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Composition chimique : Ag' ^b; ou, en poids, soufire I7»56; antimoine a3,4^; argent 58,98.
Forme cristalline : Rhomboèdre obtus de 108^20' (fig* a8i, pi. 3i). Le type rhomboëdrique domine dans les cristaux- da cette espèce, et ses formes rappellent celles du ■ carbonate de chaux, avec lequel elle est plësiomorphe. Quelques-unes cependant portent des traces d'une hëmiédrie polaire^ t€RVt«à-fiût pareille à celle qui^affecte les formes de la tourmaline;
Caractères distinctifs.
Geobcétriques. — Les formes dominantes sont le prisme hexagonal rég;ulier et le scalënoèdre. Les rhomboèdres se montrent toujours subordonnes à l'un ou à l'autre de ces typea secondaires. Celui des deux prismes hexag^onaux qui se montre le plus souvent et avec toutes ses faces, est le prisme de second ordre, celui qui est en position' inverse ou diagonale, par rapport à la forme primitive ;rautre prisme, celui de premier ordre, est beaucoup pliis rare^ et se trouve toujours rëdnit par faëmië* drie à la formé d'un prisme trigonal : ce prisme triangolaîre, en se combinant avec le prisme hexagonal de second ordre, forme un prisme à neuf pans, comme celui de la tourmaline. L'hëmiëdrie polaire se manifeste aussi dans les sommets, ainsi qu'il arrive dans cette dernière substance. Certains cristaux sont terminés d'un côte par six faces, et de l'autre par trois seulement;, parce qu'un des rhomboèdres secondaires est réduit à trois face8|. ayant perdu toutes celles qui répondent à l'un des sommets.
Des clivages assez nets ont lieu parallèlement aux faces du rhomboèdre primitif p (fig. 281). Les cristaux sont souvent groupes par hémitropie; et l'axe de révolution est ordinairement parallèle à Tune des arêtes culminantes du rhomboèdre ëquiaxe 6^*
RHOBIBOEDRIQUÉS. 4^7
PktsÎQUES. — - Aspect : substance d'un grîs de plomb I)leuâtré ou noirâtre, à la surface des cristaux, montrant par places des reflets d'un roug;e cramoisi ou roug;e de carmin, qui se développent par la cassure, et surtout lorsqu'on pulvérise le minerai; sa poussière est toujours d'un rouge sombre; son éclat est adamantin, ou submétallique. Elle est translucide sur les bords, et généralement opaque, lorsqu'elle est en fragments un peu épais, et qu'elle offre le brillant métallique d'une manière plusf prononcée.
Densité : = 5,75 . . . 5,85. — Dureté : = 2 . . 2,5. Elle est douce, cassante et facile à racler avec un couteau ou à rayer avec one pointe d'acier, qui fait aussitôt apparaître la couleur rouge. Sa cassure est concboïde.
Chimiques. — Fusible sur le charbon avec facilité, en donnant des vapeurs d'antimoine et d'acide sulfureux, et réductible en un globule d'argent. Attaquable par Tacide azotique, avec précipité immédiat d'oxyde antimonique; solution donnant par Facide chlorhydrique, un précipité blanc de chlorure d'argent, que l'ammoniaque peut, dissoudre.
Analyse de la pyrargyrite :
lo D^Andre&sbergy !<> Dn Hexiqae,
par Bonsdorf . par Wohler.
Soufre 16,60g 18,0
Antimoine 22,846 21,8
On voit par ces analyses, que la pyrargyrite est encore un minerai fort riche, puisqu'elle contient 60 pour cent d'argent*
YARIÉTÉS.
Formes cristallines.
Modifications sur les arêtes : 6*, 6*, 6', 6*; cP, cP, ctl*, <fl*.
— sur les angles : a*, a*; eV«, e '*, e '»; e^ e*; e^, e,, eu
Les principales formes simples ou combinaisons de la pyrargyrite sont les suivantes :
I. La pyrargyrite prismée pd} (fig. 282, pi. 3i). La forme primitive, représentée fig. 281, n'existe jamais seule: elle est combinée avec une autre forme, qui est presque toujours le
prisme de second ordre d^. Cette variété est analogue à la variété prismée du calcaire spathique. Incidence de c/^ sur cPasiao®; de p sur p = i o8°2o'; de p sur c? = 1 26°.
3. La pyrargyrite prismatique a^d} (fig. 28 3). Le prisme de second ordre, toujours complet dans la série cristalline, et terminé ici par deux bases horizontales.
3. La variété prismée (fig. 382), dans laquelle le rhomboèdre primitif p est remplacé parle rhomboèdre équiaze 6^. C^est l'analogue de la variété de calcaire nommée par Haiiy bisunitam; son signe est en effet 6*cP. Incidence 6* sur 6*=i37®4o''Cette variété offre souvent un exemple du groupement en forme de gerbe, que représente la figure 37, pi. i3, et que nous avons décrit page 210 du V^ volume, groupement que Ton cite comme un de ceux qui satisfont à la loi particulière de Mobs, d'après laquelle Taxe d'hémitropie serait parallèle et le plan d'hémitiopie normal à une arête cristalline.
4. La variété prismée, combinée avec le prisme hexagonal de premier ordre, réduit à trois faces seulement par bémiédrle (fig. 284). Le signe de cette variété est pcP Vî(^*)> ^'^^ ®st analogue à la variété de tourmaline nommée par Haiiy trédécimale» Incidence de (i*sur e* = i5o^
5 . La pyrargyrite triunitaire d^ 6* e* (fig. 285). C'est la variété 3, augmentée des faces du rhomboèdre aigu 6^ qui est l'analogue de la variété inverse du calcaire. Mais ce rhomboèdre aigu présente ici un cas d'hémimorphisme, semblable à celui qui caractérise les variétés de tourmaline, que Haiiy a nommées isogone et équidifférente : il est réduit par Thémiédrie polaire à un seul de ses sommets. Des différences de configuration se montrent donc vers les deux extrémités, comme dans les cristaux de tourmaline, puisque l'une des terminaisons est à trois faces et l'autre à six. Incidence de e^ sur e*=8i°.
6. La pyrargyrite disjointe (de Haiiy), moins les faces 6* (fig.286). Le signe de cette combinaison quaternaire estpcPrf*6*. On voit apparaître ici le scalénoèdre cP, qui est l'analogue du scalénoèdre métastatique de la chaux carbonatée. Incidence de d} sur cl*=io5«3o'j i49°4o',- i3o*»25^'; (i^ sur (i« = i42<>45*; 6* sur 6*= i33°io\