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TOoURgE

Substance combustible, brune ou noirâtre, spongieuse, légère formée dans les marais par l'accumulation des débris de plantes aquatiques ; brûlant facilement avec ou sans flamme, en répansw dant une fumée analogue à celle des herbes sèches, et laissant, après la première combustion une braise trés-légère. Sa texturê varie suivant la profondeur du dépôt, et l’état d’altération plus” ou moins avancée dans lequel se trouvent les parties organiques dont elle se compose. On distingue comme variétés principales les tourbes compactes, terreuses ou limoneuses, qui n’offrent plus que de rares débris reconnaissables, et les tourbes grossières fibreuses ou mousseuses, dans lesquelles abondent les fraginents« de plantes visibles. On donne le nom de tourbe des marais, à" celle qui ne contient que des VÉGÉIAU terrestres, et celui de” tourbe marine, à celle qui est composée en tout ou en partie de végétaux marins ét notamment de fucus. L’altération des végé taux, qui produit la tourbe, les transforme, en grande partie, ed substances particulières appelées ulmine, et acide ulmique. :

Gisements ei usages. — La tourbe est extrêmement abondante à la surface de la terre, dans tous les pays marécageux, qui sont |

encore ou qui ont été anciennement occupés par des eaux douces. Dans ce dernier cas, elle se présente immédiatement au-dessous de la terre végétale, ou recouverte seulement d’une couche de sable et de limon. Elle couvre quelquefois d'immenses espaces dans les parties basses de nos continents (Hollande, Westphalie, Hanovre, etc.), et forme aussi de petits dépôts dans les hautes vallées et dans les gorges des montagnes. Les amas | de tourbe sont souvent d’une grande épaisseur ; la plupart sont sous l’eau ; mais quelques-uns sont à sec, et recouverts par de belles prairies. Poe les tourbières sont ainsi masquées par la végétation, leur présence se manifeste par l’élasticité du terà rain, qui tremble sous les HiEËss surtout lorsqu'il est humide; sa mollesse est souvent telle qu'on ne peut y marcher sans y afoncer. |

On trouve au milieu des tourbières, des substances de nature . assez variée; d'abord quelques substances minérales, entre autres

le phosphate de fer terreux, qui enveloppe les racines et les, . tiges des végétaux qui entrent dans la composition du combus- tible. On prétend y avoir observé aussi des pyrites et du sulfate de fer; mais, suivant Al. Brongniart, la plupart des tourbes nommées pyriteuses sont de véritables lignites. On rencontre en outre

. dans les tourbières une grande quantité de coquilles d’eau douce, dont les animaux ont été décomposés en même temps que les matières végétales, ce qui est sans doute la cause de

l'odeur désagréable que la tourbe exhale en brûlant. On y trouve

aussi des débris de mammifères, appartenant en général aux espèces qui vivent encore sur les lieux; des troncs d’arbre, qui

. portent l'empreinte de la hache qui les a abattus; et enfin, différents monuments de l’industrie humaine : toutes circonstances

qui, prouvent que la tourbe est de formation moderne. On sait

en effet qu’elle se Lio uit journellement dans un grand nombre

de lieux bas et marécageux. |

On n’a cependant aucune donnée bien certaine sur le mode

de formation de ce combustible, ni sur les causes qui font que

certains marais en renferment, tandis que d’autres laissent pour-

rir les végétaux qu’ils nourrissent, sans pouvoir les transformer

en tourbe, On remarque que les régions intertropicales en sont

totalement privées, ce qui semble indiquer qu'une température élevée n’est pas favorable à sa production. Il paraît qu’elle exige

