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Nadelerz. Il se présente en. masses. cristallines, feuilletées. ou. laminaires, clivables parallèlement: à, trois plans compris dans. une même zône; le premier, de ces. clivages. fait avec le second: un angle de 153, et avec le troisième un angle de: 133°. Sa densité est de 6,92. Il se comporte au chalumeau, et par la voie humide, comme le faitle Nadelerz. Sa composition chimiqe désire de l'analyse, sHAvante; est représentée par la formule:
(Pb, co) Be.
Analyse de la Chiviatite, par Rammelsberg :
: de | ., looa 0 PIS : . RMS. Da,gs an nd Ne Qu 2, : . . 19,70 TT CN AR MIN CARRE CURE CERISE UE D A do e eue à 1,02- DD. 44.) . .1 Un
4 Espice.. GÉOKRONITE, (Svanberg)..
Syn. : Schulzite, Sauvage; “éora Apjohn.
Caractères essentiels.
| il Composition, chimique: Pb° Sb; ou en poids : soufre 16,5; antimoine 16,7, et plomb 66,8. — L'antimoine est quelquefois remplacé en partie par de l’arsenic.
Système cristallin : T'orthorhombique.
La forme fondamentale: .est un octaèdre. droit: à base rhombe, de 64°4 5’ à la base, et.de 153° aux arêtes culminantes; ou bien; un prisme droit rhombique, de même hauteur,.et dont les pans: . font entre eux un angle. de. 1 19°44’-(selon Kerndt). La grande: diagonale de ce prisme n’est que la moitié de celle qui lui correspond dans la pyramide... |
Caractères distinctifs.:
Les cristaux sont très-rares, et. offrent des traces de clivage parallèles aux pans du prisme de 1 1944. Les premiers échantillons connus. de cette substance étaient en masses compactes :
RHOMBIQUES, | | 459
ou schisteuses, d’un aspect métallique; ils venaient de. Suëde ou d’Espagne. Depuis, on a découvert près de Pietro-Santo, dans le Val-di- Castello, en Toscane, des cristaux assez nets, qui ont permis de déterminer ayec une assez grande. précision les deux caractères fondamentaux, de l'espèce. Ces cristaux sont.des prismes à six faces, pmhi , terminés sas des pointements à quatre faces.
La densité de la géokronite est de.6,5.— Sa dureté — 2.3, Elle est cassante; sa cassure est inégale ou conchoïde. Son aspect est métallique, et sa couleur.est le gris de plomb, plus ou moins clair. Elle fond très-aisément au chalumeau, et donne les réactions ordinaires du plomb, du soufre, de l'antimoine et. quelquefois de larsenic.
La géokronite, par ses caractères extérieurs, à tantôt au Weissgiltigerz, tantôt à la plumosite (ou federerz), tantôt à la stibine. ou à la tétraédrite compacte. On peut en distingue trois variétés et même quatre, si l’on réunit à cette espèce la kilbrickénite, comme le propose M. Dana: 1° la géokronite arsénifère de Suède, ou géokronite proprement dite, celle qui a été connue la première et décrite par Svanberg (1); 2° la géokronite non arsénifère d'Espagne, ou la schulzite, qui a été découverte par Schulz, inspecteur général des mines, et décrite par Sauvage (2); 3° la géokronite cristallisée et arsénifère de Toscane, qui a été reconnue et déterminée par Kerndt, tant sous le rapport chimique que dans ses caractères cristallographiques. | | re.
On trouve à Kilchricken, dans le comté de Clare, en Irlande, une substance d’un gris de plomb bleuâtre, en masses amorphes, à cassure compacte ou imparfaitement lamellaire, d’ une densité 6,407, d’une dureté de 2 à 2,5; soluble avec difficulté dans l’acide chlorhydrique chauffé, avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré. D’après l'analyse que APIOUS en à faite, elle se rapproche assez de la géokronite, pour qu’on puisse, avec M. Dana, l'identifier avec cette espèce. Cependant, Apjon a cru
devoir représenter sa composition par la formule Ph° Sb, "qui. diffère un peu de celle que nous avons donnée ci- dessus; et, par suite, la considérant comme une espèce particulière, il lui a donné le nom n de kilbrickénète.
(4) Annales de Poggendorf, tome 51, p. 535.
(2; Annales des Mines, 3e série, tome 17, p. 925.
