‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 8 sur 120 · CLASSIFICATION OIS MINÉRAUX · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION OIS MINÉRAUX

ordres simples, des groupes suivants* déterminés par l'isomorphîsme de leurs éléments négatib et fondus en un seul : le groupe des arséniures, antimoniures et tellurures; le groupe des séléniures et sulfures ; le groupe des chlorures, fluorures^ bromures et iodures; le groupe des phosphates et arséniates; le groupe des chromâtes et vanadates ; le groupe des tungstates et molybdates; et enfin, celui des litanates et tantalates.

D'un autre côté, si Ton est conduit par l'isomorphisme à opérer ainsi la fusion de plusieurs ordres en un seul, ou est amené par d'autres con^dérations^ tirées de la composition éléoKentaire, ou des caractères purement extérieurs, à opérer le dédou* blement de quelques ordres simi^es en deux autres, pour subdiviser ensuite chacun de ces ordres partiels en tribus> d'après les systèmes cristallins. On satisfait mieux ainsi aux exigences^ de fti méthode naturelle, et en multipliant les subdivisions» on rend plus facile la détermination de l'espèce, en faisant en sorte qu'elle soit comprise dans des groupes de peu d'étendue. Gesl ainsi que le grand ordre des Silicates, le plus considérable de tous ceux que nous offire la classe des Pierres, sera partagé en deux : et nous aurons l'ordre des Silicates cUumineux^ c'est-à-dir« des silicates à base d'alumine ou d'un autre sesquioxyde, pouvant en tenir lieu ; et l'ordre des SilicaJtes non aluniineux^ ou des silicates n'ayant que des protoxydes pour base. De même, le grand ordre des Sulfures, le plus étendu de tous ceux que renferme la classe des Métacx, sera divisé en deux : l'ordre des Sulfures simples ^ et l'ordre des Sulfures multiples. Enfin, l'ordre des Oxydes se subdivisera pareillement en deux autres ordres, d'après les différences de l'aspect extérieur : celui des Oxydes métalliques ^^ et celui des Oxydes terreux ou d'aspect lithoïde. On se souvient de la distinction que nous avons déjà faite entre les oxydes métalliques proprement dits (les oxydes des métauxJourds ou métaux usuels) et les oxydes terreux» distinction apalogue à celle que Haiiy avait introduite sous les noms de métatix autopsides, et de métaux hétéropsides (i*'*' vol., pag. 4^^) • cU^ ^^^ importante au point de vue «inéralogique, parce que les deux sortes d'oxydes exercent une influence marquée; et très-différente, sur les caractères extérieurs du minéral, notamment sur sa coloration. Aussi, les premiers rappellent-ils tottt-à-fait les substances métalliques, tandis que les seconds ressemblent parfaitement aux substances pierreuses.

Quant aux tribus en lesquelles les ordres seront subdiviséi;»

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et 4faà doiiwit porter les noms «ks dïttéwentft syscèÉMtf crîMttU liiis, elles serost génëralémeM (rfa«ées à IJi suite hs unes dèe autres éans l'^ordre q«e nous »fons assigné amt systèmee ewx*» mêmes ; oopaMdant, pour nous fiaoîlher toujeiit*s le^ majetiê et ' rapprocher le plus possible les espèces <}vi'on t entre elles d^d^çratida nappcMs^ «t de #eBc|re ainsi la sërie pius iHitvreHe, isous nont réservons la fceukë de dMMii{^t légèrémem^ selèn les tirèO>Be«tances y et ^foelquefois même de renTerèer compiètement eet ovdvev c[ui, d'ailleurs^ n'a rien d'absolu^ puis<}«e les différeflta sjstèmift ont entre eux des affinités telles^ qu'on les voit souvent dans la nature passer îadififiéremmevt de ¥tin à l'autre par d(â légères modifioaiions apportées à une souche commucDe^ k wàe ferme limite^ comme le cube, le prisme earré^ oti le prisme hexagonal régulier (voyez i*' yoI;^ pag. 5i3, Taitîcle'Coneerâant le plésîomorphisme des espèoes)^

