Discrase granulaire, à Andreasberg, dans le liarz
4« Discrase amorphe. En masses compactes irrégulières, engagées dans une gangue calcaire ou quarzeuse.
5. Discrase arsenifère. Argent arsenical ; de De Born ; arseniksilber.
A Andreasberg, où l'on trouve aussi de l'argent antimonial pur, il existe des variétés mélangées, dans lesquelles l'argent semble être remplacé en partie par du fer, et l'atftimoine par l'arsenic. Ces variétés pavent être représentées par la formule :
3o4 ABSÉNIUBES, ANTIMONIUBBS
(Ag, Fe)* (Sb, As). Une d'elles, analysée par Klaproth» t donné les proportions suivantes :
Argent • 12,75
Fer 44,a5
Arsenic 35,oo
Antimoine ^^00 ^
Soufre 4»oo*
On voit que l'antimoine est presque entièrement remplacé, dans ce minerai, par l'arsenic : aussi pourrait-on, si la formule précédente est exacte, en faire une espèce à part et correspondante i l'argent antimonial, sous le nom particulier d'argent arsenical qu'on lui donne ordinairement.
Gisements. — La discrase est une matière accidentelle de certains filons argentilères, ceux surtout qui renferment des minerais d'ar{;ent antimonifères ou arseiiifères. On la rencontre principalement à Guadalcanal, en Espagne, dans TEstrao^dure; à la mine des Chalanclies d'AlIcmont, en Dauphioé, avec la smaltine, le calcaire et le quarz liyalin; à Andreasberj;, au Harz, avec arsenic natif, ar£;eut rouge, galène, etc. ; à Alt- Wolfach, dans le pays de Bade, avec calcaire spathique, ljary<>? tine, argent sulfuré et rouge, galène, cuivre gris, etc.; à Wittichen, dans la Souabe. On la cite aussi en Amérique, à Coquimbo, dans le Chili, et dans la mine de Santa-Rosa, au Mexique. Cette substance aurait une grande importance, comme mine d'argent, si elle se rencontrait en masse plus considérable.
6<> Espèce. L&uooFyRiTB.
Syn. : fer arsenical sans soufre; Axotomer Arsenikkies^ Mohs; AnmUtÊi' sen, et Arsenikalkies^ de différents autcun; LoUngitey UaidlDger.
Sous ce nom, on distingue du mispickel ordinaire ou fer arsenical de Haiiy, un fer arsenical de couleur blanche, qui en diffère en ce qu'il est un arséniure simple de fer, sans soufre, tandis que le mispickel est un arseni-sulfure de fer. A cela près, ce» deux substances ont les plus grands rapports, tant par leur composition atomique, que par leur forme cristalline. — Sa compo* sition chimique est représentée par la formule Fe As% ou < poids, par fer 27,2; et arsenic 72,8. Dans une variété, celle Schladming.en Styrie, une notable partie du fer est rei par du nickel et du cobalt.
QCABRATIQI3B8. 3o5.
^Son système cristallin, déterminé par Mohs^ est Forthorhom* ■pue. Ce savant minéralogiste lui a assigné, pour forme fonda-*^ mentale, un rhomboctaèdre de i i7°a8'; 90^*5 1'; et i2i**58'. La forme haliituelle de ses cristaux est celle d'un prisme rhombique vertical de 1 22°26', terminé par un dôme ou sommet cunéiforme de 5i°2o'. Grégor prétend avoir observé dans ce minéral un prisme de 1 1 i°3o\ qui serait ranalog;ue de celui qu'on rencontre ordinairemtent dans le mispickel. Un seul clivage parfait a lieu perpendiculairement à Taxe, et c^est ppur cela que Mobs a donné à ce minéral le surnom d'axotome.
La pyriie blanche arsenicale, ou léooppyrite, se reconnaît à Fodeur d'ail qu'elle donpe au feu du è&Humeau, sans qu'il y ait mélange d'odeur sulfureuse, et au boulon attirable à l'aimant quW obtient pour résidu. Elle est soluble dans l'acide nitrique en produisant de l'acide arsénieux qui se sépare; elle n'abandotine point de soufre, comme fait le mispickel, quand on la dissout dans l'acide cblorhydrique concentré.
La leucopyrite a l'éclat métallique, avec une couleur d'un blanc d'argent qui ne tire pas sur le jaunâtre, comme celle du fer arsenical ordinaire; sa poussière est noire. Elle est cassante; sa dureté est de 5,5 ; sa densité varie de 7 à 7,4.
Cette substance se rencontre accidentellement dans certains filons métallifères, à Andreasberg, au Harz, avec arsenic natif, argent antimonial et argent rouge; au Sauberg, près d'Ehrenfriedersdorf en Saxe; à Reicbensteïn en Silésie, dans la serpentine; à Lôling, près de Huttenberg en Carinthie, dans un lit de fer spathique; au Sàtersberg, près Fossum, dans la paroisse de Modum, en Norwège. Le minerai de Reichenstein est employé pour la préparation de l'arsenic blanc ou acide arsénieux.
7e Espèce. R ammblsbehoite (de Dana).
Syn. : Nickéline blanche; Weiss-Arseniimickelj et Weiss-NickelMes
en partie.
