FAMILLES DF. LA FLORE FRANÇAISE
Borraginées — Solanées. — Yerbaseées. — Scrofularinées. — l.entibulariées. — Orohanchécv — Labiés. — Verbénacées. — Globulariées.
Classe II. — GAMOPETALES PÊRIGYNES.
Aacciniées. — Campanulacées. — Lobéliacées. — Cucurbitacées. — Capriloliacées. — Rubiacécî — Valérianées . — Dipsacées. — Composées. — Ambrosiacées.
Subdivision III. — APÉTALES.
Classe I. — APÉTALES NON AMENTACÉES.
Amarantacécs. — Chénopodiées. — Polygonées. — Murées. — Cannabinces. — Limace* — Urlicée*. — Sanguisorbécs. — Thyméléacées. — Hippuridées. — Santalacées. — Aristnlochiées. — Euphorbiacées. — Callitrichinées. — Cératophyllées.
Classe II. — APÉTALES AMENTACÉES.
Juglandées. — Cupuliféres. — Salicinées. — Bétulinées. — Myricées. « — Platanées.
Subdivision IV. — GYMNOSPERMES.
Classe. — CONIFÈRES.
Abiétinées. — Cuprestinées.
DIVISION II. — MONOCOTYLÉES.
Subdivision I.
Périanllie pélaloïde.
Classé I.
Ovaire libre.
Alismacées. — Butomées. — Colchicacécs. — Liliacéc*. — Asparaginées.
Classe II.
Ovaire adhérent.
Dioscorées, — Iridées. — Amaryllidécs. — Orchidées. — llydrucharidée*.
Subdivision II.
Périanthe herbacé ou mil.
Classe I.
draines tans périsperme.
Joncaginées. — Polamées. — Naïadées.
Classe II.
Graines pourvues de périsperme.
Lemnacées. - Aroidées. — Typhacées. — Joncécs. — Cypéracées. — Graminées.
Embranchement II. — PLANTES CRYPTOGAMES ou ACOTYLÉES. Division I. — ACROGÈNES.
Classe I. — FILICINÊES.
Fougères. — Marsiliacées. — Équisélacées. — Lycopodincées. — Characées.
Classe II. — MUSC! NÉES.
Monssei. — Hépatiques.
FABCTUS. — FASCIATION.
Division II. — AMPHIGÈNES.
Classe I. — UCHÊNf.ES.
Lichens
Classe II. — CHAMPIGNONS.
Socs-C-.asse I. — SCLÉHOMVCÉES.
Hypoxyléei.
Soi*-Clasae U. — ilYMÉSOMYCÊKS.
Péiizées. — Agaricinécs.
Soüs-Cla**« II!. — GASTÉROMYCBES.
Clathracées. — Lycopcrdacée*. — Tubérncées.
Rûu»-Cla>*8 IV. — UYPHOMYCÉES.
l'rédinéès. — Mucorinées. — Mucédinécs.
(La classe «lu» Cliainpi^nona esl diviioe par M. I .éveillé en G- familles, d'après la situai ion des spores, •avoir: lUsiDIOSf'Oné'S TlIKCAWOllÉS, CUNOSPOnfo, CYSTOSHOHIÀ*, Ti.ICHO-POHÉS C*l AUTHHOSPOHR-j.
Clame III. — ALGIES.
Soua-Clawe I. — CONFERVOIOÉES.
Confervacécs. — Ulvacées. — Nostocinées. — Oscillaloriécs. — Hydrodictyons. — Zygnéinrcs. — Thwaitésiées.
Soi a-Classr II. — PHYCÉES.
Vaucluriacées. — Fucacecs — Corallines.
Sous-Cla-wk III. — FLOniDÉBS.
Callilhamniées. — Hypoglossées. — Rhyncliococcécs. — Gigarlinées. — Lomentariées. — Claudée».
Classe IV. — PHYTOZOAIRES.
Diatomées. — Ambulatoriéc*.
(Voyez la description de ces ramilles et de ces classes à leur place alphabétique.)
Farctu», plein. S’oppose à vaeuus, vide, creux.
Farinaretu. Farineux, qui est saupoudre' d’une poussière semblable 5 de la farine : les feuilles de certains A triplex, par exemple.
FARINEUX, far inos us, amylaceus. Qui renferme de la fécule, qui a l’aspect de la farine.
Furius, terminaison indiquant que le mot composé est relatif h la disposition : bifarius, où la disposition a lieu par deux. - Acnlei unifnrii, bifarii, trifnrii, aiguillons dis|Misés sur un, deux, trois rangs.
