GLOBULE
Gèl
G. Aly/inm, plante sous-frutcsccnte, fleurit dans les collines calcaires rocailleuses de la Provence (h Sylvabelle, près d’Hyèrcs), au mois de janvier.
til.OBCl.K, glnbuh s. On a désigné sous le nom de globules diverses parties de la fructification citez les plantes cryptogames, sans que ces parties aient entre elles d'autre analogie que celle de la forme. C'est ainsi qu’on a désigné sous ce nom la capsule fructifère de diverses plantes de la famille des Hépatiques, l’involucre capsuliformc du Pilularia globuli/'era, etc., et que, d'autre part, on a donné le nom de globules rouges aux antliéridies dans la famille des Characécs. On doit dire involucres globuleux, capsules et anthéridies globuleuses. — Les grains de pollen (grand pnllinis) sont fréquemment désignés sous le nom de globules de pollen.
GLOBULEUX, globosus, globalus. Oc forme globuleuse ou sphérique. La forme globuleuse appartient h certains fruiLs, graines, loges d’antbères, grains de pollen, capitules, bulbes, tubercules, etc.
GLOCHIDI ê, glochidialus. — Poils glochidiit (pili glocbidiati), ceux qui, li leur sommet, se divisent en brandies courtes et recourbées en hameçon.
GLOMÉRÉS, glomerati. Se dit d'organes courts et raincux qui sont rapprochés en une masse compacte.
laonilltl l t: , glomerulus. Sorte d’inflorescence du type défini. Un glontérule est une cymc chez laquelle tous les axes étant très-courts, les fleurs se trouvent rapprochées en tète comme dans un capitule. Mais, tandis que dans le capitule, qui appartient aux inflorescences du type indéfini, les fleurs s'épanouissent de la circonférence vers le centre, dans le glomérulc la première fleur qui s'épanouit est celle du centre, et les suivantes s'épanouissent dans un ordre irrégulier en apparence, mais qui en réalité correspond à celui qui existe chez une cyme. L’inflorescence constitue un glomérule terminal chez le Gazond’OIympe (Slatice Armeria), chez certaines Valérianelles, etc. Voyez Inflorescence.
«■l.OKSOLOCilE:= Terminologie. Partie de la scieuce qui a pour objet l’étude de la signification des termes employés pour désigner les organes et leurs diverses manières d’ètre. — I.es articles consacrés dans cet ouvrage à la définition des mots (noms) qui désignent les divers organes des plantes, et à la définition des adjectifs qualificatifs qui caractérisent les diverses manières d’ètre : les formes, nuances de formes, etc., de ces organes, constituent, par leur ensemble, un traité complet de glossologie (disposé selon l’ordre alphabétique). — Pour les lois de la nomenclature des plantes, on principes d’après lesquels on attribue des noms aux espèces cl des désignations aux groupes des divers degrés, voyez Nomenclature botanique.
Obscurité nu LANGAGE DE la cryptogamië. — Faire un dictionnaire des termes employés en cryptogamie, c’est dévoiler une des plaies de la botanique ; mais les plaies, pour être guéries, doivent quelquefois dire sondées. Si le langage est confus, c'est en faisant l'inventaire et le classement des mots, c'e.-t en mettant en évidence les doubles emplois et les termes inutiles, qu’oit peut arriver à faire sentir futilité d’une réforme, et peut-être à la provoquer. On ne
CEKM.US ,DE ST-riLRHt-). Al
GLOSSOI.OGIE.
saurait trop souvent rappeler à la mise en pratique de cette loi du rode de la nomenclature, qui demande des mots différents pour des objets de nature différente, et exige les mêmes mots pour les mêmes choses. — I,a glossologic trop fantaisiste de la cryptogamie résulte de ce qu’un monographe, attachant (avec raison) un très-grand prix à tous les détails de l’objet qu'il étudie, s’exagère quelquefois aussi l'impôt lance de certaines nuances de formes ou d’organisation, et veut désigner ces nuances par des mots particuliers; ou bien encore, de ce qu’il néglige de s’assurer que dans d'autres groupes, mais dans des cas analogues et presque identiques, ils ont déjà reçu une dénomination. — Toutes les nuances d'organisation et de formes peuvent être (et doivent être) décrites sans qu’il soit nécessaire de leur donner des désignations spéciales ; surtout, un mol admis déjà pour désigner un organe dans une famille ne doit pas être remplacé par un autre, par cela seul que l’organe est étudié dans une autre famille. Toujours, eu appliquant une désignation à un organe, on doit consulter les lois de l'analogie, et l'on ne doit jamais décrire un groupe comme s'il était seul au monde ou sans connexions avec des groupes voisins.
