VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES IRREGULIERES
Indépendamment des variétés régulièrement cristallisées, la cobaltine s'offre aussi à l'état de masses grenues, lamellaires, ou compactes.
VARIÉTÉS DE MÉLATÏGE.
CohdXimQ ferrif ère. Dans quelques échantillons de cobalt gris, le cobalt est en petite quantité remplacé par du fer, sans que ce remplacement modifie d'une manière bien sensible les propriétés de Tespèce. Mais, il peut arriver que, sans que la composition atomique soit altérée, Tarséni-sulfure de cobalt devienne beaucoup plus riche en fer, et dans ce cas, la cristallisation et les autres caractères physiques peuvent être complètement changés. On a alors les variétés décrites sous les noms de Danaïte, de Glaukodote^ dont nous parlerons plus loin, à l'article du Mispickel ou arséni-sulfure de fer prismatique.
348 SULFURES £T SÉLÉNIURBS SIMPLES
Gisements et usages, — La cobaltine existe en filons, en petits amas ou en nids dans les terrains de gneiss, où elle est accompagnée de cuivre pyriteux, de pyrite ordinaire, de fer magnétique, de quarz^ de calcaire spathique^ d'amphibole hornblende^ etc. Ses principaux gîtes sont : ceux de Tunaberç, de Hakambo, et de Riddarhyttan, en Suède; de SkutteruJ, m Norwège. Elle existe encore à Querbach, en Silësie, et à Siegen, en Westphalic; à Sainte-Marie dans les Vosges, en France; et dans le Connecticut, aux Etats-Unis. Ce minerai de cobalt est exploité avec soin en Suède : il est plus rare que la smaltine, mais beaucoup plus pur, et à la fois plus riche en métal.
12» Espèce. DiaoïiotB (Beudant).
Syn. : GersdorffUe, Haidinger et Dana; Nickel éekttant ou NicM ikmi Nickelglanz; NickelarsenkieSy Naumann; Nikcel arsénio^sulfuré, Dofrénoy.
Cette espèce est parfaitement isomorphe avec le cobalt griii et n'en diffère que par la substitution du nickel au cobalt. G donc un arséni-sulfure de nickel, de la formule Ni (S*, As*), dan lequel le nickel est remplacé souvent^ mais en petite quantité» par du fer et du cobalt, et qui, à Tétat normal, est composéi en poids, de nickel 35,5 1 ; arsenic /|5,i6 et soufre i6,33. Une analyse de la variété provenant de Loos, en Suède^ a donné à Bertklius les proportions suivantes :
Nickel 29)94
Cobalt 0,93
Fer 4ȕ'
Arsenic ^^^^7
Soufre 19934
Silice 0,90
La cristallisation de cette espèce est exactement celle de l'espèce précédente. Elle a l'aspect métallique, avec une couleur d'un gris d'acier clair, tirant sur le blanc d'étain ou d'argent, et s'aitérant en gris-noirâtre. Elle est cassante : sa dureté est de 5,5; sa densité, de 6,2. Elle donne une forte odeur d'ail par la calcination, et laisse sublimer du sulfure jaune d'arsenic dans le tube fermé. Après la calcination, elle devient semblable àfai^ séniure de nickel (kupfernickel). Elle est soluble en partie par l'acide azotique, en abandonnant du soufre et de l'acide arw-
C€filQt£S. 349
f. La solution, de couleur verte, devient violâtre, par addition d'ammoniaque, et précipite en vert par les alcalis fixes.
Ce minéral se trouve en Suède, à Loos, en Helsingland^ où il ■ooompagne des minerais de cobalt; on le rencontre aussi à Sdiladming, en Styrie, àPrakendorf, en Hongrie, à Lobenstein, dans le Yoigtland, à Tanne et Harzgerode, dans le Harz, et à lluseD,dans le pays de Siegen.La variété de Schladming; a offert dans ses cristaux les faces du dodécaèdre pentagonal; mais LÔwe, qui Ta analysée, lui a trouvé une composition un peu différente de celle que Rerzéiius assigne à la variété de Suède, et c'est pour cela qu'il avait proposé de lui donner un nom particulier, celui de Gersdorffiie,
Sous le nom de Tombazite^ Breitbaupt a décrit- un minéral d'an jaune de bronze ou d'un brun de tombac, comme la pyrite magnétique, et qui, d'après an essai d'analyse de Plattner, serait furmé de nickel, d'arsenic, et d'un peu de soufre, avec de simples traces de fer et de cobalt; il est cristallisé et clivable parallèlement.aux faces d'un cube; sa densité est de O^G. Il est cristallisé en cubes, modifiés sur les arêtes, et se trouve aux environs de Lobenstein, dans le Yoigtland russe. Une analyse complète de ce minéral pourra seule décider la question de savoir si la tonbazite appartient à la disomose, ou si elle doit occuper une antre place dans la classification. Une autre variété de nickel éclatant, trouvée à Lichtenberg dans le Fichtelgebirge, a été nommée amoibite par De Kobeil, parce que sa composition ne cadre pas parfaitement avec celle que nous avons indiquée cidessus, comme étant la composition normale de la disomose.