Cette espèce a été distinguée par M. Breitbaupt de la nickéline blancbe cubique, à laquelle il donne le nom de chloanlhite. Les deux minéraux ont la même composition cbimique, mais ils diffèrent par leur cristallisation d'abord, et ensuite par leur densité, celle de la cbloautliite étant plus faible. Nous avons adopté pour la première espèce, le nom de Rammelsbergile que lui donne M. Dana, bien que ce nom ait été déjà proposé par Cours de Minéralogie. Tôme H. 20
3o6 ARSÂNlURSfi, AMinifdRiuilES
M. Haidinger, pour désig^ner Tespèce cubiqfue^ à laquelle nto croyons devoir conserver le nom de chlocLnthite, 4P
La rammelsbergite est un bi-arséniure de nickel ; sa com* position chimique est donc Ni As' ; ou, en poids^ nickel a8,3^ arsenic 71,7.
Une variété de Schneeberg, analysée p«r Hoffmann, a donaé les proportions suivantes :
Arsenic 7if3o
Nickel a8,i4
Bismuth . 2,19
Cuivre i,5o
Soufre o,i4'
Ce minerai a l'aspect métallique, avec une couleur d'un blan^ d'argent ou d*étain, qui tend vers le rougeâtre dans la. cassuq fraîche. Il.est légèrement ductile ; sa dureté est de 5,5 ; sa densité de 7,19. Ses propriétés chimiques sont les mêmes que c de Tespèce suivante.
Il est rarement cristallisé en prismes rhombiques droits, dont l'angle est d'environ 1 23^, suivant M. Breithaupt : le plus souvent^ il est à l'état amorphe et disséminé. On le trouve à SchneebeiSf en Saxe, et à Riechelsdorf, en Hesse.
IIP Tribu. Cubiques. ,.
8« Espèce. GLOAHTBinB (de Breithaupt).
Syn. : Nkkéline blanche; Weiss-Nickelkiess, en partie; Ravmeklmrifihi
de Haidinger.
Caractères essentiels.
ComposUton chimique : Ni As% la même que celle de l'espèce pi^écëdente.
Forme fondamentale : te cube, avec traces de clivage i \ .
Ce minéral a l'aspect métallique, avec une couleur d'uo d^étain, passant à la longue au gris-noirâtre. Il est cristallisé octaèdres réguliers et en cubes, et offre les passages de ces fo! simples au rhombododécaèdre 6\ et au trapézoèdre a*; mais le trouve aussi en masses bacillaires et en masses a^n^^pl grenues ou compactes. Sa dureté est de 5,5; sa deni
CUBIQUES* 3qj
>.^Pki0 de 5,6. La variëté de Riechelsdorf, analyliiëe par Booth^ a fourni le résultat suivant : arsenic 72,64; nickel 20,74; cobalt 3,37; et fer 3^a5. D^autres analyses deHofFmauu et de Rammelsbepg ont confirmé ce résultat. ChaufFé dans le tube fermée il éonoe qÀ sublimé d'arsenic métallique, et devient rouge, parce qa'il passe à l'état de kupfernickel;dans le tube ouvert, il donne de l'arsemc et de l'acide arsénieux ; sur le charbon^ il fond faci-
t lement^ea dégageant une fumée épaisse, reste longtemps incandescent, s'entoure de cristaux d'acide arsënieux, et finalement abandonne un globule métallique cassant.
La cbloantbite se présente souvent altérée superficiellement en arséniate de nidkel, qui lui forme comme un enduit terreux de couleur vert-pomme. Elle se rencontre dans les gîtes de nickéline rouge, à Schneeberg, Annabei^, Scheibenberg et Grossl^msdorf^ en Saxe, à Sparnberg dansteVoigtland^ et à Ricchelstorf en Hessc; dans cette dernière localité, elle est accompagnée de sulfate de baryte. Les nickélines blanches servent aux mêmes usages que le kupfernickel ou nickel ine rouge.
9« Espèce. Smaltimb.
Syn. : Cobalt arsenical, Hafiy; Speiskobalt,ïlammB.nn et Wemer; SnuiUiiM,
Beudant. Bi-arséniure de cobalt.
Caractères essentiels.
Composition chimique : Co As', avec une petite quantité de fer ou de nickel, remplaçant une proportion équivalente de cobalt* En poids : cobalt 28, 1 9 ; arsenic 71,81.
Forme primitive : Le cube, avec des traces de clivages imparfaits, parallèlement aux faces de cette forme et à celles de l'octaèdre régulier.
Caractères disiinetifs.
Géométriques. — Les formes cristallines les plus ordinaî^ sont : le cube et roctaèdr0 régulier; plus rarement, on oibserve les combinaisons de ces detix formes avec le rhombododécaèdre, et la combinaison triforme représentée fîg. i84) mais jamais le 4odëcaèdre pentagonal, comme dans le cobalt gris.
Physiques. — Aspect métallique^ avec une couleur d'un blanc d'étain, ou d'un gris d'acier clair dans la cassure fraicbe; mais se ternissant et noircissant à l'air, ou passant à la surface à des teintes irisées; éclat généralement assez faible.
3o8 ARSÉNIURES, AITTIMONIURKS
Densité variable de 6,3 à 7,3. — Dureté de 5,5. — Le minerai est cassant.
Chimiques. — Donnant sur le charbon l'odeur d'arsenic, et point celle du soufre, couvrant le charbon d'un dépôt blanc d'acide arsénieux, et laissant un globule métallique, blanc ou gris, magnétique et cassant, dont la plus petite parcelle, fondue avec le borax, donne un verre d'une couleur bleue très-intense* Attaquable par Tacide azotique : la solution, faite à chaud, donne un précipité immédiat d'acide arsénieux et devient d'un rouge de lilas : par l'addition d'un alcali, elle précipite en bleu-violâtre, et en vert par le ferro-cyanure de potassium.
Analyse de la smahine :