INDISTINCT
INFkKE.
de l’Arabie, 17. Anil, de l’Amérique méridionale, soûl les espèces les pins usitées: elles fournissent des produits de qualités diverses. La matière colorante s’obtient par la fermentation des feuilles dans l’eau, la précipitation au moyen de la chaut, la décantation, le lavage et la précipitation.
INDISTINCT, indistinctus. Qui n'est pas visible. Se dit aussi de plusieurs organes intimement soudés en un organe composé, et, dans ce sens, est synonyme d ‘indivis. S’oppose à distinct ( dist inclus ).
INDIVIS, indivisus. Se dit d’un organe composé d'organes simples soudés entre eux dans toute leur longueur : ex. le style chez les Labiées. — l!n organe simple (une feuille, par exemple) qui n'est pas divisé, est dit entier.
INDUPLICATIVE (Prêploraison). Variété de la préfloraison valvaire, dans laquelle les bords des pétales ou des sépales rentrent en dedans en s’appliquant l’un contre l'autre, au lieu d'élre simplement contigus.
üvdi katioY imluratio. Augmentation des matières solides dans un tissu. L'induration peut être normale ou constituer une anomalie.
INDURÉ, induratus. Qui a acquis une consistance ligneuse. — Indurescens. Qui tend à devenir dur.
Indnsium. Nom donné, dans la classe des fougères, à un tégument constitué par un lambeau d’épiderme qui, chez la plupart des genres, recouvre les .«ores ou groupes de s/ioranges. L 'indu sium manque dans le genre Poly/jo<lium ; il est réniformc-suborbiculairc dans le genre Ntphrodium, continu avec le bord des divisions de la feuille dans le genre P teris , etc.
Induviie florales. Les parties de la fleur qui persistent et qui entourent le fruit jusqu'à sa maturité : exemple, le calice des Chenopodium, des Plitum, des Polygonum , des Itumex, des Amarantus ; et le fruit ainsi enveloppé est dit induvialus. On se contente, dans les descriptions d'espèces, de dire si le calice est caduc ou persistant, et l'on n’insiste presque jamais, dans ce dernier cas, sur les rap|torls du fruit avec ce calice. L’épithète induviatus doit au moins être employée pour indiquer le fait, si ce fait n'est pas exposé avec détail.
INÉGAL, inœqmlis. Se dit d'organes, ordinairement de même nature, qui sont de différentes longueurs.
INEMBRYONÉ, inembryunatus Se dit des végétaux qui ne se reproduisent |>oint par de véritables embryons. Mais la nature des corps reproducteurs chez les diverses classes de l'embranchement des Cryptogames ou Acotylédonés n’est |K)int encore assez connue pour qu’on puisse affirmer que ces corps constituent ou 11e constituent pas de véritables embryons.
INÉQUILATÉRAL, inatquilaleralis, inœqnilaterus. Se dit d'une feuille dont les deux moitiés longitudinales sont de grandeur ou de forme différente.
INERME, menais. Qui ne présente ni aiguillons, ni épines, ni aucune pointe piquante.
INFÈRE, inféras. Qui est situé au-dessous d’un autre organe |>ar lequel il semble être surmonté ou couronné. Les ovaires des fleurs chez lesquelles l'insertion est épigyne ont longleui|>s été désignés sous le nom iV ovaires inférés, ce qui signiliail ovaires au-dessous de la fleur (fig. 925). Selon la même nomencla turc, la fleur (ou le calice) était alors dite supère. — Dans le cas où l'ovaire est
tNFEHNE. — INFLORESCENCE.
libre (insertions bypogyue et périgvne), l'ovaire était dit supèrc et la fleur (ou le calice) infère. — On voit combien celle nomenclature, suivant laquelle l’ovaire était considéré comme ayant une situation indépendante de celle de la fleur dont il fait partie, était vicieuse. On a remplacé avec raison, dans le cas d’épigynie, l'expression A' ovaire infère par l’expression A’ovaire adhérent, et dans les cas d'bypogynie et de périgynie, l’expression d’otinire supère par l'expression d’ovaire libre.
Voy. Insertion.
Infvrne (adv.). Inférieurement.
INFEROVARIÉES. Plantes dont la fleur est à ovaire infère ou adhérent.
Infimus. Se dit de lorgane situé le plus inférieurement relativement aux autres organes de la même nature chez un même individu.
