Smaltine fibreuse radiée. À Schneeberg, en Saxe
4. Smaltine amorphe. En masses légèrement mamelonnées à la surface, quelquefois finement grenues, et le plus souvent compactes à l'intérieur. |
VARIÉTÉS DE MÉLANGES
Smaltine ferrifère (grau-speiskobalt) ; Smaltine nichélifère ; Smaltine bismuthifère (Wismuth-kobaltkies, de Kebson
Gisements et usages. — La smaltine se rencontre dans certains gites métallifères, et notamment dans ceux d’ argent sulfuré et de cuivre pyriteux. Elle abonde surtout dans les terrains de cristallisation, tant granitiques que schisteux. Elle y est accompagnée souvent de certains produits qui proviennent de sa décom-
position, tels que l’arséniate de cobalt terreux, et le cobalt oxydé
noir, et de plusieurs autres minerais, comme le kupfernickel, le bismuth natif, l’arsenic natif, la galène, et l'argent sulfuré. Les minéraux pierreux qui lui servent de gangue sont: le sulfate de baryte, le calcaire spathique, la dolomie, le fer spathique, la fluorine, le quarz hyalin et le silex corné. On le trouve à And'easberg, au Harz; à Schneeberg, Annaberg et autres localités de la Saxe; à Joachimsthal, en Bohême; à Riechelsdorf, en Hesse ; à Bieber, dans le Hanau; à Dobschau, en Hongrie; à Wittichen, en Souabe ; et en France, à Sainte-Marie dans les Vosges, à Allemont en Dauphiné, et dans les vallées de Luchon et de Gistan, de la chaîne des Pyrénées.
‘La smaltine est le principal des minerais de cobalt : c'est du moins le plus abondant. Il existe encore deux autres minerais, que nous décrirons bientôt, et dont l’un (le sulfure simple de cobalt) est beaucoup trop rare pour être mis au nombre des minerais utiles, et dont l’autre est un arseni-sulfure de cobalt (la cobaltine ou le cobalt gris). C’est de la smaltine et de la cobaltine que lon extrait le cobalt, ou plutôt, c’est avec ces deux substances que lon prépare fees de cobalt, le seul produit employé dans les arts, car jusqu’à présent le cobalt métallique est resté sans usages.
Le cobalt, en à l’état de pureté dans les one est un métal d’un gris blanchâtre, qui a de grandes analogies avec le fer et le nickel. Il passe pour être, comme eux, doué du magnétisme : cependant cette propriété y est beaucoup moins sensible, et quelques savants même ont douté qu’elle fût réelle, en
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se basant sur ce fait, que le cobalt n’exerce pas d'action notable sur l’ aiguille aimantée, quand il ne renferme plus de traces de. fer : ni de nickel : une petite quantité d’arsenic suffit d'ailleurs. pour lui faire perdre cette propriété. Comme ces derniers métaux, aussi, le cobalt forme plusieurs combinaisons avec le soufre et l’arsenic, etse rencontre avec eux dans presque toutes les Piénr es météoriques. On le trouve encore, mais plus rarement, à Pétat. , d'oxyde, d’arséniate et de sulfate. Comme le cobalt n’est jamais employé dans les arts à l’état métallique, on ne le prépare qu’en petit dans les laboratoires, et seulement pour les besoins des expériences scientifiques. C’est un métal peu éclatant, cassant, et facile à pulvériser, difficilement fusible, et ne se volatilisant à aucune température. Sa pesanteur spécifique est de 8,3. Il est soluble avec effervescence dans l’acide azotique, et son oxyde colore en bleu d’azur le verre de borax.
: L'oxyde qu’on retire des minerais de cobalt, en les grillant, pour les priver du soufre et de l'arsenic, est connu sous le nom de safre :.-cet oxyde, fondu avec de la silice et de la potasse, donne un verre bleu, appelé smalt, qu'on pulvérise pour former
la substance nommée bleu d'azur, ou bleu de cobalt, et qui est employée dans la coloration des pierres artificielles et dans la peinture sur porcelaine. On se sert aussi de l’oxyde de cobalt pour colorer l’'amidon en bleu, pour débarrasser le papier de sa nuance - Jaune, et pour former le bleu de Thénard, qui est un aluminate de cobalt mêlé d’un peu de phosphate. On ne peut pas employer le smalt dans la peinture à l'huile, pivee qu'il ne se délaie pas dans ce liquide : : le bleu de Thénard n’a pas cet inconvénient. Enfin, on fait avec l’oxyde de cobalt dissous dans l’eau régale, une encre sympathique très-curieuse, en ce que les caractères tracés avec cette encre disparaissent par le refroidissement, et redeviennent sensibles et d’une belle couleur hleu-verdâtre par l’action de la chaleur. |
10e Espèce. SKUTTÉRUDITE (Haidinger).
Sy2. : Tesseralkies, Breithaupt; Hartkobalterz, Hausmann; Arsenikkobatter Scheerer ; Modumite, Nicol. Triarséniure de cobalt.