FtSdATlox , fnsciatio ( fnseia , bandclclfc). Phénomène «le tératologie végétale signalé par les plus anciens botanistes chez les liges et les rameaux. Jusqu’à ce jour on a considéré ce phénomène comme consistant essentiellement dans la forme aplatie ou rubanée substituée à la forme cylindrique ou prismatique des liges normales. Il résulte de mes propres observations que la forme aplatie ou rubanée n’est que le premier degré de ce phénomène tératologique, et
FASCIATION.
que dans un degré plus complet et plus avancé, le pliénoniène consiste dans la séparation verticale on partition [/jartitio) d'un même axe en deux ou plusieurs parties qui, étant isolées dés l’étal naissant, constituent autant d'axes complets qui ne different que par leur origine d’un axe normal. Telle est aussi l'opinion de l.ink, et Auguste de Saint-Hilaire a adopté, bien qu'avec doute, cette manière de voir. — Des faits que j’ai été à même d'observer et d’étudier, il résulte que non-seulement les phénomènes de la fasciation et de la partition constituent un même phénomène, mais que le phénomène désigné sous le nom de dédoublement ( diremplio ) (et qui consiste dans la multiplication, soit p rallèlc, soit latérale, des organes appendiculaires) est aux organes appendiculaires re que le phénomène de la partition est aux organes axiles; et que, si la partition est un degré avancé de la fasciation chez les axes (tiges, rameaux et pédicelles), le dédoublement n'est de même qu’un degré avancé de la fasciation appliquée aux organes ap|tendiculaires (feuilles de la tige ou de la (leur). I.e dédoublement avait été signalé seulement chez les (létales et les étamines ; je l’ai fait connaître chez les feuilles, où il était confondu avec le phénomène de la soudure.
Il existe donc un important phénomène entrevu seulement dans plusieurs de ses manifestations considérées comme autant de phénomènes isolés, mais dont je crois avoir le premier indiqué le lien commun. (Jes phénomènes sont : 1° la fnsriation, aplatissement et tendance à la séparation des parties constituantes (admise avant moi chez les axes exclusivement); 2° la partition, ou degré dans lequel un même axe est divisé en plusieurs ; 3" le dédoublement, ou degré dans lequel une même feuille est divisée en plusieurs. Je propose d'appliquer au phénomène général, dont ces trois phénomènes ne sont que des manifestations à des degrés plus ou moins avancés, et portant, soit sur des axes, soit sur des feuilles, le nom collectif d 'expansivité [ex/mnsivitas) ; le mot diruption que j'ai quelquefois employé est vicieux en cc qu'il donne l'idée d’une séparation violente, tandis qu'il y a en quelque sorte épanchement ou diffusion de la substance végétale h son état naissant.
II faut se garder de confondre avec le phénomène de l’expansivité ou épanouissement et désagrégation des parties constituantes d'un organe simple, le phénomène de la disjimetion (disjunctio), <\uc je limiterai au défaut arcidentel d’union entre des organes simples ordinairement et normalement soudés entre eux : par exemple dans le cas où une corolle gamopétale devient dialypélale par la désunion des (létales entre eux. J’insiste en outre sur ce fait que, soit dans l'expansivité, soit dans la disjonction, la séparation des parties n’a pas lieu chez des organes ou des réunions d’organes adultes, ou même déjà constitués ; cette séparation n'a lieu qn’h l’état naissant de l'organe, et alors qu'il il 'est représenté que par une masse de tissu cellulaire. Un même axe cj lindrique h sa hase peut bien, à mesure qu’il s'allonge, être plat dans la partie formée ultérieurement au développement de sa partie inférieure, et même se terminer (par partition) en deux on plusieurs branches, si l'expansivité est poussée !i ses extrêmes limites ; mais, même dans ce cas, qui est fréquent, la séparation tu* s’opère que pendant la période où l’organe est à l’état tle tissu cellulaire, et
FASCIATION.
jamais dans la partie de cel organe déjà formée el passée à l'élal de lissu fibrovasculaire.
Il faut se garder aussi de confondre certains organes qui paraissent composés de plusieurs, en vertu du phénomène de l'expansivité dont ils sont le siège, avec les organes entre lesquels des soudures ont pu s'opérer, en raison de greffes accidentelles; le phénomène de la soudure est Ivcaucoup plus rare que celui de l’expansivité. J'ai observé des cas d’ex|>ansivité (fasciation à tous les degrés, partitions et dédoublements) chez les tiges herliacées ou ligueuses, florifères ou non florifères; sur des pédoncules termiués par diverses inflorescences, des capitules par exemple ; sur des pédicelles terminés par une fleur, soit à ovaire libre, soit à ovaire adhérent; enfin, sur les organes appendiculaires à l'état de feuille foliacée, de sépale, de pétale, d’étamine et de carpelle.