Inflatus. Gonflé, vésiculcux. Se dit d’une tunique mince et membraneuse qui semble dilatée par l’air qu'elle renferme: par exemple le calice du .S Urne in /lata.
tnflejus — iatroflexus. Fléchi en dedans, infléchi.
l\i l,i)RES(E\CE, inflorescenlia. On désigne sous le nom d'inflorescence la disposition générale des fleurs, ou leur arrangement sur chaque rameau (fig. 920 a 939). — L’inflorescence est dite uni flore lorsqu’elle se compose d’une sctdc fleur terminant, soit un pédoncule radical, soit un pédoncule isolé émis par une tige aérienne. L’inflorescence est dite pluri/lore ou multiflore , selon qu’elle se compose de plusieurs fleurs ou d’un grand nombre de fleurs.
Les inflorescences sont constituées : 1° Par un organe axile, savoir : un pédoncule ou rameau floral simple ou plus ou moins rameux; l'axe de ce pédoncule a été nommé rachis; les dernières divisions de l'axe, terminées chacune par une fleur, sont désignées sous le nom de pédicellc. Le pédicelle est ordinairement constitué par un seul entre-nœud; par conséquent, il ne présente point de bractées dans sa longueur; il liait eu général à l'aisselle d'une bractée. Au contraire, le pédoncule uniflore (qui ressemble au pédicelle par la fleur unique qui le termine) présente des bractées dans sa longueur, et il devient rameux et pluriflorc lorsque les bourgeons florifères se développent à l’aisselle de ces bractées. On désigne sous le nom de réceptacle, l’extrémité d’un pédoncule qui s'élargit et donne insertion h ce niveau II des fleurs qui ne laissent aucun intervalle enlre elles.
2" Par des organes appendiculaires, savoir : des bradées ou feuilles généralement moins grandes que celles de la lige, rarement divisées, vertes, colorées ou incolores, et souvent réduites à des écailles (fig. 932) (ces feuilles, très-réduites, ne représentent en général que la partie pétiolairc des feuilles complètes). Lorsque les bradées conservent la forme, la couleur cl à peu prés la dimension des feuilles, on les désigne sous le nom dé feuilles florales (fig. 929) ; les bractées
Fig. 925. — Coupe longitudenale de l’ovaire infère ou adhérent d’une Heur du genre Aristolochia, — oi\ ovaire; e, anthères adhérentes au style; 5/, stigmates.
78!t INFLORESCENCE.
inférieures d’une inflorescence peuvent être des feuilles florales, cl les bradées supérieures èlre réduites à des écailles (bradées squami formes ou bractéoles). C’est à l'aisselle des bractées que naissent ordinairement les pédicellcs qui *c terminent chacun par une fleur.
On désigne sous le nom d' involucre (lig. 929) un ensemble de bractées disposées en un verlicille simple, en plusieurs verticilles concentriques et rapprochés, ou eu une spirale indéfinie il tours de. spire très -rapprochés; les bractées sont, dans ce dernier cas, disposées en quinconce, et sont dites imbriquiez Obe/. les Composées, les réceptacles sont entourés d'un involucre dont les bractées sont quelquefois désignées sous le nom d'érailles fie i involucre (lig. 932). Chez les Ombellifèrcs, l’involucre de l'ombelle est constitué par un seul verticille de bractées; l'involucre des ombelles secondaires, ou ombellules, est désigné sous le nom d’mt;«/Hcç//e'(fig. 937).
f,es fleurs qui terminent chaque pédicelle sont elles-mêmes constituées par une partie axile (réceptacle de la fleur ou torus) et par des organes appendiculaires (feuilles modifiées) disposés en verticilles ou en spirales (voy. FLEUR). — i.es inflorescences, soit uuiflorcs, soit mulliflores, sont terminales, en ce sens qu'elles terminent presque toujours un axe; néanmoins on ne les nomme ie> miiudes que quand elles terminent des axes principaux fcuillés inférieurement, clou lés nomme auditoires quand elles terminent des axes secondaires nés à l’aisselle des feuilles d’axes principaux fouillés dans toute leur étendue et émettant une série d’inflorescences échelonnées dans une certaine partie de leur longueur. Ou reste, il existe de nombreuses transitions entre les liges florifères et les inflorescences, de même qu'il existe, en apparence du moins, des transitions entre les inflorescences (dites fleurs composées, etc,) et les fleurs.