Ce winéral, trouvé à Skuttérud, près de Mod un sn Noryéesl a les plus grands rapports avec la smaltine : il n’en diffère que par sa compesition atomique, et par un degré de dureté plus considérable, D’après les analyses de de et de Wôhler ce
GUBIQUES. 1 .: Ps
serait un tri-arséniure de cobalt, Co As°, contenant: cobalt 29,74 et arsenic 79,26. Tandis que la smaltine ne présente à l’état cristallin que des traces de clivages à peine sensibles, la skuttérudite offre un clivage cubique parfaitement distinct. Sa dureté : s'élève | jusqu’à 6; sa densité est de 6,8. Son éclat métallique est très-prononcé ; ; sa couleur varie entre le blanc d’étain et le gris de plomb clair. Chauffé dans le petit matras de verre, il donne un sublimé d’arsenic métallique, ce qui n’a pas lieu avec la ‘smaltine.
Analyses de la lon:
Par Scheerer. Par Wobhler.
Cobihious de CN dr ne Fer hais... FR a :
AESOIE ce à 0 ec à: VOS Soufre. . D ne.
Gette espèce se rencontre avec le cobalt gris dans un gîte métallifère du: terrain de micaschiste, à à Skuttérud, paroisse de Modumn, en Norwège. Il sert, conjointement avec la cobaltine et la smaltine, à la prepai etes du bleu de cobalt.
iie Espëce. ALTAiTE (Haidinger).
Syn. : Fellurure de plomb, Tellurblet; G. Rose. Caractères essentiels.
+11. Composition définie : Te Pb; ou; en poids: Te =,38,36, Pb —61 ,64. | 2. Forme fondamentale : Le cube.
Caractères distinchifs.
Géomérriques. — Ce minéral n’a encore été observé qu’en masses clivabies dans trois directions rectangukires, et le plus souvent en masses grenues ou compactes, à cassure inégale : les clivages sont peu distincts. Li
PAYSIQUES. — Densité : 8,16; dureté, 3 à 3,5. — Tendre et facile à diviser. — Facies : éclat métallique; Coke! d’un blanc détain tirant un peu sur le jaunâtre.
Caimiques. — Colorant en bleu la flamme du chalumeau; fusible à la flamme de réduction, en répandant des vapeurs, et finissant par se réduire en un petit grain d'argent. Autour de la
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matière d’essai, il se forme un anneau d’un gris métallique, et plus loin une auréole d’un jaune brunâtre. Dans le tube ouvert, on obtient un sublimé blanc d'oxyde tellurique, HE on ee fondre ensuite en gouttelettes limpides.
Attaquabie par l’acide azotique; la solution précipite du sul fate de plomb par l'acide sulfurique.
Analyse de l’altaïte, par G. Rose :
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C’est donc du tellurure de plomb, mélé d'une petite quantité de tellurure d’argent. |
L’altaïte ou tellurure plombique se trouve en petites quantités, et associé au tellure argental, dans la mine de Sawodinsky, monts Altaï; ces deux substances y sont en petits filons, avee la pyrite, dans un stéaschiste. |
129 Esrèce. HMessire (Frôbel et Dana).
Syn. : Petzite, Haidinger : Tellursilber, G. Rose; Teilure argental: Tellurure: d'argent, des chinüstes.
Coniposition chimique : Ag Te; ou en poids : Ag "t. et Te 37,23.
Forme primitive : Le cube, suivant M. G. Roéé; un rhomboëdre voisin du cube, selon M. Hess ; et un prisme rhombique, selon MM. Petz et Kenngott. :
Caractères distineiifs.
Géomérriques. — La cristallisation de cette espèce n’est pas encore connue avec exactitude. Selon M. Hess, on l'aurait trouvée en Sibérie, sous la forme de petits rHbthlbdres voisins du cube. M. Petz, au contraire, a cru remarquer sur des échantil-. lons venant de Nagyag, dés cristaux ayant l apparence de prismes rhomboïdaux. On ne cite aucun indice de clivage.
Paysiques. — Densité, de 8,5 à 8,7. — Dureté, de 3 à 3,5. — Ductile, mais moins que l'argent sulfuré. — Eclat rhétalléies
ADÉLOMORPHES.
couleur intermédiaire entre le gris de plomb et le gris d’acier, passant quelquefois au noir de fer (variété de Nag wyag).
Crimiques. — Fusible au chalumeau en une boule noire, à la surface de laquelle il se forme, par le refroidissement, des points blancs et des dendrites d'argent, surtout quand on le fond dans la flamme intérieure. Fusible dans le petit matras, en colorant en jaune la partie du verre avec laquelle il est en contact. Dans le tube ouvert, il donne un sublimé blanc d'oxyde, susceptible d’être fondu en gouttelettes limpides. Il est réductible par la soude, et soluble dans Facide azotique.
Analyses : De la variété de Sihérie, De celle de Nagyag, par G. Rose. par Petz.