460 SULFURES MULTIPLES Analyses :
Lo De la Géokronite 20 De la Schulzite 30 De la Géokronite .. de Sala, de Meredo, de Toscane, par Svanberg. par Sauvage. par Kerndt.
POUCES 2 LAS NE be ie NS 10007, 0. 400 ADO 1 0070 AL TO D LT 0,666.
Avenir, 0p nee RE mn Plomb: Béarn nié 200 60646 CHE Ts Ab. HO UMEGO Ar ETIENNE 58 dant TO RESTE DE dont iRRENC En Pen PAC. à Sa DIT AU D'Or RS IFF ED PRE
Analyse de la kilbrickénite, par Apjohn :
A à à a ts 0 à 10,00 D 0 MR NUE CS Cu OR D, Fi. e. . . 00,07 D Te PME Re 000,08
La géokronite de Suède a été trouvée en masses amorphes à Sala, en Suéde, dans la mine d'argent de cette localité, et aussi dans la mine de cuivre de Fahlun. La variété de Sala a été confondue d’abord avec le weissgiltigerz, qu'on exploite dans le même endroit. La schulzite se rencontre en nodules, au ‘milieu de la galène, à Meredo, dans la Galice, en Espagne. Cette variété est facile à pulvériser ; elle s'émiette aisément et tache fortement les doigts. La géokronite en cristaux déterminables se trouve aux environs de Pietro-Santo, dans le Val-di-Castello, en Toscane, dans une mine de galène, où elle est associée au federerz ou plumosite. La kilbrickénite vient de Kilbricken, dans le comté de Clare, en Irlande.
On pourrait rapporter aussi à la géokronite un minerai fibreux d’un éclat très-vif, trouvé par le professeur Meneghini à Bottino, en Toscane, où il est accompagné de jamesonite et de boulangérite. Bechi, qui en a fait l'analyse, lui : donné le nom de Mé-
neghinite : il lui assigne la formule Pb! SD. U est composé de
17,529 de soufre; 19,284 d’antimoine; 59,214 de plomb; 3,540 de cuivre, et 0,344 de fer. Si ces proportions sont exactes, la composition de ce minéral serait semblable à celle des cuivres ris.
RHOMBIQUES. AG:
20° Espèce. STERNBERGITE (Haidinger).
Syn. : Argent sulfuré flexible, de Bournon; Biegsamer Silberglans, des Allemands.
M. Haidinger a décrit sous ce nom un double sulfure d’argent et de fer, d’un brun de tombac et à poussière noire, cristallisé en petites lames hexagonales, modifiées sur quatre arêtes des bases, offrant sur ces dernières faces un éclat métallique des plus vifs, et parallèlement à leur direction un clivage des plus nets et des plus faciles. Ces cristaux tabulaires dérivent d’un prisme rhombique droit de 1 19° 30’; ils sont communément implantés et groupés en rose ou en éventail. Leurs principales modifications sont les faces g', qui transforment le prisme rhombique en PHARE hexagonal presque régulier, et les faces L', qui forment à l'entour une bordure disposée en anneau. L’ hote te d’une de ces faces sur celle qui lui est adjacente inférieurement est de 118°. D’après cette donnée, le côté du prisme fondamental est à sa hauteur comme 1r:1,66.
La couleur de ce étre est assez semblable à celle de la pyrite magnétique; ses faces sont souvent irisées de nuances bleuâtres.. Les lames minces sont flexibles comme des feuilles d'étain. Sa dureté est très-faible; elle est au plus de r,5; aussi, laisse-t-il des traces sur le papier à La manière du graphite; sa densité est de 4,215. Chauffé sur le charbon, il fond en un globule magnétique, recouvert de parcelles d'argent; avec le borax, il donne un verre coloré par les teintes qui caractérisent le fer, en même temps qu’on obtient un globule d'argent. Analysée par le professeur Zippe, de Prague, la sternbergite a fourni le résultat suivant :
SOUÉ LES NTOUNNN RRR ANNE RSR "et ADO, RS RNA Re A à
PMR Composition que l’on représente par la formule : Ag Fe?.