Quoi de plus simple (en apparence du moins) que les fructifications d’un Lvcopodc : ce sont des capsules bivalves renfermant des spores très-fines, et des capsules à 3-4 valves renfermant 3-4 grosses spores. Qu'on rejette le mot capitule parce qu’il est employé en phauérogamie pour désigner des fruits d'une tout autre structure, et qu’on préfère le mol conceplacle, soit; mais on a encore le mot sporange, maison a encore le mot thlque. Ces mots n'ont cependant pas encore suffi : les capsules à grosses spores ont été appelées, par les uns macrosporange », par d’autres spnracarpe», par d’autres oophoridies; et les capsules à petites spores, par les uns microsporanges, et par d'autres coniolliéques. Voici donc huit mob différents pour désigner le même (ou presque le même) organe.
Énumérer les mots par lesquels on a désigné les s|tores selon les différents genres de plantes, selon leur apparence, leur grosseur, leur consistance, leur groupement, leur situation, leur forme, 11e serait pas chose absolument farile si l'on tenait à 11e rien oublier; en phauérogamie, les graines ne s’appellent heureusement jamais que des graines, quels que soient leur grosseur ou leur petitesse, leur nombre ou leur forme. — Une cause d’erreurs, exactement inverse, et qui 11’est pas moindre, c’est la même désignation donnée quelquefois à des objets différenb. C'est ainsi que nous trouvons, dans la famille des Champignons : des spores simples (des spores), et des spores composées ou cloisonnées qui se désagrègent en /ilusieurs spores (plusieurs spores groupées 11e sont pas une spore).
Mous sommes de ceux qui défendent hautement l'utilité d'un langage technique, en botanique (comme dans toutes les sciences) : chaque espèce, chaque organe, doivent avoir un nom, sous peine de ne pouvoir être désignés, ou sous peine d'obliger à des périphrases longues et obscures qui rendraient l'étude impossible; — mais nous n'en blâmons pas moins l'exagération inverse (des mots multipliés sans utilité), exagération qui rejette par une autre porte dans l’obscurité que nous voudrions éviter. Je ne connais pas d'orgauisme compliqué, tant
GLUMACÊ. — CLUMACÉES.
en cryptogamie qu’en phanérogamie, qui ne puisse être exposé clairement et de manière à le faire aisément saisir du lecteur (si toutefois il est bien compris de celui qui l'expose). Mais, l'embarras et l'obscurité commencent aussitôt que, |iour exprimer un fait analogue à un fait précédemment exposé, on emploie un mot différent; et comme pour la capsule des Lyco|x>des, dont nous parlions tout à l'heure, non pas un, mais sept ou huit, et tantôt l'un, tantôt l'autre. — L'obscurité dans l'expression et dans l’exposition témoigne presque toujours de l'obscurité dans la conception.
Nous blâmons surtout la négligence descriptive et, ce qui revient au même comme obscurité, la recherche de tournures de phrases élégantes (la crainte peu fondée de voir trop souvent reparaître le même mot dans la même phrase), qui ont porté quelquefois volontairement ou involontairement, de savants observateurs à employer tantôt un mot, tantôt un autre, pour désigner le )iiéine organe. Le descripteur doit, avant tout, s'efforcer d’être bien compris du lecteur; et à la clarté dans les idées, à l’ordre dans l'exposition des faits, il doit ajouter la régularité du langage, qui consiste à employer toujours le même mot pour désigner le même organe.
On doit 4M. le docteur Lévcillé une synonymie, très-complète en 1H47 (I)ict. unir, d'hist. nat.), des termes employés par les divers auteurs qui ont écrit sur les Champignons. Pour dix-huit à ringt organes environ, pour lesquels dix-huit ii vingt noms devraient suffire, M. Lévcillé a relevé et classé (en citant les auteurs et indiquant les cas où les mots sont employés) environ trois cent cinquante synonymes. Je regrette que l'espace 11e me permette pas de reproduire entièrement ici cette synonymie curieuse et malheureusement utile (si l’on veut comprendre les auteurs). M. Léveillé la qualifie de véritable chaos; ou doit lui savoir gré d’y avoir porté la lumière, et d’avoir pnqiosé d'élaguer et de simplifier.