Chez la tige et les rameaux, le premier degré de l’expansivité, connu sons le nom de fasciation, consiste dans l'aplatissement de l'axe du bourgeon dès son apparition, c'est-à-dire dès sa formation à l'aisselle de la feuille; la tendance à l'aplatissement va en général en augmentant d'intensité à mesure que l'axe s'allonge, les fibres de cet axe étant écartées comme les branches d’un éventail ; mais, ainsi que je l’ai dit, cet écartement a lieu à l'extrémité celluleuse du bourgeon, à mesure que ce bourgeon terminal s'éloigne de son point de départ par l’accroissement de la branche ou de la lige dont il est la terminaison, h'n aucun cas, la fasciation d‘tme branche n’est postérieure à la formation des mérithalles qui la constituent, soit chez les végétaux ligneux, soit chez les végétaux herbacées. (Je ne saurais partager l'opinion de Moquin-Tandon, qui, si je l’ai bien compris, considère la fasciation comme une altération qui déforme ultérieurement un rameau normal dans l'origine, et admet que si les rameaux ligneux ne se déforment pas quand ils sont adultes, c’est à cause de la résistance qu’offre à la déformation la solidité de leurs tissus.)
J'ai observé la fasciation chez plusieurs plantes cryptogames : divers Agaricus, le Scolopendrium officinale et l’ Asplénium Trichomanes. Chez les Phanérogames (proportion gardée du nombre relativement plus jvelit des Monocotylédones que des Dicotylédones, el, chez ces dernières, des végétaux ligneux que des végétaux herbacés), j’ai rencontré, dans les divers groupes, des exemples de fasciation (aplatissement) ou de partition (division en plusieurs branches terminales) également nombreux. Parmi les végétaux ligneux, je citerai : le Frêne ( Fraxinus excelsior), le Sureau ( Sambunis nigra) (les liges et les fleurs sont fasciées), le Cerisier ( Cerasus vulgaris), le Poirier ( l'irus communia), le Chèvrefeuille (Lonicera Capri folium), l’Acacia (llobinia Pseudacncia), un Fuchsia, un Rosier, un Spartium, un Olivier, etc.
Les végétaux ligneux qui présentent des rameaux fasciés à l’état herbacé n’en présentent que rarement à l'état ligneux par une raison bien simple : c’est que les branches affectées de fasciation périssent et se dessèchent au moins dans leur partie supérieure (qui est celle où le phénomène a sa plus grande intensité) avant la seconde année, et par conséquent sont détruites avant de pouvoir être revêtues des couches ligneuses dont un accroissement prolongé les aurait pourvues. En effet, l’extrémité d'une branche fasciée est généralement molle et pnl-
FASCIATION.
|W'um\ et est atteinte facilement par la gelce ; d’autres branches fascifes périssent par épuisement et par le seul fait du changement de température, lorsque des journées chaudes et sèches succèdent brusquement à un temps humide et pluvieux. Les rameaux fasciés, lorsqu'ils continuent à vivre, tendent à perdre à l’extérieur leur forme aplatie. En effet, la production de la première année (c'est-à-dire le canal médullaire et le premier anneau de bois) conserve bien sa forme primitive aplatie, mais cette forme est masquée h l’extérieur par les couches de bois qui descendent les années suivantes des rameaux situés sur la branche fasciée, tellement que cette branche prend un aspect irrégulièrement prismatique, et que sa forme primitive ne peut être constatée que par une coupe transversale qui met II jour la formation de la première année.
Des branches normales peuvent émettre des rameaux fasciés, et, réciproquement, des rameaux fasciés peuvent émettre, soit des rameaux fasciés, soit des rameaux cylindriques. Les bourgeons qui naissent sur les branches fasciées sont en général très-nombreux et disposés en lignes spirales régulières ou plus ou moins irrégulières.
Il arrive fréquemment qu'une torsion plus ou moins marquée coïncide avec le phénomène de la fasciation ; V enroulement de haut en bas est un accident qui est surtout très-fréquent, soit que l'enroulement se fasse selon l’une des faces plates ou selon l’un des côtés étroits de la tige fasciée. Je trouve l'explication de cet enroulement dans le développement inégalement rapide des deux faces ou des deux côtés opposés du rameau. On conçoit que la face qui se développe le moins, bride en quelque sorte celle qui se développe le plus et l'oblige à se courber de son côté ; or, d'une série d'inclinaisons successives entées les unes sur les autres, doit résulter un enroulement. — J’ai rencontré sur un même individu de Chèvrefeuille (l /mirera Capri folium), avec des rameaux cylindriques <t feuilles normalement opposées, des rameaux cylindriques à feuilles ternées et à feuilles disposées en spirale, et enfin des rameaux fasciés et tordus selon leur axe, il feuilles également en spirale. Toutes les transitions de forme et de disposition entre ces différents types existaient chez les rameaux d'une même lige, et l'observation de ce fait a contribué à me démontrer que la disposition des feuilles accidentellement lernée, quateniée, en verticille ou en spirale, se rattache essentiellement au pliénomène de la fasciation ou expansivité.