Ce minéral a été trouvé d’abord dans les filons de Joachinsthal, en Bohême, puis dans ceux de Johanngeorgenstadt, en Saxe, associé à différents autres minerais argentifères, tels que l’argyrose, la psathurose (ou argent noir), et la pyrargyrite (ou argent. rouge). M. Haidinger a dédié cette espèce au comte Sternberg, de Prague.
if pr: en LEO GUN CR 462 SULFURES MULTIPLES
On peut rapporter à cette espèce l'argent sulfuré flexible de Bournon (ou le Biegsamer Silberglanz des Allemands), qui vient de la-mine'de rle las, à Freiberg, et qui s'offre en lames rhomboïdales de 125°, très-fmincés ‘et très-flexibles, avec un clivage net parallèlement à leurs grandes faces. Ces lames “homboïdales ont été cépeñdant considérées, par le comte de Bourhon et quelques auteurs, comme des prismes droits à base parallélogrammique, ét par conséquent rapportées par eux au système klinorhombique, mais tout Ch reconnaissant que les di.
mensions de ce prisme différaient | peu ‘de celles d’un prisme droit thombique. Ce minéral est d’un gris noirâtre assez foncé, avec un faible éclat métallique. Les essais de Wollaston ont constaté qu'il est composé de soufre, de fér et d'argent. MM. Brooke ët Dañia le regardent comme identique avec le sternberpite. L'argent sulfuré flexible a été trouvé dans une des mines de Freiberg, ét'on en a cité aussi qui proveñaït d’une mine de la Hongrie.
21e Ésrècr. PSsATBUROSE (Beudant).
Syn. : Argent antimonié sulfuré noir, où Argent noir, Haüy; Schwarzgil-
figerz ; Melan-glansz, Breithaupt; Sprédglaserz, ou Argent sulfuré fragile ; Stéphanite, Häidinger êt Dana.
Il'existe plusieurs doubles sülfarés argentifères qui, Se rencontrant assez souvent dans les filons avec le sulfure simple d’argent ét la galène, ajoutent beaucoup à l'importance de ces gités métallifères; ils sont dé couleur noire où rouge, et on les nomme à causé de cela argents noirs et argénts rouges. Cé sont des combinaisons doubles du sulfure simple (argyrose) avec le $esquisulfure d’antimoine (stibine), ou le sesquisulfure d’arsenic (orpiment), dans lesquelles le rapport des quantités de soufre, contenues dans les deux sulfures composants, est celui du nom-
bre 3 aux nombres 0, 6, 3 et 1. Les deux premières, la polybasite et la psathurose, sont noires; les trois suivantes sont rouges, la pyrargyrite, la proustite et la miargyrite.
Caractères essentiels de là Psathurose.
Door | Composition chimique : Ag° Sb; les proportions pondérales sont : soufre, 15,70; antimoine, 13,98; argent, 70,32. Système cristallin : Orthorhombique. Forme primitive . lé prisme droit (fig. 290, pl. 31), dans lequel m sur m=— 1 15° 397, et
RHOMBIQUES. : : 463 le rapport d’un des côtés de la ‘base’b à la 11 EE ‘est à peu près celui des nombrés 5 et 6.
‘Caraitéres distinctifs.
Géomérriques. — Les formés ‘les ‘plus ordinaires sont des prismes à ‘six pans, ordinairement très-courts, modifiés sur les arêtes des bases par une ‘ou plusieurs rangées de facéttés disposées en anneau. Les pans de cés prismes sont striés verticalement. Ces cristaux sont fréquemment groupés, ‘et ils offrent dans leurs groupements, ‘une assez grande analogie avec ceux de la marcassite et surtout de l’arragonite, espèce avec laquelle la psathurose est plésiomorphe. Ils ne présentent que des traces de clivages fort im parfaits, parallèlement à des faces comprises dans la zône de la petite diagonale.
PaiysiQuEs. — Aspect : métallique ; couleur des cristaux : gris de fer, tirant sur le noir ; poussière noire. Densité — 6,2...6,3. Dureté= 2,5, La sébateiéé est aigre, très-fragile ; sa cassuré est inégale, ou conchoïde.
CHimiques. — Fusible au chalumeau, en donnant lieu à une combustion de soufre très-sensible, et à un dégagement de vapeurs antimoniales; sur le charbon, elle fond er un globule d’un gris foncé, qui, à la flamme de réduction et avec addition de soude, donne un houton d'argent. Attaquable par l'Acide azotique chauffé, avec précipité blanc immédiat; la solution précipite de l'argent sur une lame de cuivre. L’antimoineé est quelquefois remplacé partiellement par de larsenic; et une partie de l'argent par un peu de cuivre et de fer.