La disomose est employée concurremment avec d'autres minerais, pour la préparation du nickel métallique, qui entre aujourd'hui dans la composition de quelques alliages.
13« Espèce. ULLMaififiTB (Frôbel).
S|D. : Nickel gris; Antimonickel, Bcudint; Aniimonnickeîglanz et Nickelan" timonkies, des Allemands ; Nickel aniimonié sulfuré, Dufrôcoy.
Ce minéral, appelé communément nickel gris, est l'analogue du cobalt gris, que nous avons décrit ci-dessus page 3/|5; il n'en dîfiere que par la substitution du nickel au cobalt et de l'antimoine à l'arsenic , substitution qui laisse subsister la même ibrme ciistalline et la même formule de composition. Les deux etpècessont donc parfaitement isomorphes. Quelquefois le rem-
35o suLfuBis £T siLBiniiass simpixs
placement de Tarsenic n'a éié que partiel, comme on le ?Qit dans les variétés analysées par RIaproth et Ullmann. La composition chimique de ce minéral peut être représentée par la fo^ mule Ni (S^ Sb') : mais c'est là la composition normale^ à laqudk répondent les proportions suivantes : nickel a6,84 ; soufre i4)6i; et antimoine ô8,55; et qui s'accorde assez bien avec les résoltalB des analyses suivantes, dues à H. Rose :
Nickel 27,36 a8,o4
Soufre 15,98 i5,55
Mais les analyses de Klaproth et d'UUmann accusent une proportion plus ou moins considérable d'arsenic, dans les variéjtéi suivantes :
Analyse de TUllmannite :
{0 De Freosburg, S» De Siégea,
par Klaproth. par Ullmann.
Nickel 26,25 26,10
Soufre i5,25 i6,4o
Antimoine 47>75 47»56
Arsenic 1^975 9,94
Ce minéral a Taspect métallique, avec une couleur d'un gris d'acier, tirant quelquefois sur le blanc d'étain. Sa surface pane souvent au gris noirâtre ou revêt des teintes irisées. U est cassant, d'une dureté = 5,5, d'une densité, de 6,4. Dans le tube de verre, il donne des vapeurs abondantes d'antimoine et d'acide sol* fureux, avec ou sans odeur d'ail ; sur le charbon, il fond, en dégageant les mêmes vapeurs, en un globule magnétique. Il est attaqué par l'acide azotique, avec précipité immédiat d'oxyde antimonique. La solution, qui est verdâtre, devient violâtre par un excès d'ammoniaque et donne uiî précipité vert par les alcalis fixes.
Cette substance est rare à l'état de cristaux : M. 6. Rose a signalé des cristaux cubiques, octaèdres, cubo-octaèdres et cubododécaèdres; ces cristaux offrent des traces très-sensibles d'un clivage cubique. 11 est plus ordinaire de rencontrer ce minéral à l'état de masses lamellaires ou compactes.
On le trouve dans quelques filons cobaltifères du pays de Siegen, en Prusse^ avec galène et cuivre pyriteux ; dans plusiean filons du Weaterwald^ à Freusburg et Gosenbach, avec les mêmes
"aux, plus le cobalt arsenical, le cuivre rouge, la malale^ etc. ; à Harzgerode et Lobeiisteio, dans le Harz.
14* Espèce. Hauébitb (Haiding^er).
Syn. : Bi-nUfwre de manganèse,
M. Haidioger a donné ce nom à un sulfure de manganèse découvert à Kalinka, près de Neusobl, en Hongrie, et qui, d'après l'analyse qu'en a faite Patera, serait un bi-sulfure, de la formule llnS', ce que confirment les observations faites sur ses formes cristallines, qui rappellent tout-à-fait celles de la pyrite et du l^obalt gris. Ces formes sont : le cube, Toctaèdre, le dodécaèdre peniagonal, et le dodécadièdre, et elles sont combinées le plus louvent entre elles deux à deux^ trois à trois, etc. Des clivages parfaits s'observent parallèlement aux faces du cul)e, comme dans la cobaltine.
