IDRIALINE (Dumas
Composition atomique CH : ou en poids :
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Substance blanche, cristalline, en petites lames ou paillettes ms semblable à du blanc de baleine, et qui est contenue dans le minerai de mercure d’Idria, appelé branderz (ou idrialite). Ce dernier minerai est un schiste bitumineux d’un noirbrunâtre, à poussière tirant sur le rouge ; d’un aspect gras, contenant plus ou moins de cinabre (jusqu'à 18 pour cent), et composé essentiellement d’idrialine, avec quelques parties terreuses ou pyriteuses. Ce schiste est inflammable : de là le nom de Branderz que lui donnent les Allemands : il brûle facilement avec fumée, en exhalant une odeur sulfureuse, et abandonnant une cendre d’un rouge brunâtre. Ce schiste, quand on le chauffe dans un tube de verre, mais pas assez pour l’enflammer, fournit une foule de paillettes cristallines, qui sont la substance appelée idrialine par M. Dumas. Mais, parce qu’on parvient aussi à l’extraire du schiste au moyen de l’huile de térébenthine bouillante, il est probable qu’elle est toute formée dans le minerai d’idria. Cette substance est peu soluble dans Valcool, et elle ne fond qu’à une température assez élevée.
Les hydrocarbures, dont il nous reste à parler, sont tous, à l'état amorphe, mous ou liquides, ou bien solides, mais facilement fusibles; ce sont les substances auxquelles on a donné les noms de suifs de montagnes de cires, poix et huiles minérales, ou la dénomination BASFIQUE de us, lorsqu'ils dégagent, en brûlant, une cüeur particulière, appelée odeur bitumineuse. Les bitumes proprement dits sont des combustibles minéraux, qui diffèrent essentiellement des houilles en ce qu'ils renferment des quantités beaucoup pius grandes d'hydrogène. | La plupart ont une odeur assez agréable, et semblent provenir de la décomposition que la chaleur a fait éprouver à des combustibles plus anciens d’origine végétale, Quelques-uns sont fétides, contiennent de l'azote, et donnent par la distillation du
carbonate d’immoniaque ; ils semblent avoir été produits par la putréfaction de matières animales, par celle de poissons surtout dont on trouve encore des empreintes dans les rôches voisines