Analyse de la psathurose :
te De Schemnitz, en Hongrie, 20 d’Andreasberg, au Harz , par H. Rose. par Kerl.
UT CPE ET OS D el Antimgoines : 14,68 2. . . . . 15,70 Ainent , 4: OO04 MR. : 006 Pitt 0 60, 000
Per, iris Hé Me Mix
La psathurose est toujours cristallisée, sous là forme de tables ou de prismes courts, ordinairement à six pans, modifiés sur les arêtes des bases, comme on le voit figures 291 et 292. Les modifications les plus ordinaires sont les suivantes: bf, 65;
el, e ‘ls, et, e*. Incidences de b! sur 6! — 104°20’ ie ji ; Ganefs et 130°16 et 96°7 aux arêtes culminantes du rhomboctaèdre; de b* sur m = 1/42°107; de e* sur e* (au-dessus de 9°) = 10748’; de e* sur g' = 143°54; de m sur g'= 122°10; dem sur “ = 113013; de b sur p — 156°47. La psathurose se rencontre aussi à l’état amorphe et disséminée. C’est un des minerais d'argent les plus riches, et il est recherché avec soin pour servir à l’extraction du précieux métal.
La psathurose se trouve dans les filons argentifères, avec d’autres minerais d'argent, tels que l’argyrose, et surtout l'argent rouge (pyrargyrite) qui l'accompagne presque toujours, et dont elle était regardée jadis comme une simple altération. Haüy la rangeait dans cette dernière espèce, sous le nom particulier d'argent noir. Les plus belles variétés viennent des mines des environs de Freiberg (entrautres, celle de Morgenstern), de celles de Schneeberg, Annaberg, et Johanngecrgenstadt en Saxe; de celles d’Andreasberg, au Harz (mines Andreaskreuz, Samson, etc.); de celles de Joachimsthal et Pr zibram, en Bohême ; de Schemnitz et Kremnitz, en Hongrie ; de Zacatecas et Guanaxuato, au Mexique.
IVe Tribu. RHOMBOÉDRIQUES.
22 See PoLyBaAsITE (G. Rose).
Syn. +: Argent sulfuré fr . et Bournonite du Mexique (en partie) ; Eugenglanz, Brattannle Mildgianzerz, Werner.
Cette espèce a été confondue tantôt avec la psathurose, et tantôt avec la bournonite. Cest à MM. Henri et Gustave Rose que l’on est redevable de sa détermination, le premier lui ayant assigné une composition distincte, et le second une forme cristalline particulière. C’est un minerai métallique, d’un noir de fer, à poussière noire, qui cristallise en tables hexagonales régulières, dont les bases pr ésMtent un entrecroisement de stries triangulaires, qui se coupent sous des angles de 60° : elles sont parallèles aux bords alternatifs de ces bases, et par conséquent aux arêtes d’un triangle équilatéral. Ces tables sont modifiées sur leurs bords horizontaux par des facettes qui mènent le plus souvent à des formes dirhomboédriques, et quelquefois à des formes simplement rhomboédriques. Ce double caractère, de
RHOMBOÉDRIQUES. 465
stries es triangulaires et de modifications “hédiédiques, pourrait conduire à attribuer le rhomboëèdre comme forme primitive à cette espèce. Outre les stries des faces basiques, les pans du prisme hexagonal en offrent d’autres qui ont aussi une direction horizontale. La double pyramide hexaëdre, qu'on obtient par Île prolongement des troncatures des arêtes, a ses faces inclinées de manière à faire entre elles, d’une pyramide à l’autre, un angle d'environ 117°, et vers les arêtes culminantes, un angle de 129°30°. Un clivage a existe dansle sens des bases,
Ce minerai est compos de soufre, d’antimoine et d’ argent,
suivant la formule Ag Sb ; ; ou, en poids, de soufre 14,9; d’antimoine 9,9; et d'argent 75,2. Mais une grande partie de l’antimoine est souvent remplacée par de l’arsenic, et une portion de l'argent par du cuivre, dont la quantité s'élève quelquefois jusqu’à 10 pour cent. Les caractères chimiques de la polybasite sont les mêmes que ceux de la psathurose, si ce n’est que le premier minéral donne plus souvent, et d’une manière plus marquée, les réactions de l’arsenic et du cuivre.