GLUMACÉ, glumaceus. De la nature des gluincs. — Fleur glunwcée, fleur munie de glumcs, ou composée de folioles scarieuses analogues à des glu mes.
GLUM.VCKE& Classe comprenant les familles des Graminées et des Cypêracées. Ce groupe présente les caractères suivants : Plantes monocotylées. Pleurs disposées en épillets, à bractées en forme d’écailles et imbriquées. Périam lie quelquefois nul, ou à folioles squamiform&s ou séti-
formes en forme d'écailles ou de soies). Ovaire r,„ „ .
... , , , , , ,, ' , rie. 85t. — Ovaire et étamines
libre a une seule loge (composé d un, de deux ou d'un Cypenu ( Cypéracies ,
de trois carpelles, manifestés par le nombre de classe des Olumacées).
stigmates). Ovule unique, pariétal (fig. 851) et coiirbé-réfléchi, ou basilaire et réfléchi. Fruit monosperme, sec, indéhiscent, à périsperme soudé avec la graine )caryopse) dans les Graminées, ou non soudé (akène) dans les Cypéracécs. Embryon ord. appliqué à la hase de la graine contre un (lérisjierme farineux relativement volumineux. — Plantes généralement herbacées.
GLUME.
6Uh
CLUNE, gluma. Chez les plantes de la famille des Graminées, on désigne sous le nom de glumes les bractées stériles qui sont situées h la base de i'épillel (ces glumes ou bractées stériles sont ordinairement au nombre de deux). Ces deux bractées constituent une sorte d'involucrc; quelques auteurs donnent i Pinvolucrc le nom collectif de glume, et désignent ses bractées constituantes, que nous nommons les glumes, sous le nom de valves de ta glume. 'On nomme épillet une inflorescence partielle constituée par un axe (pédoncule de I'épillel), un involucre (les glumes), et des fleurs plus ou moins nombreuses échelonnées sur l'axe au-dessus du niveau de l'insertion des glumes.
Des opinions très-diiïérenlcs ont été émises par les botanistes sur la nature des diverses parties de la fleur chez les Graminées : les uns regardent les folioles scarieuses situées en dehors de l’ovaire et des étamines comme constituant une corolle et un calice; d'autres considèrent ces folioles scarieuses comme une succession de bractées ne constituant, à proprement parler, ni calice ni corolle. Mais la plupart des botanistes admettent que ces feuilles scarieuses sont toutes insérées sur l'axe de la fleur (pédicelle), et non sur l'axe de I'épillel (pédoncule). Une anomalie (état dit prolifère) fréquente chez certaines Graminées (surtout chez les espèces du genre Poa : P. bulbusa, 1‘. alpina, etc.), et que j’ai étudiée avec soin, m'a démontré que, contrairement à l'idée admise, la foliole scarieuse inférieure, attribuée à chaque fleur, est une bractée insérée, non pas sur le pédicelle (ou axe de la fleur), mais sur le pédoncule (ou axe de I’épillel); que chaque bractée porte une fleur à son aisselle, et que la série de ces bractées est la continuation de la spirale commencée à la base de l’épilbl par les deux bractées stériles ou glumes. La seule différence qui existe entre les bractées inférieures et les bractées supérieures est que les deux inférieures (désignées sous le nom de glumes) ne présentent pas de fleurs à leur aisselle, tandis que les supérieures (désignées sous le nom de glumelles vnicarénées) émettent chacune une fleur à leur aisselle.
Chez les épillcts dits prolifères, les deux bractées inférieures restent scaricuses, mais les bractées supérieures soûl d’autant plus foliacées qu elles sont situées plus haut : les dernières sont de véritables feuilles; et si I'épillel (qui émet à sa base des racines adventices) est planté dans la terre, son axe s'accroît indéfiniment, et il devient une lige qui ne diflerc en rien de la tige d'une plante provenue de graine. Or, il est facile de s’assurer que les feuilles de la jeune tige, dans sa partie inférieure, ne sont autre chose que les bractées scarieuses de l’épillet (les glumes stériles et les glumelles unicarénées), car les fleurs de cet épillet manquent de celte glumelle unicarénéc (qu'on regarde dans les descriptions comme appartenant au même verticille que la glumelle bicarénée). On voit manifestement alors que ces bradées qui deviennent foliacées sont insérées sur l'axe principal ; les entre-noeuds de cet axe, en s'allongeant, ne laissent aucun doute possible à ce sujet, car on peut suivre aisément la disposition en spirale de la série des bradées (devenues feuilles) stqierposées ; et toutes les nuances existent entre la forme scarieuse des bractées ou glumes de la base et la forme foliacée des bractées du sommet.
