Mousse marine (Algues). Plante très mucilagineuse.

Décode, 5 : 1000 gram.

fume terre. Fumaria officinalis iFumariacées, L). Tonique, dépuratif. Maladies de la peau , jaunisse, scrofules.

Tnfusê , 20 : 1000 d'eau.

Elirait , 2 à I 0 gram.

Suc dqiuré , 50 à 250.

Sirop, 20 à 100.

fumigations. Réduction d'une substance médicamenteuseenvapeursquel'on dirige sur une partie du corps ou que l'on répand dans l'atmosphère. Les fumigations sont h timides ou sèches suivant que les vapeurs ont ou n'ont pas pour véhicule celle de l'eau.

Fumigations de benjoin. On jette 15 gram. de. benjoin sur des charbons ardents , et on recueille les vapeurs sur une flanelle avec laquelle on lait des frictions.

Fumigation de chlore ou puytonnienno. Mettez dans un \aso de terre, sel marin 300, bioxyde de manganèse 100, eau 200:

ajoutez , acide sull'urique 200.

Agit, z de temps en temps ce mélange avec une baguette.

Fumigation cinabrie. detez 10 gram. de cinabre en poudre sur des charbons ardents.

Fumigation dr genièvre. On met 250 giam de baies de genièvre ! dans un ■ bassinoire avec d •» char-

DICTIONNAIRE THÉRAPEUTIQUE

bons ardents, et on passe colle-ci entre les draps. Douleurs rhumatismales.

Fumigation mercurielle. C'est la fumigation cinabrée.

Fumigation stimulante. Jetez

absinthe et armoise, do chaque 20 clans 1000 d'eau bouillante don on dirige la vapeur sur les parties sexuelles pour ramener 1?

menstruation.

GAltG\ïUSMES. Médicaments magistrauxliquides destinés à combattre les maladies de la gorge, étant promenés dans la bouche pendant quelques minutes, puis rejetés.

L'eau ou divers décoctés servent d'excipient aux substances plus actives, telles que l'alun, le borax, le sublimé, les acides, etc.

Gargarisme émollient ou adoucissant.

Figues grasses, 50 gram.

Lait (décocté), 500 Sirop de miel, 00 Autre.

Racine de guimauve, 15 gram.

Pavot, n° 1

Eau (décocté), 300 gram.

Miel blanc, 30

Pour les gargarismes astringents, détersifs, antiseptiques, etc , voir les maladies auxquelles ils conviennent.

G A HOU. Sain-buis. Dnphné gnidium (Thymélées, I) Écorce. Irritant, vésicant; purgatif, diurétique ou diaphorélique selon les doses. Il entre dans quelques tisanes composées.

Décodé ou infusé, 5 : 1000 d'eau.

Poudre, 0,05 à 0,25 cent.

Macéralé, Des morceaux macérés dans le vinaigre et appli-, qués sur la peau produisent la vésication.

Pommade; pour activer et entretenir les véîieatoires.

GAYAC. Gnaicum o//. (Rutacées, E.). Bois , écoice, résine. Stimulant, diaphorétique Syphilis ancienne, goutle et rhumatisme chroniques; maladies de la peau.

Poudre, 2 à 4 gram.

Décodé, 50 : 1000.

Extrait , 1 à 2.

Teinture, 2 à 8.

Résine, 0,1 à 0,3 décig. eu poudre ou pilules.

GÉLATINE. Substance provenant de la chair animale et des os. On en distingue plusieurs sortes en raison de leur origine, de leur degré de pureté , de leurs usages. Emollient.

Soluté, 5 h 10 : 1000 en lavements, injections — Pour bains , 1 kil. de coMe de Flandre dissous dans 10 d'eau chaude, que l'on mélange avec l'eau du bain.

Gf.i.i:i:s. Sacchnrolés formés principalement de sucre et d'une matière gommeusc ou gélatineuse d'une consis-

tance tremblante. On les distingue en végétales et animales.

GENET. Genista scoparia (Légumineuses, I). Feuilles purgatives; cendres diurétiques ; fleurs sudoriûques Goutte , rhumatismes , néphrite albumineuse.

Infusé (fleurs), 10 : 1000 gram.

genévrier. Juniperus vulg. (Conifères, I). Fruit ou baies. Excitant , diurétique , stomachique.

Infusé, 20 : 1000 gram.

Eob (thériaqup. des Allemands), 1 à 10 gram, Essence, 8 à 10.

En fumigations. V. ce mot.

gentiane. Gentiana lutia (Gentianées, I) Racine. Amer stomachique, fébrifuge, antiscrofuleux. Débilités, chlorose, etc., etc.