Analyse de la polybasite :
io De Guarisamey, 20 De Schemnitz, 8° De Freiberg, au Mexique, en Hongrie, en Saxe, par H. Rose. par le même. par le même.
NOUÎTE, 1 17,04, SO use 1000 Antoine. 04097... 0,90, 4, on Arébgioi JT de di Dal nu 340 Argent... : . 0420: 4: 70,0". 6d9g Cuve, 4 004. 4.0 Le di, 2,0 Boni. oo, 44 Qi su Den Pi it bites a Did Du
Les cristaux de polybasite sont généralement noirs et opaques ; cependant ceux qui sont en lames très-minces, étant vus par transparence, paraissent d'un rouge foncé. Ces cristaux minces sont assez fréquemment recouverts d’un enduit de chalkopyrite. Ils sont très-fragiles. Leur dureté = 2.:..3; leur densité — 6,21. : |
Cette substance se rencontre en cristaux et aussi en petites masses compactes, dans les mines de Guanaxuato, et de Guarisamey, province de Durango, au Mexique, avec la chalkopyrite et le calcaire spathique ; dans plusieurs mines des environs de Freiberg, en Saxe, et entre autres dans celles de Neue-Mor-
Cours de Minéralogie. Tome Il. 30
genstern et de Himmelfürst ; ‘dans celles de foschimahal en ESA et . Séhemnitz en Hongrie. PATES 1)
23e Esviez, PYRARGYRITE (Glocker).
Syn. : Argent antimonié sulfuré, ou Argent rouge, Haüy; Dunkles Rothgiltigerz (ou argent rouge sombre) des Allemands; Ruby Silver, Phillips; Rhomboedrisches Rubinblende, Mohs ; Antimonit Silberblende, Breithaupt; Pyrargyrite, Glocker, Haidinger, Hausmann, Naumann et Dana : ; ATgy- Earase, Beudani.
Caractères essentiels.
Composition chimique : Àg Sb: ou, en pose soufre 17,5 6 ; antimoine 23,46 ; argent 58,98. |
Forme cristalline : Rhomboëdre obtus de 108°20? (fig. 281, pl. 31). Le type rhomboédrique domine dans les cristaux de cette espèce, et ses formes rappellent celles du carbonate de chaux, avec lequel elle est plésiomorphe. Quelques-unes cependant portent des traces d’une hémiédrie polaire, tout-à-fait pareille à celle qui neue les formes de la tourmaline.
Caractères distinciifs.
Géomérriques.— Les formes dominantes sont le prisme hexasonal régulier et le scalénoèdre. Les rhomboëdres se montrent toujours subordonnés à Fun où à l’autre de ces types secondaires. Celui des deux prismes hexagonaux qui se montre le plus souvent et avéc toutes ses faces, est le prisme de second ordre, celui qui est ei position inverse ou diagonale, par rapport à la forme primitive; autre prisme, celui de premier ordre, est beaucoup plus’ râré, et se trouve toujours réduit par hémiédrie à la forme d’uri prisme trigonal : ce prisme triangulaire, en se combinant avec le prisme hexagonal de second ordre, forme un prisme à neuf pans, comme celui de la tourmaline. L’hémiédrie polaire se manifeste aussi dans les sommets, ainsi qu'il arrive dans cette dernière substance. Certains cristaux sont terminés d’un côté par six faces, et de l’autre par trois seulement, parce qu’un des rhomboëdres secondaires est réduit à trois faces, ayant perdu toutes celles qui répondent à l’un des sommets.
Des clivages assez nets ont lieu parallèlement aux faces du rhomboèdre primitif p (fig. 281). Les cristaux sont souvent groupés par hémitropie; et l'axe de révolution est ordinairement parallèle à l’une des arêtes culminantes du rhomboëdre équiaxe. b',
RHOMBOÉDRIQUES. | ie
Paysiques, — Aspect : substance d’un gris de plomb bleuâtre où noirâtre, à la surface des cristaux, montrant par places des reflets d’un rouge cramoisi ou rouge de carmin, qui se développent par la cassure, et surtout lorsqu'on pulvérise le minerai; sa poussière est toujours d’un rouge sombre; son éclat est adamantin, ou submétallique. Elle est translucide sur les bords, et généralement opaque, lorsqu'elle esten fragments un peu épais, et qu'elle offre le brillant métallique d’une manière us prononcée.