Les inflorescences |>euvent être classées en deux sections principales (Uoqier) : les inflorescences indéfinies (figures 926 à 937), et les inflorescences définies (lig. 939). I.es inflorescences indéfinies sont constituées par des fleurs disposées eu spirale autour d’un axe indéfini, c’est-à-dire qui ne se termine pas par une fleur, mais s'allonge indéfiniment et émet des pédicellcs axillaires dans toute sa longueur. Les fleurs s’épanouissent dans l’ordre successif de leur apparition ; elles se développent, chez les inflorescences indéfinies, de la base au sommet, ou, ce qui revient au même, de la circonférence vers le centre. Les inflorescences définies résultent d’axes principaux terminés chacun par une seule fleur; un axe terminé par une fleur émet au-dessous de cette fleur un ou deux pédoncules axillaires terminés, chacun à leur tour, par une seule fleur; ceux-ci émettent de nouveaux pédoncules terminés chacun par une fleur, et ainsi de suite.
Parmi les inflorescences indéfinies, on distingue : L'épi (fig. 926), qui se compose de pédicelles uuiflorcs insérés dans toute la longueur ou dans la partie supérieure d’un axe simple indéfini. — La grajijx- (fig. 927), ou épi pendant. — Le chaton , ou grap|vc articulée à sa base et caduque. Le chaton (fig. 928) se compose souvent de fleurs incomplètes. — la; ct)ne, ou chaton femelle des arbres de la division des Gymnospermes. — Le s/xidice, épi enveloppé dans une large bractée dite s/xithe. — Le capitule (fig. 929 à 932 , épi dont l’axe est raccourci et constitue un réceptacle conique convexe, plan ou même concave,
lNFLORbSCF.NCF.
sur lequel sont insérées les fleurs, et qui est minoré de bradées constituant on involucre. Le capitule est quelquefois désigné, dans la famille des Composées, tous le nom de mlathide et A’anthnde (fig. 930, 931, 932). — U /typant hode
Fie. 926. — Inflorescence FlU. 927, — Inflorescence en grappe Fig. 928. — Inflorescence en épi d'un Plantain de l'Epine-vinette ( Uerberis vul- en chaton du Noisetier
{Plantayo lanceo/ata). gnns). ( Corylwt Avel/ann).
ou sycirne (ûg. 933), capitule dont l’axe est profondément déprimé et dont le réceptacle constitue une sorte de sac, aux parois internes duquel sont insérées les fleurs (lig. 935). — la/umicule, épi portant des pédoncules du second ordre,
Fig. 929. — Inflorescence en capitule du Chardon-ltoland ( Enjntjium camjKstre).
cux-mèipcs plus ou moins rameux. — La paaiiiile s/riri forme, ou épi com/iosé (lig. 935), dont les' rameaux sont dressés et apprimés contre l’axe, de telle sorte que l'ensemble a l’aspect d’un épi simple (celle inflorescence est commune dans
GERMAIN (OE SI-riERBE). 50
INFLORESCENCE
la famille des Graminées). — Le l/iyrsr, panicule dont les rameaux moyens soin les plus longs (dans la panicule type, les rameaux inférieurs sont les plus longs). — Le corymbe (fig. !I3/|), panicule dont tous les rameaux sont étalés de telle sorte que les fleurs «n rit eut toutes à la même hauteur, et que l'inflorescence
Fig. 930. — Inflorescence en capitule (ou calathidc}, à disque et à rayons en languettes, d’une Composée-Corymbifère (genre Anthémis).
Fig. 931. — (loupe verticale du même capitule, pour montrer la disposition «les fleurs ou fleurons à l'aisselle des écailles ou bractées.
présente une face supérieure plane (telle est l'inflorescence chez le Sureau commun, Sam bu eus nirjra ). — Le fascicule (lig. 936) est un corymbe à rameaux simples. — V ombelle, un corymbe dont tous les rameaux partent du même point.
Fig. 932. — Inflorescence en capitule (cala thidc ou anlhode), è fleurs (ou fleurons) toutes en languettes ou ligulées, d'une Composée-Chicoracce (genre Catanancê).
Fig. 933. — Inflorescence du Figuier (sycone), fleurs garnissant les parois internes d'un réceptacle déprimé en urne et clos.
