D'APRÈS LES ACIDES
Beudant partage la série des espèces minérales.en trois.elasses, fondées sur des caractères Agnes: qui offrent cet inconvé-
() Schwecigger’s Journal, t. XV, pag. 427. — Et Nouveau système de Minéralogie, par J.-J. Berzélius : ; Paris, 1819. (2) Traité élémentaire de Minéralogie, 2e édition en 2 vol. Paris > 1830.
:.. VAR on LIVRE LL, nient grave de ne pas appartenir aux espèces mêmes de la classe, mais de se rapporter seulement aux éléments qui servent de type aux familles de cette classe. Chaque classe est subdivisée en familles, qui ne sont que les équivalents des grands genres de la méthode inverse de Haüy, comme nous l'avons déjà fait remarquer ailleurs (voyez ci-dessus pag. 23). Les noms de ces familles dérivent de ceux des types ou éléments caractéristiques dont nous venons de parler. | . re Classe. GazoLyTes (1 He — Far renfermant ‘comme type de leur famille, un élément électro-négatif, capable de produire des gaz permanents, en se combinant soit avec l’hydrogène ou le fluor. Cette classe se subdivise en 14 familles, et chacune de ces familles en genres, qui ne sont rien autre chose que les genres de la chimie moderne.
… 16 famille : Silicides. Genres : silice, silicates iibbus, silicates non alumineux.
2° famille : Borides. Genres : boroxyde, borate, borosilicate. 3° famille : Carbonides. Genres : carbone, carbure, carbonoxyde, carbonite, carbonate. | 4° famille : Hydrogénides. Genres : hydrogène, eau, arts 5° famille : Nitrides. Genres : azote, nitrate. L 6° famille : Sulfurides. Genres: soufre, sulfure, sulfoxyde, me fate.
7° famille : Chlorides. Genre : chlorure.
8° famille : Zodides. Genre : iodure o® famille : Bromides. Genre : bromure.
10° famille : Phthorides. Genres : phthorure, , phthoro-silicate. 11° famille : Sélénides. Genre : séléniure.
10° famille : Tellurides. Genre : tellurure.
13° famille : Phosphorides. Genre : phosphate. 14° famille : 4rsénides. Genres: arsénic, arséniure, Aïsénoxyde, arsénite, arséniate. | | Ile Classe. Levcorvres. — Substances renfermant comme type de leur famille, un élément électro-négatif, ne formant point de gaz permanents, mais formant des solutions blanches avec les acides. Cette classe se sous-divise en 8 familles, qui sont : les antimonides, les stannides, les bismuthides, les
(1) C’est Ampère qui à imaginé ces noms de Gazolytes, de Leucolytes et de. Chroïcolytes, que Beudant lui a empruntés, pour les transporter aux minéraux complexes, dont la réumion forme ses classes. Mais on doit remarquer que le célébre physicien ne ies appliquait qu'aux corps élémentaires, en sorte que le caractère et la dénomination se rapportaient à la même substance. |
hydrargyrides, les argyrides, les plambides, les aluminides et et les magnésides (1). |
“JE Classe. CHhoïcoLyres. — - Substances renfermant, comme type de leur famille, un élément plus ou moins électro- négatif, qui ne produit point de paz permanents, mais forme avec les acides des dissolutions colorées, Cette classe se partage en 14 familles, qui sont : les titanides, les tantalides, les tungstides, les molybdides, les chromides, les uranides, les manganides, les sidérides, les cobaltides, les cuprides, les Éntin les platinides, les Sd ia les osmiides.
Dans cette classification, Berzélius abandonne le groupement par les bases, et revient au groupement par les acides ou les principes électro-négatifs. Il partage l’ensemble des minéraux en deux grandes divisions : les corps non oxydés, et les corps oxydés. Chacune de ces divisions se subdivise en classes, qui ne sont, à proprement parler, que des genres chimiques.
ie division. — Corps non oxydés. Cette division comprend les huit classes suivantes : les natifs (non combinés), les sulfures, les arséniures, les antimoniures, les tellurures, les osmiures, les aurures et les hydrargyrures.
2° division. — Corps oxydés. Cette division comprend seize classes, savoir : les oxydes, avec ou sans eau, les sulfates, les nitrates, les muriates et murio-carbonates, les phosphates, les fluates et fluo-silicates, les borates ét boro-silicates, les carbopates et hydro-carbonates, les arséniates, les molybdates, les” chromates, les wolframiates, les tantalates, les titanates, les silicates, et les aluminates. |
3. Classification de Hausmann. 1813, 1845 (3). M. Hausmann partage le règne minéral en treize grandes di-
(1) Plusieurs des éléments donnés ici comme types aux familles dans cette classe et surtout dans la suivante, étant fort peu électro-négatifs, ou même ne l’étant pas du tout à l'égard des autres éléments connus, il en résulte cette circonstance fâcheuse, que les familles finissent par se réduire à rien, un grand nombre d’entre elles ne compr enant qu’une seule espèce.
(2) Poggendorffs Annalen, t. XIL page 1, 1828, — Et Berzelius” s, Neues chemisches Mineral-system, publié à Nüreraberg èn 1847.
(3) Handbuch der Mineralogie, par J.-Fréd.-Louis Hausmaäun ; Gotingus
Cours de Minéralogie. Tome Il. 5
visions qu’il appelle Una d’ après des différences dans la composition chimique : ces classes sont celles des Métalloïdes, des Métaux natifs, des Tellurides (ou Tellurures), des Antimonides. des Arsénides, des Séléniles, des Sulfurides, des Oxygénides, des Fluorides, des Chlorides, des Bromides et des Organoïles (substances d’origine organique).
On voit que ces classes correspondent à nos ordres ou grands genres chimiques, et qu’elles sont disposées d’une manière à peu près semblable. Chaque classe se subdivise en ordres, et par exemple, la huitième, qui est la plus étendue de toutes, comprend, comme subdivisions, les silicates purs, les silicates avec sulfates, les silicates avec carbonates, avec borates, avec tantalates, avec titanates, les titanates purs, les tantalates, les tungstates, les molybdates, les chromates, etc.