' Ce minerai a un éclat semi-métallique, ou plutôt adamantin; il transparent, quand il est réduit en lames minces, et montre
rs une couleur d'un rouge brunâtre faible. Il est en masse iTi brun rougeâtre foncé, passant au noir-brun. Sa poussière eit aussi d'un rouge brunâtre, comme celle de la bausmannite. Sa densité est de 3,463, d'après De Hauer; et sa dureté, de 4* Son analyse a fourni à Patera les proportions suivantes : soufre 53,64; manganèse 4^997» f^^ 1)30; silice 1,20. — Sa composition normale, calculée d'après la formule Mn S', serait : manganèse 46, 19; KMifire 53,81. Cbauffé dans le matras de verre, il dégage du soufre, et abandonne une matière verte, qui devient brune à sa forface sous Faction prolongée du cbalumeau. Dans la flamme axtérieure, il communique au sel de pbospbore une coloration violette, après la décomposition complète du sulfure; traité avec la 8oude sur la feuille de platine, il donne la réaction ordinaire du manganèse.
Les cristaux de bauérite sont tantôt isolés, tantôt groupés en masses spbéroîdales; ils sont disséminés dans une argile, avec le soufre natif et le gypse, au milieu d'uti terrain semblable à une ioliatare, et qui est formé de diorites et de tracbytcs décomposés. La localité où il se trouve, est Kalinka, près de Véglez, et non loin de Neusobl, en Hongrie.
35a StJLFURlS ET SÉLiiriiniBS simpus
15« ESPÈCK. Ptbitb.
SjD. : Pyrite martiale; Fer sulfuré, Haûy; Sdnvefelkiet, Werner et Hausmano; Eisenlnes; Bi-^ulfure de fer, des chimistes.
On connaît dans la nature trois espèces de sulfure de fer :1a Pyrite commune (pyrite jaune, ou pyrite cubique)yla Mareasdte ou sperkise (pyrite blanche ou pyrite rhombique)» et la Pyrrhotine (ou pyrite magnétique). Les deux premières sont du bi-sulfu4*e de fer, et la troisième se rapproche beaucoup par sa composition du mono-sulfure de fer. C'est la pyrite cubique qui est l'espèce la plus commune : son aspect est métallique* et elle peut prendre un très-beau brillant par le poli ; sa couleur est d'an jaune de laiton, et parfois d'un jaune d'or. On lui donnait autrefois les noms de Pyrite martiale , et de Màrcassùe.
Caractères essentiels de la Pyrite.
Composition chimique :Bi-sulfure de fer, de la formule FeS*; contenant, en poids: fer 4^974» et soufre 54,^6. Une partie da soufre est quelquefois remplacée par de l'arsenic; et au fer se substituent quelquefois, mais en petite quantité, d'autres métauXi tels que le cobalt et le manganèse, ou même Tor et l'argent.
Système cristallin : Le système hezadiédrique, c'est-à-dire le système cubique, à modifîcatious hémiédriques conduisant au dodécaèdre pentagonal et au dodéca-dièdre.
Forme fondamentale : Le cube, avec la symétrie propre aa système hexadiédrique , ou bien l'hexadièdre ou dodécaèdre pentagonal. La première est clivable, parallèlement à ses facesi d'une manière plus ou moins distincte; dans quelques variétés» on aperçoit aussi des traces sensibles de clivage^ parallèlement aux faces de Toctaèdre régulier.
Caractères disUnctifs,
Geomethiques. — - Les formes les plus ordinaires et les plus caractéristiques de cette espèce sont^ comme dans le cobalt gris» le cube tantôt à faces lisses, et tantôt à faces striées parallèlement aux arêtes, dans un seul sens sur chaque face, et dans trois sens perpendiculaires sur les trois faces adjacentes d'un même angle solide; après le cube, le dodécaèdre pentagonal et ledodécadièdre; puis, toutes les combinaisons possibles, de ces deni
ionnes avec le cube ou Toctaèdre régulier. Les cristaux sont tantôt petits, et tantôt d'un volume très-considérable : ils sont ou isolés et alore disséminés dans les roches cristallines ou sédimentaircs, ou bien groupés entre eux, le plus souvent avec croisement^ et contdtnent alors des druses^ ou des concrétions de formes diverses.