— Le sertule est une ombelle dont les rameaux sont des pédicelles, c’est-à-dire sont uniflorcs (fig. 93S). — V ombelle comfmée (fig. 937) est une ombelle dont chaque rameau se termine par une ombelle simple, toutes ces ombelles secondaires arrivent à la meme hauteur: ces ombelles du second ordre ont reçu le nom d 'ombcllules (fig. 937) ; les pédoncules de chaque ombellule sont désignés sous le nom de rayons de i ombelle. — Chez les corymbes, les ombelles et les
INFLORESCENCE
oinbcllules, les |>édoncules secondaires sont en général d’autant plus longs qu’ils sont situés plus extérieurement; les (leurs de ces pédoncules ne dépassent pas le niveau qu'atteignent les fleurs des (tédoncules intérieurs plus courts, parce que les pédoncules sont d’autant plus écartés de l’axe qu’ils sont plus longs.
Fis. 935. — Inflorescence (épii- Fin. Udli. — Inflorescence en fascicule ou bouquet d'une lets<iis|vosésciipanicule)d'uno t’omacéc, le Poirier commun (l'inu commuais). Graminée (genre Agrostis).
l’armi les inflorescences définies, on distingue : la cyme non dichotome, qu'on pourrait nommer cyme alterne nn cyme vagin’, et qui résulte d’un ensemble de pédoncules uniflores terminant des rameaux à feuilles alternes; et la cyme dichotome, qui résulte de pédoncules uniflores terminant des rameaux pourvus d’une paire de feuilles opposées, chacune des deux feuilles émettant un pédoncule semblable qui en émettra deux autres il son tour (de l’aisselle des deux feuilles opposées qu'il présen(c). - (luand une des deux branches des
INFLORESCENCE
dichotomies successives se développe seule et d'un même côté, les axes constituent, par leur ensemble, l'inflorescence désignée sous le nom de cyme scorpinide ou grappe tcorpioîde (fig. 939). — Si tantôt l'une, tantôt l'autre des branches de la dichotomie se développe isolément, il en résulte un axe composé constituant une ligne en zigzag; on pourrait nommer cette inflorescence, cyme brisée. — Knfin, lorsque les axes d’une cyme, soit alterne, soit dichotome,
Kir.. 938. — Inflorescence en scrlulc, Fig. 939. — Inflorescence en cyme scurpiuïde, ou ou ombelle simple, du Jonc-fleuri eyme unilatérale, d’une Borragincc, la Crande- {Butomus umheUatus). Consoudo (Symphtjtum officinale).
sont très-courts, et que les fleurs sont presque scssiles et groupées en paquet ou en tète à l’extrémité de l’axe principal (que cet axe soit lui-même allongé ou qu’il soit très-court), l’inflorescence est désignée sous le nom de glomérule. Dans cette inflorescence, les fleurs semblent s'épanouir dans un ordre irrégulier; mais on peut s'assurer par un examen attentif qu’elles s’épanouissent dans le même ordre que chez les cymes à rameaux allongés.
Inflorescences mixtes. Les inflorescences qui, par leur axe principal, appartiennent aux inflorescences indéfinies, et qui, par leurs axes secondaires, appartiennent aux inflorescences définies, et vice versa. On décrit ces inflorescences en combinant les expressions qui désignent les différents genres d’inflorescences : capitules disposes en cyme; cymes disposées en corymbe, etc.
INFONDIBULIFORMK. — INFRACTUS.
Inflorescences nppositi foliées. Les inflorescences terminales chez lesquelles le pédoncule est dévié de la direction verticale par le rameau axillaire, qui usurpe quelquefois celte direction en raison de sa plus grande vigueur (le pédoncule axillaire ayant été regardé alors, par erreur, comme la continuation de l’axe principal, et la fleur ayant été considérée comme opposée à la feuille, tandis que la feuille naît sur l'axe que termine la fleur) (fig. 939).
Fig. 940. — Inflorescence oppositifoliée (à pédoncules soudés eux cnlre-nceuds) d'une Solanée (genre Solanum).
Fig. 941. — Inflorescence épi— phylle (pédoncule sondé i une feuille ou bradée) d’un Tilleul [Tilia microphytla) .
Inflorescences extra-axillaires. Certaines inflorescences chez lesquelles le pédoncule, en raison d'une soudure, ne se détache de la tige qu'au-dessus de l'aisselle de la feuille (chez certains Solanum, par exemple) (fig. 940).
Inflorescences épiphylles. Les inflorescences dont l'axe paraît soudé 4 la nervure de la bractée axillanle (chez le Tilleul, par ex.) (fig. 941). — Faussesepiphylles, celles qui naissent sur des rameaux aplalis-membraneux en forme de feuilles (ex. Ruscas aculeatus, fig. 279, page 274). Voy. Cladohe.
