‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 117 sur 120 · III .L · texte numérisé non relu

III .L

Mdrtouret paraît répondre à là formule ^b* Fe', et celles d'Ati'^

III I glar et de Braunsdorf à la formule -S-b Fe.

2. Boulangérite (de Thaulow); Plumbostib; Embrithite; Breithaupt; Schwefel antimonblei, Rammelsberg. Composition chi-''

mique : Pb'' ^ ; ou, en poids : antimoine, 24> 1 2 5 ; plomb, $7,780 ; soufre, 18,095. Système cristallin, inconnu. La boulangérite est une substance qui se présente en masses bacillaires ou en mas^ ses amorphes et imparfaitement fibreuses ou granulaires-, d'un gris de plomb noirâtre; d'une couleur plus foncée en poussière^ d'un faible éclat métallique. Un peu fragile. Dureté :=s3; dén*' sité: = 5,8.

Elle fond aisément au chalumeau, en couvrant le charbon d'un double dépôt d'oxyde d'antimoine et d'oxydé de plomb, pendant qu'une partie du plomb est réduite à l'état métallique. L'acide chlorhydrique la dissout à chaud, ea donnant lieu à un dégagemennt de gaz hydrogène sulfuré.

SULTUaSS MULTIPLES

Analyses de la Boviangéiite.

AHTIH*.

PLOHB.

Bouni.

cnnu.

1» De MoUèrei , par Boulanger. .

2» De Nasafield, par Thaulow. .

30 De Nerischinsk, par Bromeis.

49 De Nertschinsk, par Brûel.. .

AlODff.

50 D'Oberlahr, par Abendroth. .

6» De Bottine, en Toscane, par Bechi

ZQVC.

• cnim.

La boulaugërite est sujette à une altération, d'où résulte ans efflorescence de diverses nuances, jaunes et brunes; elle est tantôt terreuse et mate, tantôt conchoïdalé et cireuse dans sa cassure. Elle a été découverte en France, par M. Boulanger, à Molières, dans le département du Gard, où elle est accompagnée de quarz, de pyrite et de stibine. On l'a retrouvée depuis i Bottino, en Toscane ; à Oberlalir, dans le comté de Sayn-Altenkircben^ à Nasafield, dans la Laponie suédoise, et à Nerts* chinsk, en Sibérie, où elle est associée à la stibine, à«:la pyrite et au misspickel.

M. Breitbaupt a décrit, sous le nom de Plumbostib (Journal dErdmann^ t. X, p. 44^)9 "^ minéral qui paraît identique à la boulanger i te, et qui se trouve pareillement à Nertschinsk, en Sibérie, dans la mine Algatschinski. Il est en masses d'un gris de plomb ou d'acier, tendres, fragiles, pesant spécifiquement 6,18; donnant dans le petit matras un peu de soufre, puis un sublimé rouge de sulfure d'arsenic. Il renferme, selon Plattner, une proportion de plomb de 58,8 pour cent. Bien qu'on n'en ait point encore d'analyse exacte, Berzélius voit dans ce minéral une simple variété de boulangérite, mélangée accidentellement d'une petite quantité d'arsenic.

Vembrithite du même auteur est probablement aussi de la même nature. C'est une substance grenue, d'un gris d'acier, qui renferme, selon Plattner, 53,5 de plomb, beaucoup d-auti-

ADÊLOMOflPHl&S. ^8 1

moine, du soufre et quelques traces de cuivre et d'arççnt. Sa pesanteur spécifique est un peu plus forte que celle delaboulangërite (6,3). Elle se trouve dans le même lieu que la plumbostibe. Une autre combinaison, qui parait très-voisine de la boulangérite, a étë trouvée à Kalvola, en Finlandp. Suivant Elfring, qui en a fait une analyse^ elle serait composée de plomb, 87,3 1; antimoine, 3i^34; soufre, 38,76; fer et autres métaux^ ^Âiy

et pourrait être représentée par la formule -S-b. Pb '', ce qui la rapprocherait de la jamesonite. *