Physiques. — Densité: de 4j7 à 5. — Dureté: 6... 6,5. Cette dneté est assez considérable pour que la pyrite fasse presque tnnjours feu par le choc du briquet; une odeur sulfureuse est jointe à l'étincelle. — Ténacité : elle est cassante ,* la cassure est eoncholde ou inégale, et généralement peii brillante.
Aspect: métallique, avec une nuance d'un jaune de bronze 1^ de laiton, et quelquefois d'un jaune d'or, et une opacité parftite. La couleur des cristaux passe au brun, par altération sujperficielle; elle est rarement accidentée par des teintes irisées. La couleur de la poussière est le noir brunâtre.
Magnétisme : la pyrite non décomposée n'agit point sur l'ai- 'gnille ordinaire, et elle n'agit que faiblement sur l'aiguille astatique; mais elle devient attirable à l'aimant, lorsqu'elle a été ekposée à la flamme du chalumeau, après avoir dégagé des va* pears sulfureuses.
Chimiques. — La pyrite cubique n'a que peu de tendance à se décomposer par l'action d'un air humide, et à se transformer en snlfate de fer, comme la marcassite (ou sperkise), qui cependant a la même composition élémentaire : néanmoins, on la trouve souvent, dans l'intérieur de la terre, à l'état d'épigéuie, et changée en limonite brune ou hydrate de peroxyde de fer. Outre le soufre et le fer, qui sont ses cléments essentiels, elle renferme quelquefois un peu d'arsenic, des traces de cobalt ou de nickel, et quelquefois de l'or, de l'argent ou du cuivre. Chauffée dans le petit matras, elle dégage du soufre, avec un peu d'acide sulfureux, et quelquefois de sulfure rouge d'arsenic : sur le charbon, elle brûle avec une flamme bleuâtre, et en répandant une forte odeur de soufre; à la flamme de réduction, elle fend en un bouton noirâtre, attirable à l'aimant, dont la matièrCi ajoutée en petite quantité au verre de borax, lui communique une couleur d'un vert de bouteille, et une couleur noire, quand la dose est plus considérable.
Analyse :
io De la pyrite dodécaèdre,
par Ilatchett. !<> Par Benélius.
Fer 47,85 46,o8
Soufre 53,1 5 53,9a
Cmtn de Minéralogie. Tome IL 23
354 scLFUR£9 sT aiiiiiiiJBxs smniis
Formes cristallines.
Modifications sur les arêtes : 6S V«(6V»). Vn(6Vi>, Vt(4^), Vi<^, V.(6*).
-^ sur les angles : aS cf, s»; a/ij ^l\b^b^ltb%
V«(6t AVf6V*), 'lt{b'b'l*b'U), 'Itib'Itb'l^b'U).
Les principales formes simples ou combinaisons observée! parmi les formes cristallines de la pyrite, sont les suivantes :
I . La pyrite cubique^ p (fig. 98, pi. a3). A faces tantôt lisses» et tantôt striées dans trois directions rectangulaires, comme le montre la figure 40^ pi. 5 (sous-variété irûffyphe^ Haiiy). Voyei, 1*' vol., page 86, Fesplication de cette disposition particulier des stries dans cette espèce. Cette variété est quelquefois en cubes bien proportionnés; mais les gros échantillons, s'éiant accrus d'une manière inégale, sont le plus souvent des parallélipipèdes rectangles, dont les dimensions ont entre elles diGB* rcnts rapports. Ces cubes offrent souvent des traces sensibles de clivage parallèlement à toutes leurs faces,
a. La pyrite octaèdre, à (fig. 8, pi. 4)- Cette forme est mcHBi commune que la précédente; on voit quelquefois sur chacune de ses faces trois systèmes de stries, qui prennent naissance ijaai les angles, coupent obliquement les arêtes et vont jusqu'à leur rencontre mutuelle, en laissant au centre un espace vide de forme triangulaire ; elles sont parallèles à l'intersection des tès»
du dodécadièdre Vi(6^6^/*6^^s) avec celles de Toctaêdre rëgolier» qui, dans le système hexa-dicdrique, n'est qu'une limite de It série totale des dodécadièdres. Plusieurs cristaux de cette variété offrent des clivages assez nets, parallèlement à leurs faces. Cette variété se trouve dans les mines du Gornouailles et du Pérou.