Les jtéloncules radicaux (naissant sur la souche au voisinage de la racine) ont été désignés sous le nom de hampe ou de scape (scapus) chez les Monocotylédones, et par extension chez quelques Dicotylédones. (Voyez, pour plus de détails, les termes cités dans cet article, 4 leur place alphabélique.)
INFONDIBULIFORME, infundibuliformis. En forme d’entonnoir. Se dit d’une corolle gamopétale dont le tube est long et étroit, et le limbe insensiblement évasé en forme de cône renversé : telle est la corolle de la Bellede-nuit, par exemple.
Infrn. Dessous; dans les mots composés grecs, hijpo. — Infrn-npicatis. Qui est situé immédiatement au-dessous du sommet
Infractus. Brusquement coudé.
790 INFRAFOUACEOS. — INFRUCTESCENCE.
Infrafoliarrus et mfrnfoliut. Qui est situé au-dessous de la feuille.
iaiFRt)CTE8CE\CE, infructescentia. J’ai cru utile d'introduire dans le langage botanique le mot infntrlescemv pour désigner l’ensemble des fruits qui remplacent les fleurs d’une inflorescence; le mot infructesrenre é tant à la fois plus exact et plus court que l’expressiou inflorescence frurtifire , qui en serait le seul équivalent. On peut dire : infructesce ace en tpi , en grappe, en ombelle, en capitule, etc. •
Certaines infructesccnces compactes, en épi, en chaton, en capitule, etc., comme chez les Mûriers {Manu) et les Artocarpns (l’Arbre-à-pain, etc.), chez les arbres gymnospermes (les Conifères et les Cycadées). ou en capitules à réceptacles creux ou renversés en dedans, comme chez les Figuiers (Ficus), ont, en raison du groupement des fruits, l’apparence d’un seul fruit. Ces diverses dispositions ont d'autant plus d’importance, que les fruits qui constituent ces ensembles ne se dissocient pas, même à la maturité, et qu’ils se détachent de l’arbre en une seule pièce (tels sont les mures, les figues, les cimes de Pins et de Sapins, etc.). — Aussi ces infructesccnces sont-elles vulgairement regardées comme des fruits, et désignées comme telles, non-seulement dans le langage ordinaire, mais aussi dans le langage botanique. I.cs botanistes désignent ces sortes d’infructcsccnccs ressemblant à des fruits, sous le nom parfaitement juste de fruits agrégés.
Les fruits agrégés, ou infructesccnces compactes, et se détachant en une seule pièce, qui ont reçu des dénominations particulières, doivent donc trouver place, ad calcem (en appendice) dans une classification ou énumération méthodique des fruits, de même que les fleurs composées (capitules ou anthodes), qui sont des inflorescences, |>euvent être mentionnées dans une classification ou énumération méthodique des fleurs, en faveur de ceux qui les prendraient (ce qui est trèsexcusable) pour des fleurs.
Fie. U42. — Infructesi’.cnce d’un Mûrier Fin. !>43. — lnfruclescence d'un Figuier (Murai uigrt i), mère. (Ficus Cariai), ligue, syedne.
L'infructescencc (ou fruits agrégés) du Mûrier est désignée sous le nom de MÛRE (elle a été aussi nommée sorose). La mûre (fig. 9A2) est un ensemble de petites drupes (fruit monocarpellé, mouospemie, succulent) dont chacune est munie de son enveloppe florale (calice ou périaulhe) elle-même accrue et devenue succulente: c’est un ensemble de /leurs mûres soudées entre elles. L'iufructescence de l’Arbie à-pain ( Artocarpns incisa ) et celle du Jaquier (A. inteqrifolia) présentent une- structure analogue. — la; fruit des Huttus (Ronces),
1NFRCCTESCENCE.
désigné vulgairement sons le nom de mûre, n’est pas une infructcscence, mais un fruit ; c’est le résultat du développement d’un ovaire à carpelles monospermes, charnus, achlamydés (drupéoles), disposés en spirale.
L'infructcsccnce des Ananas (Ananassa) se com|>ose également de fleurs mûres soudées entre elles. Leur fruit agrégé, connu sous le nom d'ananas, est un ensemble de ca|>sules charnues entourées des enveloppes florales accrues (sorte de baie il 3 carpelles polyspermes chez la plante spontanée, mais à graines abortives ou nulles dans les variétés cultivées), et ces fleurs mûres sont disposées autour de la tige ou /inm/>e en un épi com|>acte terminé par une rosette indéfinie de feuilles foliacées (fig. 9Vij.
Fie,. 91!. — lnfructesccnco (l’un Ananas
{Ananassa satina), ananas.