L’axe de I'épillel chez les Graminées est donc pourvu d'une série de bradée*
U l.l' MK.
superposées et alterncs-disliqucs (ou eu spirale comprimée) : les deux inférieures stériles, connues sous le nom de glumes (je propose de les nommer bradées involucrales ou g lu mes stériles), et les supérieures fertiles, connues sous le nom de f/luiaelles unicurénées ou imparinervées, et regardées à tort comme appartenant >t l’axe de la fleur (je propose de les nomuier bractées florales ou glumes fertiles).
La fleur, ainsi isolée d'une pièce qui lui était étrangère, est constituée en dehors du gynécée (ou ovaire) et de l’androcéc (ou étamines), en procédant de l'intérieur à l'extérieur : 1° Par un verticille de petites feuilles membraneuses qui alternent avec les étamines et qui constituent une véritable corolle; les pétales de celte corolle sont généralement au nombre de deux (la place de celui qui compléterait le nombre ternaire reste vacante ; ce troisième pétale existe dans certains genres; quelquefois, au contraire, les trois pétales manquent complètement) ; les pétales de celle corolle sont désignés sous le nom de glumellules. 2* Kn dehors du verticille de la corolle, il existe une pièce scarieuse bifide à deux plis principaux ou carènes, et qu’on désigne sous le nom de g/umelle bicarénée ou parinervée. Celte pièce, munie de deux nervures principales et parallèles, représente (de l’avis de la plupart des botanistes) deux feuilles; elle constitue à elle seule, selon mot, le calice ou verticille externe de la fleur : ce Calice se compose, par conséquent, de deux sépales soudés entre eux par un de leurs bords (1); le troisième sépale manque, de même que le troisième pétale manque ordinairement aussi à la corolle. Quant h la pièce désignée sous le nom de g/umelle unicarénée ou imparinervée, c’est celle que je regarde comme n'appartenant point à l'axe de la fleur (mais comme étant insérée sur l’axe de I epillet et comme émettant la fleur à son aisselle), et que je désigne sous le nom de glurne fertile ou bractée florale.
Non-seulement la confusion qui a régné dans les idées admises sur les bractées du pédoncule et sur les parties de la fleur chez les Graminées a rendu les descriptions inexactes cl l’étude difficile, mais de nombreuses expressions synonymes pour chacune de ces parties sont venues ajouter l’obscurité du langage à l'inexactitude des idées. Celles de ces expressions qui ont généralement prévalu sont les noms de glumes (pour les bractées involucrales ou glumes stériles), de glumelles (pour la bractée florale ou glume fertile et pour la pièce qui représente le calice), et de glumellules (pour les folioles qui représentent la corolle). Ges expressions sont inutiles et pourraient être avantageusement remplacées par les mots bractées, sépales (ou divisions externes du périauthe) et pétales (ou divisions internes du périanthe).
Les glumes (bractées stériles constituant l’involucre) ont été désignées sous les noms collectifs de glume et de lépieène, et les deux pièces sous les noms de valve supérieure et valve inférieure. Les glumelles (bractée fertile, représentée par la
(t) M. E. Cosion regarde cette gtumrtte bicarinte comme une bractée née sur l'axe de la ileur (pédiccllc), il la cuusidère comme ne représentant qu'une seule feuille : ce serait une prè/euilte voy. ce mot), et les deux carènes ou nervures latérales saillantes qu’elle présente seraient le résultat de la pression de la partie moyenne de celle feuille contre l'axe pendant l'époque de son premier développement.
gltimelle unicarénée ; cl calice, représenté par la glumelle hicarênée) ont été désignées sons les noms collectifs de haie, de glume (Richard) et de calice (Linné), et les deux pièces sous le nom de paillettes. Les glumellules ont été désignées sous lo nom collectif de corolle (Linné), et les deux ou les trois pièces sous les noms de paléoles (Richard), squnmules et lodirules.