3. La pyrite dodécaèdre^ ^'*(6'). C'est, avec la forme Gabique* une des variétés les plus ordinaires et les plus caractéristiques de la série cristalline. Le dodécaèdre dont il est question ici, est la forme kémiédrique que nous avons désignée ailleurs par le nom ù'hexa-dièdre^ et dont les faces sont des pentagones symétriques, tous égaux entre eux. L'incidence des faces, à l'endroit des bases ou grandes arêtes des pentagones, est de laô^Ss'. L'angle plan de chaque pentagone, opposé à la base, est de 121^35'; et chacun des autres angles plans est de io&*36'. Les
..., . QCBiçaœs. , 5^55
.ux de cette ,yariété sont quelquefois croisés deux ^ deux,
ïnaniëre que les angles dièdres prÎDcipaux de Tun forment
^ faillies au-dessus des faces de l'autre, comme od le voit
20, pi. 12.
' U pyrite dodéçadièdre, i = V*(6i iV», fcVï), fig. 44, pi. 6. Cette
j£^ Tariété, non moins caractéristique que la prëcëdente, est
or te de trapézoèdre à faces non symétriques» qu'il faut bien
g^der de confondre avec le trapézoèdre ordinaire, qu'on ren-
itre aussi dans la pyrite, mais beaucoup plus rarement que
f^^ dont il s'agit en ce moment. On, a observé ce dodéeadjèdre
é dans les pyrites du val de Brosso, en Piémont, .dann celles
Ij'Ue d'Ëlbe, de Presnitz, en Bohême, et de Scbïieeberg, en '
. Les faces de ce dodécadièdre, ainsi que celles de deux
3 solides du mêaite genre, entrent souvent en oombinaiton
G, les formes précédentes, dans . les variétés cristallines les
os ricbes en facettes. !
,,..5* La pyrite trapézoèdrey a', fig. 10, pi. 4* C'est le trojtézoèdre
a^f^Aiaire, appelé leucitoèdre, aussi rare, dans Tespèoe que nous
(j[<à6rivon$, que 1q rhombododéçaèdre. Nous ne le citon^ ici que
mr l'autorité de Haiiy, qui FinlSique comme exists^nt à l'état de
p^istaux isolés, et disséminés dans un schiste talqueux diÇ l'île de
Çprse, avec de petits octaèdres de fer magnétique. ,Quant au
rhombododéçaèdre, il n'a pas été observé eq cristaux complets,
q^pjiaie le trapézoèdre : ses faces sont toujours très-petites et
mbordonnées aux formes précédentes. Les deux variétés de forme
dont nous parlons, sont donc aussi rares dans ce minera), q.u'elles
90iit communes dans d'autres espèces, telles que le grenat et
Tainpbigène.
6. La pyrite cubo-octaèdre, pa^^ fig. 7, pi. 4- Cette variété peut offrir trois aspects différents, comme le montrent les figures 34» 35 et 36, pi. 2.
7. La pyrite cubo'dodécaèdre,p^l*{b^)y fig. ^9^ pl« 6. Se trouve k l'île d'Elbe. Souvent les faces 6' sont très-étroites, en sorte que le cristal se présente sous l'aspect d'un cube, émarginé dans une direction oblique; souvent aussi les faces p sont striées dans trois sens perpendiculaires l'un à l'autre, comme dans la variété triglyphe. Dans une variété analogue, que Haùy a nommée qualemairey le dodécaèdre ^«(6') est remplacé par le dodécaèdre V»(6*).
8. La pyrite icosaèdre, a**/*(6'), fig. 99, pi. 23; et 46,4^, pi. 6. C'est la combinaison de l'octaèdre régulier avec le dodécaèdre
356 SULFURES KT iiLKNIURES SIMPUtt
pentagonal. Elle offre aussi trois aspects diiFët'ents^ selon le pUû ou moins de développement des deux ordres de focettes coiùposantes. Tantôt c'est l'octaèdre qui domine, comme dans la figure 99, tantôt c'est le dodécaèdre, comme fig. 4^; et souv la combinaison offre l'aspect plus simple et plus symétrique la figure 46 : on a alors un solide à 30 ikccs triangulaireSf < n'est pas l'icosaèdre régulier de la géométrie, car huit de ses i seulement sont des triangles équilàtéraux, et les douze autres sont des triangles isocèles.
9. La pyrite iriacorUaèdre p, i = */f(6ifcVtfcVi), fig. 45, pi. 6. C'est la combinaison du cube avec le dodécadièdre 1 de la qi trième variété. On a ainsi un solide à 3o faces, qui sont rhombes, mais non toutes égales entre elles. Six de ces rhomhcs sont parallèles aux faces du cube, et leur grand angle est de 1 ia6°5a', valeur égale à l'incidence de deux pentagones, au-de^ sus de leur base commune, dans la variété dodécaèdre.