Il nous arrivera aussi quelquefois, et toujours pour la naisoU 4pïe nott€( indiquions tout-à^'heure , de fondre deux tribus eu une Seule) pour en former une tribu mixte ^ comme nous avokis réuni plusieurs ordres entre eux, lorsque le besoin ê^en ftiinaît somir. i9ous formerons aitisl, avec les tribus des orthofhombl*que^ et des kHnorhoMbiques , une seule tribu eotoposée^ cellèr dés Ekombobasiéfftes ^ ou bien avec les tribus des UinorhomMqueâ et dés klinoédriques^ la tHbu complexe des Klinobasi^ti&i.

^ t6. De d^x sàrtes (tttppdndîeesj (nt groupas provisoireà

despèces.

Conformément à Tusage ordinaire, nous {lacerons dans de» Appendices, aux diverses divisions de la méthode, les espôce» donc le classement offrira des incertitudes, c'est'-à-dire celles dont un des deux caractères fondamentaux, ou tous les deiif U [a fois, ne seront pas encore connus d'une manière exacte. Mais à FcMemple de Haiiy, cm s'était borné jusqu'ici à former de tous \ei minéraux incertad sedis , un seul appendice, qui devait avoir ttéoessairemeitt une étendue considérable. Maintenant, d'après le mode de classement que j'ai adopté, tous les minéraux dont lé genre chimique aura été suffisamment indiqué par les obser^ fiations, mais dont on ignorera le genre de cristallisation, pourront figurer dans des appendices particuliers^ placés chacun à . la suite de chaque ordre, comme tribu provisoire de cet ordre, «t sous it nom de tribu des adéUmiorphes ; %t^ les seub miné-

CLASSiriCAIMN JNttft MlNiBAIJX. jlt

#aiix> dont la cf^iiqpaeitîoB ^loalitalive n'aura pas encore 4tà dé» tarminée, seroiit rejetéa dans un Appendice général, placé à la fin de la oiéthode : 9orfe de classe provisoire» qui correspondra à Tappendice unique des anciennes elassificaitkNaa^ mais qui ee tffottvera singuli^emeiu réduite par rétablissement desiappen* dices particuliers : elle sera subdivisée ea tribus, d'àprte les différents systèmes cristallins qui auront été observés parùii ocs minévauz. Cette classe, et ces tribus provisoires^ sont doMînés à s'épuiser continuellement par la rentrée successive, dans les di- Yisioos régulières de la méthode, des minéraux qu'ellos vemfeimMnt, à mesure que les caractères spécifiques de ceux-ci seront mieux connus.

^* 17. TaUeau de la dtBtrAution mMwdùiue d$s Espèces*, -^ DinisUm. du Rèfnè inorganique en deux Sùus^Rèpws.

U me reste maintenant à montrer comment j'ai aiapliqué let règles précédentes à la classification des espèces minéctles ac» tuellement connues, et, pour cela, je vais donner le tableau «le la distribution méthodique de ces espèces^ en le réduisant tou«tefois à celles dont If détermination est certaine, et qui sont admises généralement par les minéralogistes.

Faisons d'abord remarquer que le Règne inorganique, con^adéré dans son ensemble, comme la réunion complète de toutes les substances inorganiques naturelles, quel que soit leur état physique, peut être partagé en deux grandes subdivisions ou deux souê*régnes, dont l'un comprend les substances atinosphé' riquesy répandues à l'état gaxeux dans l'atmosph^e qui enve*i loppe le globe terrestre, et l'autre comprend les substances (erresires (ou les minéraux proprement dits), qui sont presque tous solides, quelques-uns liquides , et qui font partie des diverses masses dont le globe est composé. La forme gazeuse des pre» miéres les distingue d'une manière fort tranchée des minéraux, en les privant de presque tous les caraelères dont ceux-ci sont pourvus. Les unes, qui font partie essentielle de Tatmosphère, fournissent les éléments des élres organisés qui vivent au milieu d'elles. Les autres, qui n'onf qn'uûe existence locale et accidentelle, proviennent, au contraire, de la décompoation des corps organiques, ou bien se dégagent de l'intérieur de la terre par les cheminées des volcans, et par les canaux à travers lesquels coulent ks sources minésales. Mous réunissons toutes