3. Brongniardite (Damour). M. Damour a nommé ainsi, en l'honneur de M. A. Bronguiart^ un minéral venant du Mexique, qui s'était offert à lui d'abord en masses amorphes, sans aucune trace de clivage^ ni de cristallisation, ayant l'éclat métallique de la Bournonite, une poussière d'un noir grisâtre, une dureté supérieure à celle du calcaire^ et une densité de 5,96. Chauffé sur le charbon^ il décrépite, fond avec facilité, en répandant des vapeurs blanches et une odeur sulfureuse, et après un feu suffisamment prolongé, abandonne un globule d'argent, qu'entoure une auréole jaune d'oxyde de plomb. La moyenne de trois analyses, faites par M. Damour, lui a donné les résultats suivants :

Rapports atomiques.

Soufre 199^4 ^

Antimoine. . . 29,77 ^

Argent ^4»77 '

Plomb 24,91 I

Cuivre 0,62

Fer 0,26

Zinc o,36

Cette composition peut être représentée par la formule

(Pb Ag)* S^b, qui est l'analogue de celle de la dufrénoysite ou sclérociase.

Plus tard, M, Damour a reçu un nouvel échantillon de Bron- ^iardite, rapporté de la Bolivie, qui contenait dans ses cavités de petits cristaux, offrant le passage de l'octaèdre régulier au dodécaèdre rhomboïdal : ces cristaux représentent sans doute une espèce correspondante à celle qui accompagne la dufirénoysite dans la dolomie de la vallée de Binnen, et que M. Damour a proposé de nommer bmmte,{Voir cï-àessM^ page 435.)

4. Kobellite (Setterberg). Minéral d'un gris de plomb, ressemblant à la stibine, et trouvé en masses à texture fibreuse et ra-

Cours de Minéralogie, Tome IL 31

483 SULFURES BIULTIPLES ADÉLOMORPHBS.

diëe, dans la mine de cobalt de Hvena, dans la Nëricie, en Suède. Son éclat est plus vif que celui du sulfure d'antimoine; sa poussière est noire. Sa densité = 6,3. II fond sur le clla^ bon, en couvrant celui-ci d'un dépôt blanc et jaune, et en abandonnant un globirie métallique de couleur blanche. Il est codhposë, d'après l'analyse qu'en a faite Setterber^^^ de 23, 18 de sulfure de bismuth; 12^70 de sulfure d'antimoine; 4^)^^ ^^ sulfure de plomb; et l\qi de protosulfure de fer; cette compo-

I I j. fil Hl

sition peut être représentée par la formule (Pb, Fe) (*i, iS^b),

5. Wismuihsilbererz i ou WisnwXhbleierz, Argent bismuthique; bismuth sulfuré plumbo-argentifère, Lévy. Substance métallique, d'un gris de plomb ou d'un blanc d'étain, qui se présente généralement en masses amorphes, et, plus rarement en petites aiguilles cristallines, implantées sur du quarz ou- de la fluorine. Elle accompagne le cuivre pyriteux dans la mine Friedrich Christian, à Schapbach dans le pays de Bade, et dans le schiste cuivreux du Mansfeld et de la Thuringe. Elle fond. aisément au chalumeau et donne un bouton d'argent. Rlaproth en a retiré par l'analyse :

Rapports atomiqaes.

Soufre 16,3 8

Bismuth. . . . 27,0 2

Ploinb 33,0

Argent 1 5,o

Cuivre 0,9

Fer 4,3

On voit que cette composition conduit à la formule (Pb, Ag)'-&i- Un autre argent bismutbique, de la mine San Antonio, près de Copiapo, au Chili, a donné à Domeyko les proportions suivantes: bismuth 10,1; arsenic 2,8; aspect 60,1; cuivre 7,8; gangue 19,2. C'est peut-être un bismuthiure simple d'argent, qui prendra place un jour à côté des antimoniures et arsénîures simples {yoir la note au bas de la page 37), quand sa cristallisai tion sera mieux connue ; elle possède des clivages assez nets, et parait devoir se rapporter au système cubique ou rhomboédri'' que.

rilf DU TOMB SECOND.

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