10. La pyrite patitogène, Haûy, fig. 100, pi. 23. Cest la coidbinaison du dodécaèdre pentagonal avec le dodécadièdre t = ^lt{b^ t^l^b^h) : ou bien, l'icosaèdre, dans lequel chaque lace équilatérale est remplacée par une pyramide triangulaire^ tr^isurbaissée. C'est dans cette variété que Haûy a reconnu à là ftii des indices de clivage parallèles aux faces du cube et à ceHei de l'octaèdre régulier. ' '*
1 1 . La pyrite en octaèdrô émarginé a^ 6^, (6g. i5, pi. 4)- Variéti biforme de Haiiy. C'est la combinaison de l'octaèdre régulier avec le dodécaèdre rhomboîdal, cette dernière forme étant subordonnée à la première. Les faces 6* ont été aussi observées dans des combinaisons ternaires ou quaternaires, composée; da
cube, de l'octaèdre, et d'un dodécaèdre pentagonal, tel que ^'*(i^i
Vi(6') ou '»(6 '*). Ces combinaisons se rencontrent dana une mine de plomb du Cumberland, dans la mine de fer de Traverselle, en Piémont, et à l'ile d'Elbe. -
12. La pyrite biforme a^ t. Combinaison de l'octaèdre régolicr et du dodécadièdre / (fig. io3, pi. 23).
i3. La pyrite triépoîntée pc? (fig. 9, pi. 4)* Combinaison du cube et du trapézoèdre ordinaire a*.
i4. La pyrite cubo-icosaèdre pa} ^l^b* (fig. loi, pi. a 3). Combiitaîson ternaire du cube, de l'octaèdre et du dodécaèdre pentagonal.
i5. La pyrite quadriépoîntée pa^i (fig. 102, pL 23). Combinaison du cube, de l'octaèdre et du dodécadièdre L
16. La pyrite informe a}'l*{h*)^l\bH'l^b\ (fig. io4). C'est la ariëté paDtdfjène, plus les faces de l'octaèdre régulier. On oît, fig. 106, un autre triforme, ayant l'aspect d'un octaèdre, lont les angles portent un poîntement à six faces^ qui appariennent au trapézoèdre a' et au dodécaèdre '*(6*). La figure 107 eprësentc un poîntement semblable avec les faces i en plus.
17. La pyrite quadrifomie (variété bifère de Haiiy) a* 6* /'(6*) L ^mbinaison de l'octaèdre, du rhombododécaèdre, du dodécaè-
Ire pentagonal *''(6*) et du dodécadièdre /.
18. La pyrite surcomposée,lià\iyjpa^a*al^i (fig. 108, pi. 23). illombinaison du cube, de l'octaèdre, du trapézoèdre a*, de l'oc* a-trfèdre aVî, et du dodécadrièdre L
jg. La pyrite méga/ogone, Haùy, \b^)a}d?i!' = V«(6* 6'/» 6^/»), fig. 109). Variété chargée d'un grand nombre de facettes, fai* ant entre elles des angles très-obtus.
ao. La pyrite paraUélique, Hauy, pa^^l%b^)^l\b^li)aUi%{\ «V«(6i6V«6V3); e = ^b'b'l^'l'^); et i" r= ^/«(fcitVsfcVs). C'est de
tes Les variétés observées par Haiiy, celle qui lui a présenté le lias grand nombre de facettes : ce nombre de facettes est de 34- Ces facettes se réunissent en zones diverses, faciles à reconlattre au parallélisme de leurs bords d'intersection : c'est de ;ette circonstance qu'il a tiré le nom de /7ara//(^/z(|ftxe, qu'il a donné i cette variété, venant du district de Petorka, au Pérou. Mohs a lécrit et figuré une autre variété du même genre, représentée ig. 110, et dans laquelle les zones sont accusées d'une manière
ore plus sensible : elle a pour signe pa>cf{^ C ayant la signi* icatîon indiquée précédemment.
Tableau des valeurs d^angles.
p sur a^ = 126^16'
p sur a* = 1 44^44*
a* sur a* =
a ' * sur a ' • =
a* sur a'^
a* sur a*
a* sur a*
rt* sur a'
a' sur a*
p sur 6*
p sur 6*
p sur h*
p sur 6*
6* sur 6*
6^ sur 6*
6* sur 6*
i6io33'-
ii3*»35'.