Fit; . 915. — Infructcscence d'un Pin ( Piaux mnrilwm), cône.
L’infructescence des Figuiers, la pic.ue (qui a reçu le nom de sycûne), est le résultat d’un ensemble de petites fleurs femelles apétales disposées en capitule renversé, c'est-à-dire tapissant les parois d'un réceptacle en forme de cupule réeeptaeulnire (réceptacle concave et fermé qui devient charnu à la maturité, ainsi que les petites fleurs mures qu’il renferme) (fig. 9A3).
Dans les fruits agrégés ou charnns-succulents, les graines ne deviennent libres (comme chez les fruits simples charnus ou bacciformcs) que par la destruction par putréfaction de la masse charnue ou succulente.
L’infructescencc des Gymnospermes (Conifères et Cycadées), le cône (et son diminutif le galbule), est un épi femelle ou un chaton fructifère à écailles coriaces ou ligneuses disposées en spirale, et constituant, par leur ensemble.
INORATUS. — INSERTION.
une masse conique ou subglobuleuse. (Quelquefois le fruit des Conifères est réduit à une écaille charnue monosperme : par exemple, chez l'If [ Taxas]-, ce fruit charnu-succulent est, dans le langage vulgaire, désigné sous le nom de baie.) — Le eiine proprement dit se compose d’un ensemble de feuilles carpellaires étalées (non fermées), ord. ligneuses, en forme d’écailles, et étroitement imbriquées, dont chacune porte une nu plusieurs graines à sa base; ces graines deviennent libres à la maturité par l’écartement des écailles (fig. 9Ù5).
On a, par extension, donné le nom de ct'me à l'infruciesccncc du Houblon ( Humulus ), qui se compose de bractées accrescentes disposées en épi ovoïde, et portant chacune un petit fruit sec monosperme (akène) à leur aisselle.
Ingratus. Désagréable. Se dit d’une odeur, d’une saveur, etc. S’oppose il gratus , agréable.
Innatus = Adnatus. Inséré sur, qui semble naître de.
Innnvatin (Hcdw. ). Innovation. Nom donné aux rosettes de feuilles et aux bourgeons ou rameaux axillaires qui se produisent chaque année chez un grand nombre d’espèces de la famille des Mousses et autres familles cryptogames, et multiplient la plante de la même manière que les stolons reproduisent les plantes phanérogames qui en sont pourvues.
Imiculatio. Greffe. Voy. ce mot.
INODORE, inodorus. Qui n'exhale aucune odeur. S'oppose à odorant, (i odoratus ).
INONDÉ, inundatus. — Herbtr inundatœ, plantes croissant au bord des eaux et se trouvant alternativement à sec ou recouvertes par l’eau, selon les variations du niveau de l’eau.
INSÉRÉ, insertus. Qui a un point d’attache. Les feuilles sont insérées sur la tige. Les diverses parties de la fleur sont insérées sur le réceptacle ou axe de la fleur. Celle insertion est évidente dans le cas où l'insertion est hypogyne ; dans d’autres cas où l'insertion est dite fausse ou apparente, certains vert icilles de la fleur semblent insérés, soit sur le calice (insertion périgyne), soit sur l’ovaire (insertion épigy ne).
insertion, insertin (fig. 9ù6 à 9f>2). Le point par lequel un organe appendiculaire (feuille de la tige ou de la fleur) est attaché sur l’axe.
Chez les feuilles sessiles, le limbe est inséré directement sur la lige; chez les feuilles pétiolées, l’insertion a lieu par la base du pétiole. L’inserlion est limitée à un point peu étendu chez les feuilles à base étroite; l'insertion est circulaire (c’est-à-dire décrit un anneau plus ou moins complet) chez les feuilles à base embrassante ou engainante. L’inserlion se prolonge visiblement sur les tiges au-dessous du point d’allache chez les feuilles dites décurrentes.
Les feuilles ne sont insérées que sur l’axe ascendant (tige) ; elles ne sont jamais insérées sur l’axe descendant (racine). Des iiourgeons advenlifs peuvent, il est vrai, naître (latéralement) sur les véritables racines; mais ces bourgeons naissent sans ordre, tandis que les feuilles sont toujours disposées régulièrement: les feuilles de ces bourgeons adventifs naissent, non pas sur la racine, mais sur les axes ascendants adventifs émis par la racine.
Iæs tiges souterraines (rhizomes), ayant souvent l'aspect des racines, et ayant