L’épillet ne naît pas lui-même, non plus que les axes principaux d’une même inflorescence, à l'aisselle de bractées; toutes les bractées appartiennent, chez les Graminées, à l’axe même de l’épillct, axe pénultième qui donne naissance au dernier axe, c’est-à-dire à celui de la fleur. Quant aux tiges ou rameaux florifères, ils naissent sur la souche ou sur une même tige à l’aisselle de feuilles squamiformes ou foliacées; chez le Maïs, les épis femelles, qui peuvent être considérés comme des rameaux très-courts terminés par une longue inflorescence, naissent à l’aisselle des feuilles de la tige.
(ihee les inflorescences à épillets disposés rn paniculcs, il est facile de voir que l’axe de l’épillct ne naît pas à l’aisselle d’une bractée; l’épillet ne naît pas davantage à l’aisselle d’une bractée chez les inflorescences en épis simples, c’està-dire dont les épillets sont insérés directement sur la tige. Quand les épillets sont manifestement pédicellés, chez le genre Mibora par exemple, l’absence de bractée est d’une complète évidence; mais quand les épillets sont sessiles, chez le genre Lolium par exemple, on pourrait, au premier coup d’œil, penser que la bractée stérile (glume) s’insère sur l’axe de l’épi ; ce n’est qu’en regardant avec attention qu’on verra que la bractée stérile liait chez les Lolium comme chez les autres genres, sur l’axe de l’épillet. Les deux bractées inférieures de l’épillet, bien que stériles l’une et l’autre clicz presque tous les genres, ne le sont pas dans tous les cas. De l’idée que les deux glumes sont toujours stériles est résultée une idée erronée relative à la structure de l’épillet chez le genre Ldium; en efTet. on regarde l’épillet dans le genre Lolium comme privé de la glume supérieure. Or, loin d’être privé d'un oïgane, l’épillet, chez les Lolium. est plus riche en organes que dans les autres genres ; cet épillet possède parfaitement ses deux glumes, et sa glume supérieure ou interne n’a été méconnue que parce qu’elle porte à son aisselle une fleur qui ne se développe pas chez les autres genres : l’alternance régulière des bractées de l’épillet, de la base au sommet, chez le genre Lolium, prouve jusqu'à l'évidence qu'il ne manque aucun organe j la spirale, et je ne conserve pas le moindre doute à cet égard.
Les bractées inférieures ou involucrales de l'épillet (glumes) [M inent être l’une et l’autre, on l’une sans l'autre, aenminées on même terminées en arête. Mais ce sont principalement les bractées supérieures fertiles ou florales (anciennes glumelles externes) dont la nervure moyenne, souvent détachée au-dessous du sommet, se prolonge en arête. Cette arête est d'une longueur considérable dans le genre Stipn; dans le genre Corynephorus (Aira canescens), la bractée aristée représente une feuille complète : la partie de l’arête située au-dessous du genon appartient à la gaine de la feuille, la couronne de poils à une seule cellule qui entoure le genou est probablement le rudiment d’une ligule, et la partie de l'arête supérieure au genou, et qui est transparente et denticulée, est le limbe rudimentaire de la feuille. Cette structure se retrouve, bien que plus obscure, chez
GLUMELLES. — GNÉTACÉES. 6'i7
les genres où l’arête est seulement genotiillée sans présenter d'anneau de poils, ni sans offrir de changement de consistance dans sa partie supérieure, — Les écailles ou feuilles qui appartiennent à la fleur ne présentent pas d’arête; le calice se composant de deux sépales soudés (ancienne glumellc bicarénée), ce ne serait pas une arête, mais deux qu'il présenterait, si les sépales étaient aristés.
(ititiELLES. glumellie, glumei.lui.es, glumellulœ. — Voy. Glume.
Glumifonnis. En forme de glume. Se dit de bractées scarieuses.
GLUTEN. Substance qui empâte les grains de fécule dont sont remplies les cellules qui constituent la plus grande partie de la masse de la graine chez certaines céréales, le Froment par exemple. La fécule ou farine qui est associée au gluten a des propriétés nutritives très-supérieures à celle qui cil est dépourvue.
GLUTINEUX, glutinosus.Qm a la consistance de la glu ou de la poix. Gc mot est presque synonyme du mot visqueux ( viscosus , viscidus), qu’on emploie souvent indifféremment; cependant le mot visqueux entraîne l’idée d'une consistance semi-liquide et comme sirupeuse , tandis que le mot glutineux peut se dire d'une surface presque sèche, mais seulement un peu gluante. Le mot gluant est tout à fait synonyme du mot glutineux, qui est le mot latin francisé, mais il est peu usité dans les descriptions botaniques. Le mot poisseux a aussi la même signification, mais il entraîne une idée de malpropreté, et n’est pas employé. — Les écailles des bourgeons du Peuplier-d'Italie, du Marronnier-d inde, cl le rélinacle des masses polliniques, sont glutineux. La surface du chapeau de VAgaricus psittaeimis , de 1 ’Agaricus ebunteus, etc., est visqueuse.