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substances, pour en former ane classe particulière, sous le nom de Gaz; mais nous nous bornerons presque à les mentionner, sans entrer dans beaucoup de détails à leur égard, parce que la détermination et Tbistoire de ces substances sont entièrement du domaine de la chimie, et que nos moyens ordinaires de spécification n'ont aucune prise sur elles , puisque leur état babi* tuel s'oppose à ce qu'elles s'offrent à nous cristallisées.

Nous partageons les substances terrestres, ou les minéraux proprement dits, en trois autres classes qui sont : la classe des substances combustibles non métalliques , ou (par abréviation) la classe des Combustibles; celle des substances combustibles métalliques, ou classe des Métaux ; et celle des substances non copibustibles.

La Classe des Combustibles comprend toutes les substances inflammables, telles que le soufre, le diamant et les autres combustibles charbonneux. Ces substances n'ont ni l'aspect métalloïde, ni la grande densité, ni les autres propriétés qui caractérisent les substances métalliques. Le genre de combustion qui leur e^ propre les sépare aussi , d'une manière très-marquée, des métaux et des pierres^

La classe des métaux comprend toutes les substances combustibles, qui se composent de métaux proprement dits, spît libres ou à l'état natify soit alliés entre eux, soit transformés en mineraisy par leur combinaison avec Tarsenic, l'antimoine, le tellure, le sélénium et le soufre. Ces substances ont naturelle* ment l'éclat métallique, ou peuvent l'acquérir soit à l'aide du poli par le brunissoir, soit par la réduction au moyen du chalumeau. Elles sont généralement très- denses, opaques, et douées d'une couleur propre, qui reste vive après la trituration.

La Classe des substances non combustibles comprend tous les minéraux dont les principes composants sont à l'état brûlé, c'est-à-dire à l'état de combinaison intime avec les éléments comburents, tels que l'oxygène, le chlore, le fluor, etc. Si l'on excepte le premier ordre de cette classe, les oxydes métalliques, qui rappellent encore par leurs caractères extérieurs les espèces de la classe précédente, tous ce» minéraux ont cet aspect particulier des substances qu'on appelle vulgairement seb et pierres^ savoir : l'aspect vitreux dans les cristaux , et terreux dans les masses non cristallines. Elles ont de la transparence, quand elles sont cristallisées et pures, et n'ont point de couleur propre, quand leur acide est formé par un corps simple non métallique,

et qu'elles sont à base teirri^ve qv^. ^(c4JUoe* Celles qui ont ppur bafe un oz|de de métal pix>preaic;iit dit» sont réductibles^ avee plus ou moins de âicilité, oa^ globule métallique, par le moyen du chalumei^ ^ des céaçtiii. Cet eypp^ des classes de Ui méthode minéralogique se trouve r&umé dans le Tableau

I" Soiu^iisna, l 8i)m*»q«i ktmmtimina

n* Sou-Règne»

&iaiii KiNi&AL.

Le premier Sous-Règnb ne comprend qu'une seule classe, celle des Substances atmosphériques ou des Gaz. Nous ne citerons ici ces substances que pour mémoire» leur étude apparte* nant tout entière à la chimie. On peut les diviser en deux ordres, les Simples et les Composées.

i*' Ordre. Simples.

Espèces. I. Oxygène, O.

a. Azote, Az.

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