une humidité constante, une eau peu profonde, qui se renou-

velle lentement, et ne disparaisse jamais complètement par les

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chaleurs de l'été, Enfin la nature de la végétation qui s’établ dans cette eau, a aussi une grande influence sur la formatio de la tourbe. Dans les contrées où elle est abondante, on pet en quelque sorte mettre les tourbières en coupe réglée comm Tes bois : car, la tourbe étant extraite sur certains points, il s'en reproduit de nouvelle, du S ‘accumulant d'année en année, fini par remplacer celle qu'on à enlevée. La rapidité de cette repr duction varie selon les pays : en Hollande, elle n’exige que trente ou quarante ans; mais, dans quelques parties de la France, où fixe à cent années le terme de la régénération de la tourbe. Les plus grandes tourbières qu’il y ait en France, sont cell de la vallée de la Somme, depuis Saint-Quentin jusqu’à Ab ) ville. Il existe d’ailleurs des dépôts de tourbes dans plus de qu rante départements ; et aux environs de Paris même, sur les riv de l'Essonne. L'exploitation de la tourbe est portée en Hollant 4 un rare degré de perfection ; les Hollandais en font une h mense | consommation, la houille et le bois manquant dans le pays. Ils lemploient à presque tous les usages auxquels le bo pourrait servir. RES l'utilise, comme NN en sous trois form différentes : à l’état brut ou naturel, en briquettes façonné | au a AOUCAEL sorte de bêche particulière avec laquelle on l’extra à l’état compacte, ou en masses fortement condensées | P

qe pression considérable ; 3° à l’état carbonisé : le charhon tourbe produit une quantité de chaleur presque égale à cl que donne le charbon ordinaire. Les cendres de la tourbe sé vent aussi, en agriculture, pour amender les terres sableuse calcaires : on leur a reconnu la propriété de fertiliser singu rement les prairies.

5, Humus.

Syn. : Terreau.

Le bois, soumis à la double action de Pair et de humid se décompose à la longue; il subit une sorte de fermentatit sous l'influence des matières albuminoïdes qui existent da son tissu à l’état de dissolution ou de coagulation; de l’ac carbonique se dégage, et le bois finit par se transformer en une. matière brune ou noire, appelée humus, ou terreau. Cette matière donne par la dttintion de l’eau, des gaz, une sorte d’huile,ret | par l’analyse on en retire des substances particulières, de couleur noire, auxquelles les chimistes ont donné les noms dunes et d'acide humique.

Ir° OnDRe. HYDROCARBURES.

D brances essentiellement composées de cabine et d'hydrogène, combinés directement entre eux, rarement à Pétat cristallin, le plus souvent solides, mais de consistance molle ou fusibles à une basse température, et quelquefois même liquides à la température ordinaire; s’enflammant très-facilement et “brûlant avec une flamme plus ou moins vive, souvent avec fumée tet odeur, sans laisser, du moins pour la plupart, de résidu …

bonneux bien sensible.

L NAPATHALINE,

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Substance blanche, cristalline, d’un éclat gras, et d’une odeur particulière, douce et onctueuse au toucher, qu’on extrait du En de houiïlle, en soumettant celui-ci à une nouvelle distillation. Elle cristallise en lames rhomboïdales, extrêmement minces, dont l'angle obtus est de 108 à 1092. Elle est insoluble dans l’eau, mais se dissout facilement dans l'alcool. Sa tension est faible, etelle s'évapore dans l'air, aux températuresordinaires, ‘comme le camphre, mais plus lentement. Elle fond à 70°, entre ‘en ébullition à 21 2°, et se sublime. Elle brûle avec une flamme fuligineuse.

1 m'est pas démontré que cette substance ne se produise pas pendant la distillation, et par la décomposition de la matière organique à une température élevée. Cependant, comme elle peut supporter une haute température sans se décomposer ellemême, il ne serait pas impossible qu’elle préexistât dans le goudron, et qu'elle fût même toute formée dans la houille ordinaire, d'autant mieux qu'il existe dans d’autres matières bitumineuses, dont certains minerais de mercure sont accompagnés, un produit analogue (Vidrialine) qu'on peut en extraire sans recourir

à la distillation. C’est pour cette raison que Al. Brongniart a cru

devoir placer ces deux substances au nombre des combustibles ‘minéraux.

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