GNÉTACÉES. Famille de végétaux gymnospermes. Cette petite famille, composée des seuls genres Ephedra et Gnetum , termine la classe des Conifères et sert de transition à celle des Amentacées. Les Ephedra (dont une espèce, E. distachga, habite les sables de notre littoral) sont des plantes herbacées sous-frutescentes, quelquefois sarmenleuses, qui ont le port des Casuarina (classe des Amentacées) ; les Gnetum, arbrisseaux ord. sarmcnleux (de l’Asie et de l’Amérique), ont le port des Chioranthacées (famille voisine des Pipéracées). La famille des Gnétacées est intéressante par la structure de la fleur femelle (modification du type des Taxinées) dont l'explication morphologique est encore entourée d’une certaine obscurité. — Les Gnétacées sont à rameaux opposés ou fasciculés, noueux, articulés. Les feuilles, dans le genre Ephedra , sont réduites à de petites écailles; dans le genre Gnetum, elles sont membraneuses penninervées. Les fleurs, unisexuées monoïques, sont disposées en chatons cylindriques ou globuleux munis de bractées. Les fleurs mâles sont pourvues d'un périanthe tubuleux, d'abord clos, puis bivalve au sommet, renfermant une seule ou plusieurs étamines soudées en une seule colonne indivise ou divisée au sommet. Los anthères, b 1-fi loges, s’ouvrent par une fente courte. Les fleurs femelles a>nt nues, ou pourvues d'un involucre ou périanthe composé de deux folioles opposées; l'ovaire (carpelle), sessile, uniloculaire, ouvert au sommet; l'ovule unique dressé, droit, prolongé avant la floraison en un bec en forme de style perforé sortant de l’ouverture de l’ovaire. — Fruits sub-drupacés tantôt solitaires, tantôt géminés (groupés par deux), renfermés cuire les 2 folioles de l'involucre.
GODET. — GOMME-AHABIQUE.
d’abord ouverls au sommet laissant passer la pointe de l’ovule, puis fermés. Graine unique, dressée; lesta membraneux coriace; tegmen mince; pétisperme charnu, renfermant un embryon à 2 cotylédons ovales, libres ou soudés.
GORKI D'après le sens attribué à ce mot (vase ayant la forme d’un dé il ( uudre), il devrait être traduit en latin par le mot calyculut ; mais le nom de cuticule ayant en botanique un sens déterminé (calice accessoire composé de bractées), on traduit godet par urrenlum. Néanmoins l’adjectif urreolntus caractérise un organe en forme de vase globuleux, et par conséquent à ouverture plus étroite que le ventre. — En forme de godet profond ou de dé à coudre, digitaiiformi ».
uontlE-ADRaciAT. Cette gomme s’échappe des tiges de plusieurs espèces sous-frutescentes ou frutescentes du genre Astragalus : A . vécus, A. gummiftr.
Fig. 852. — Rameau d'un Astragale (A. Tragacnntha) produisant la gomme~adragant.
A. Tragaeantha (fig. 8Ô2), plantes de l'Orient. Cette gomme sc gonfle dans l'eau, où elle forme un réseau plutôt qu’elle ne s'v dissout ; il suffit d’une trèspetite quantité pour constituer un mucilage épais. On emploie la gommeadragant dans la fabrication des pilules; elle entre dans la composition des loochs.
GOtlIlK.t It VHIQI I Les gommes sont des sucs végétaux qui s'échappent de la tige de certains arbres ou arbustes par des blessures oti des excoriations. Les gommes se solidifient à l’air libre ; elles ne sont pas cristallisables, elles se présentent eu larmes i nations d'une saveur fade ou douceâtre, d’une consistance inucilagineuse. On emploie les gommes comme substauces adoucissantes et pectorales; le plus ordinairement en les associant au sucre et il diverses autres substances mucilagineuses (lichen, jujubes, etc.) dites béchiques, sous la forme de sirops, pâtes ou tablettes. — Les plus usitées sont la gomme-arabique, qui