Poudre, 1 à 4 gram.

Infusé, 5 : 1000.

Extrait, 2 à 4.

Teinture , 2 à 8.

Vin, 10 à 100.

Sirop , 10 ii 100.

GlNSlNG. Ombellifère de la Chine dont la racine passe pour aphrodisiaque.

GIROFLE. Fleur non développée d'une Myrtéc E., et qui a la forme d'un clou [clou de girolle). Excitant, stomachique.

Teinture , 1 a 2 gram.

Essence, 1 ou 2 gouttes contre les maux de denta .

glycérine. Principe doux

excipient pharmaceutique pré cieux par son pouvoir dissolvant très général.

GOMMES Substances végétales résultant d'un excès de sève descendantequi a soulevé et déchiré l'écorce des arbres gommifères et s'est concrétée à la surface.

GOMME AD RA GANTE. Production de plusieurs espèces du cenre Aslragalus ( Légumineuses, E. ). Adoucissant.

Sert surtout à faire des mucilages.

GOMME ARABIQUE. Fournie par Y Acacia vera ou VA .

senegalensis ( Légumineuses, E.). Adoucissant. Maladies inflammatoires. Base de toutes les pâtes ; entre dans une foule de préparations.

Soluté, 20 • 1000 gram.

Sirop, 30 à 60.

GOMMES RÉSINES. Mélanges naturels de substances gommeuses et résineuses fournis par différents végétaux, et plus ou moins odorants.

GOMME AMMONIAQUE. Suc concret découlant des piqûres que fait une espère d'insecte au Dorema ammoniacum (Omhellifèrcs, E.). Antispasmodique, emménagogue, anticatarrhal, fondant, résolutif.

Dose : o,50 à 2gram., émulsîonnéc ou ou pilules.

GOMME-GUTTE. Fourni, par le gullo'fcra rcra iRntncées, È-). Drastique, antbelmintique. Entre dans les pi

I, I, 1 I I II I > I Il H" UUUrt in.....-, - - -

des huiles. Elle constitue un | Iules de Boniius, d Anderson

DICTIONNAIRE THÉRAPEUTIQUE

Dose : 0,1 à 0,3 décigr.

GOMME-KINO. Produit du nauclea gnmber (Rubiacées, E.). Astringent tonique. Inco»ip. : acides, émétique, gélatine, sels d'argent, de plomb, de fer.

Dose: 0,5 à 1 et 2 gram.

goudron. S'obtient par la combustion des copeaux de pin et de s=apin dont on a retiré la térébenthine. Stimulant, diurétique, modificateur des sécrétions muqueuses et de la peau. Catarrhe, phthisie, dartres, lèpre, psoriasis.

Eau, 1 : 10 part, d'eau.

Sirop, 15 à 30 gram.

Pommade, 4 à 8 : 30 d'axonge.

Fumigation. V. oc mot.

gouttes. Divers composés liquides ainsi nommés par leurs auteurs.

Gouttes alcalines. Carbonate de potasse 4, eau distillée 90. 10 à 4 gouttes. Convulsions.

Gouttes calmantes allem. Teinture d'assa fœtida 15, id. de castoivum 12, id. d'opium 4. 10 à 20 gouttes. Hystérie.

Gouttes céphaliques awjl. Espèce de soie crue 125 , essence de lavande 4 , alcool 15. Distillez. 5 à 6 gouttes.

Gouttes noires. Macératé alcol.

d'opium, muscade, safran , etc.

6 gouttes.

Grenadier. Punica granatum (Myrtacées, I.). Ecorce de la racine, fleurs, fruits.

L'écorce est taeniafuge, les fleurs et les fruits sont astringents.

Décocté [écorce de racine fraîche), 60 : 750 d'eau qu'on réduit à 500 par cbullition.

GUANO. Excréments d'oiseaux formant d'énormes couches dans certaines îles des côtes du Pérou.

Sous forme de bain (500 ou 1000 gram.) et de lotion (50 à 100 par litre d'eau). Contre les dartres.

guimauve. Althea off. (Malvacées , I.). Racine, feuilles, fleurs. Emollient , adoucissant, mucilagineux.

hémostatiques. Les médicaments décorés de ce nom sont les absorbants, les astringents, les styptiques.

HOUBLON. Flumiilus li/pulus (Urticées, I.). Fleurs, cônes ou bractées. Amer, tonique, antiscrofuleux.

Infusé, 5 : 1000 gram.

huiles. Il faut les distin-

guer en grasses naturelles, en médicinales , en pyrogénées et en volatiles.

HUILES GRASSES NATU- RELLES. Formées généralement d'oléine et de margarine, le plus souvent d'origine végétale.

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