J'ai dit que la fasciation est susceptible d'atteindre toutes les parties du végétal ; j'ai recueilli des exemples d'inflorescences fasciées chez des capitules de Dahlia et chez les involucelles gamophylles du Scabinsn alropurpurea, chez l'inflorescence de VIberis umbellata, du Cheiranlhus (,'heiri. de l’ Impatiens Balsamim, du Campanula Medium, de l’ Œnothera suaveolens, du Tulipa Gesneriana, du Hyacinthus arientalis, de VUmbilicus pendulinus (Hyères), du Ranunculus bulbosus, du Snxifraga ligutala, de Y Erbium viulaeeum, de l' Antirrhinum mnjus, etc. (I,a fleur de l'Onagre et celle de la Jacinthe participaient h la fasciation.)
Des pédicellesel la fleur qui les termine (et qui constitue réellement leur bourgeon terminal) sont fréquemment fasciés ; et, de même que chez les tiges et chez les axes d'inflorescence, la fasciation petit être portée jusqu'à une division complète
FASCIATION.
(chaque branche de la division pont produire une fleur en apparence normale ou une fleur plus ou moins anormale). Parmi les fleurs à ovaire libre, chez lesquelles j’ai observé la fasciation, je citerai : le Pavot, le Coquelicot, un Pélargonium, un Fraisier, le Cerisier, le Prunier, l'Abricotier, la Vigne, le Primuln e/ntinr, le Primuln Auricula, la Tomate, le Sureau, la Tulipe et la Jacinthe. Les fleurs à ovaire adhérent chez lesquelles j’ai observé, la fasciation appartiennent aux espèces suivantes : le Poirier, le Pommier, le Melon, le Groseillier rouge, un Fuchsia, YŒnothera luaveolcns, la fleur centrale de l'ombelle de la Carotte sauvage et le Lunirera Periclymenum.
Il me reste à parler des organes appendiculaires (feuilles) fasciés. I.es feuilles (surtout celles qui appartiennent à des tiges offrant une tendance à la fasciation) présentent quelquefois un curieux phénomène : les unes sont légèrement échancrées à leur sommet; d'autres sont bifides, d’antres sont biparties; enfin la division, chez d'antres, est si complète, que, sans les feuilles voisines, qui indiquent le passage d'une feuille entière à deux feuilles par la division longitudinale d'une seule feuille, on ne saurait remonter à l'origine de ce nombre supplémentaire. Ces feuilles, anormalement bifides, ne sont pas, comme les feuilles normalement bifides, le résultat de l’arrêt de développement de la nerv urc moyenne au-dessous du niveau qu'atteignent deux nervures latérales secondaires. La bifidilé des feuilles anormales en question résulte de l'épanouissement cl delà bifurcation de la nervure moyenne; ces feuilles sont donc individuellement le siège d’une véritable fasciation. Un fait extrêmement remarquable est que les deux moitiés qui résultent de la bifurcation de la feuille ont la forme régulière d'une feuille complète, le côté de la dcini-feuillc correspondant à la bifurcation de la nervure émettant des nervures secondaires et un parenchyme au.-.si développé que celui du côté extérieur qui est normal. Ces feuilles bifides ont été jusqu'il ce jour considérées par le» tératologues comme résultant de la soudure de deux feuilles, lorsque la feuille qu’ils ont observée était profondément bipartite ou bifide, et comme une fissure lorsque la feuille n’était qu’échanrrée. Des faits identiques se trouvent même, dans les ouvrages de tératologie, rapportés sous des titres différents & ces deux causes opposées. Il est souvent facile de constater d’une manière directe que ces feuilles bifides représentent une seule feuille fendue, par la |iosition qu'occupe celle feuille sur la tige, lorsque la fasciation de la tige étant presque nulle ou pou considérable, les feuilles ont conservé leur jmsilion normale.
Ce phénomène a été désigné, ainsi que je l’ai déjà dit, lorsqu'il a été observé chez les fleurs, sous le nom de dt'ilnublemenl : en effet, non seulement les feuilles caulinaires, mais aussi les feuilles modifiées qui constituent la fleur, peuvent subir la fasciation; cette fasciation, poussée jusqu’à la complète partition, constitue un véritable dédoublement latéral qui augmente le nombre des pièces des différents verticilles de la fleur. Cette anomalie coïncide ordinairement avec la fasciation de l'axe même de la fleur. Je rapporte à ce phénomène les cas de hifidité que j’ai observés chez les étamines du Genliana luira, du C 'nm/mnulri Mn/ium et du Scabinsn alrn/iur/iinva. — l'infin j'ai trouvé la foliole (eimiuale bifide on remplacée par 'leux chez la feuille composée du Phafeolm vulgans.