Densité: — 5,75... 5,85. — Duréeté : — 2... 2,5. Ellé‘est douce, cassante et facile à acts avec un couteau ou à rayer avec une pointe d'acier, qui fait aussitêt apparaitre la couleur rouge. Sa cassure est conchoïde. |
| CHIMIQUES. — Fusible sur le charbon avec c facilité, en don-@ nant des vapeurs d’antimoine et d'acide sulfureux, et réductible en un globule d'argent. Attaquable par l'acide azotique, avec précipité nent d'oxyde antimonique ; solution donnant par Vacide ehlorhydrique, un précipité blanc de chlorure d’argent, que l’ammoniaque peut dissoudre.
Analyse de la pyrargyrite :
‘40 D'Andreasberg,. 20. Du Mexique, par Bonsdorf. par Wohler.
DORE, 1, +: 16,000, 4 100 ANAIOIMRE. 0 +. AO: à oi à à Obs Argent. un +4 JO «0 à ut 0gr2
On voit par ces analyses, que la pyrargyrite est encore unminerai fort riche, puisqu'elle contient 60 pour cent d'argent.
VARIÉTÉS
: Formes cristallhines.
, . A £ | 13 UE Modifications sur les arêtes : b!, b?, b, b'; d', &, d'la, dk, — sur les angles: a, a; el, e°h, els; Cr Ci As (d'h,b!, d'B;; (dile, d'ls, 6h).
Les principales formes simples ou combinaisons de la pyrarwyrite sont les suivantes :
1. La pyrargyrite prismée p d' (Ag. 282, pl. 31). La forme primitive, représentée fig. 281, n'existe jamais seule : elle est. combinée avec une autre forme, qui est presque toujours le
prisme de second ordre di. Cette variété est analogue à la variété prismée du calcaire spathique. Incidence de d' sur d'=—120°; de p sur p —108°20"; de p sur d’= 1260.
2. La pyrargyrite prismatique a! d' (fig. 283). Le prisme de : second ordre, toujours complet dans la série cristalline, et terminé ici par deux bases horizontales.
3. La variété prismée (fig. 282), dans laquelle le rhomboëdre primitif p est remplacé par le rhomboëdre équiaxe b!. C’est l’analogue de la variété de calcaire nommée par Haüy bisunitaire ; son signe est en effet bd”. Incidence bf sur b!— 13740". Cette variété offre souvent un exemple du groupement en forme de gerbe, que représente la figure 37, pl. 13, et que nous avons décrit page 210 du I° volume, groupement que l’on cite comme
un de ceux qui satisfont à la loi particulière de Mohs, d’après TE l'axe d’hémitropie serait parallèle et le plan d’hémitropie normal à une arête cristalline. |
4. La variété prismée, combinée avec le prisme hexagonal de premier ordre, réduit à trois faces seulement par hémiédrie (fig. 284). Le signe de cette variété est p d' 1},(e?); elle est analogue à la variété de tourmaline nommée par Haüy trédécimale. Incidence de d! sur e? = 1 50°.
5. La pyrargyritetriunitaire d' be! (fig. 285). C’est la variété 3, augmentée des faces du rhomboëèdre aigu e*, qui est l’analogue de la variété inverse du calcaire. Mais ce rhomboëdre aigu présente ici un cas d’hémimorphisme, semblable à celui qui caractérise les variétés de tourmaline, que Haüy a nommées isogone et équidifférente : il est réduit par l’hémiédrie polaire à un seul de ses sommets. Des différences de configuration se montrent donc vers les deux extrémités, comme dans les cristaux de tourmaline, puisque lune des terminaisons est à trois faces et l’autre à six. Incidence de e! sur e!—8 1°.
6. La pyrargvyrite disjointe (de Haüy), moins les faces bt (fig.286). Le signe de cette combinaison quaternaire est p d! d°b*. On voit apparaître ici le scalénoèdre d”, qui est analogue du scalénoëdre métastatique de la chaux carbonatée. Incidence de d? sur d= 105°30’; 149°40’; 130225; di sur d? — 142245; b* sur br==1339r0". |