I.Al ItlKH-CKIUSE. — LAURINÉLS
sign jfic.it khi emblématique. Parmi les nombreuses el importantes espèces du genre liniiécn Laurier, aujourd'hui subdivisé, citons : le Sassafras, le Camphrier, le Cannellier, etc.
LAURIER-CERISE, Laurier-à-lait ( Cerasus Lauro-ceraswi , famille des Amygdalées [fig. 984]). Les fruits de ce Cerisier ne sont pas comestibles; ses feuilles contiennent en grande proportion de l’acide cyanhydrique, comme les
Fie. 984. — Rameau fructifère du Laurier-cerise [Cernait Lnuro-cernsiu, famille des Amygdalées).
feuilles de Pêcher. Le Laurier-cerise, arbre cultivé dans tous les jardins |>our son beau feuillage persistant, est originaire de l’Asie Mineure. Ses feuilles servent, comme celles du Pêcher, à parfumer les crèmes.
LAURIER-ROSE (Nerium Oleander, famille des Apocynées). Ce bel arbuste, spontané en Provence, en Grèce, etc., orne les ravins et les bois humides de la région méditerranéenne. Ses nombreuses variétés à fleurs doubles et diversement colorées, obtenues par les semis et propagées par la culture, font l'ornement de nos jardins, mais exigent, dans le Nord, le séjour dans l'orangerie pendant l’hiver. Toutes les parties herbacées de la plante recèlent un snc doué de propriétés vénéneuses narcotico-âcres. Son nom vulgaire de Laurier est dû à la ressemblance éloignée de son feuillage avec celui des es|>èces du genre Laurier (Laurin), plantes avec lesquelles il n'a eu réalité aucun rapport.
LAURI.N'ÊES. Famille de plantes dieotylées apétales, de la classe des Thymélées. Les Laurinées sont des arbres rameux, souvent très-élevés, plus raro-
LAÜRIIhLFS.
nient en buissons, qui peuplent les régions tropicales des deux hémisphères, où ils boisent les pentes des montagnes; très-peu s'écartent jusqu a notre région méditerranéenne. A cette famille appartient la tribu des Gassïtées. Les Cassyla sont des plantes très-anomales, parasites, volubiles, à feuilles abortives, dont le |»ort rappelle nos Cuscutes. — Celte famille, très-importante par le nombre considérable de ses genres et de ses espèces, dont la plupart sont de beaux arbres à feuilles persistantes et aromatiques, est remarquable par la structure bizarre des étamines; ce trait d’organisation rapproche les Laurinéesdes Monimiacées- Alhérospermées et des Berbéridées. Leurs qualités aromatiques rappellent celles des Myristicées, dont elles diffèrent tout à fait par la structure de l'étamine et de la graine.
Les caractères essentiels de la famille sont les suivants : Feuilles alternes ou presque verticillées, coriaces persistantes, entières, réticulées, glandulifères en dessous, dépourvues de stipules. Fleurs hermaphrodites ou unisexuées, régulières, disposées en grappes, en panicules, ou en ombelles axillaires; rarement à pédirelles renflés charnus à la maturité. l'érianlhc suhhcrhacé, à ft-6 sépales
Fie. 985. — Etamine (grossie, d'une Fie. 980. — Ovaire (passant à l'état
plante de la famille des Lauriitécs, de fruit) d’une Laurinée, un Laurier
un Laurier (Ijiurus) . — «, val- ( Laurtu ).
vulcs des loges de l'anthère ; r', étamines abortives.
ord. disposés sur deux rangs ; un disque charnu les réunit à leur base. Étamines périgynes, en nombre égal, double, triple, ou quadruple du nombre des sépales; toutes extrorscs, ou les intérieures seules exlrorses (quelquefois abortives), les extérieures introrses; étamines intérieures ord. munies de deux étamines abortives à leur base; filet s'élargissant et se continuant insensiblement avec l’anthère; anthère quelquefois à (leux loges parallèles, partagées par une cloison transversale qui en fait quatre loges ou demi-loges (lig. 985); chacune des deux loges entières, nu des quatre loges secondaires, s’ouvrant par une valvule qui se lève de bas en haut (lig. 985). Ovaire libre (ï style indivis, à stigmate ordinairement trilobé), uniloculaire, composé de trois feuilles carpellaires soudées bord 5 bord, à lignes placentaires pariétales abortives, moins une; contenant un seul ovule (rar. deux ovules superposés). Ovule réfléchi, suspendu b la cavité ovarienne. Fruit monosperme (flg. 986) charnu, en forme de drupe ou de baie ; quelquefois entouré à sa base par le périanthe accrescent ou marrescent. Graine suspendue, à testa membraneux, dépourvue de périsperme. Kmbryon droit, b cotylédons larges, à radicule regardant le hile et le sommet du fruit.
826 LAVANDE. — I.EGIO.
Les Laminées se divisent en 1 h tribus, savoir: Oinnamomêes (ex. genre ('innamtunwu, dont les espèces fournissent les écorces aromatiques si connues sous le nom de ramwlle); CAMPHORÊES (ex. genre Camphora), arbres de l’Inde (lig. 987), comme les précédents, produisant le camphre, suc résineux
Fie,. 087. — Itamenu florifère {proportions réduites) d’une plante de la famille drs Lan ri née*, le Camphrier (Ijiurus Cnmphora).
roncrété (épuré par sublimation), dont on connaît les propriétés balsamiques ; Phokbées, Persées (ex. genre Persea), arbres de l’Asie et de l’Amérique, produisant un fruit comestible ; Oryptocaryées, Acrodiglidiêes, Nectandrérs, Dicypelliêes, On fio daph.nê es, Ki.aviflorées (ex. genre Sassafras et Benjoin), arbres qui fournissent le sassafras et le benjoin; Tétranthérées (ex. genre Laurus, Laurier) : le I. auras nnbilis (Laurier-d'Apollon, Laurier-âsauces), spontané dans la région méditerranéenne, est maintenant cultivé dans tous les climats tempérés; Daphnidinées, et enfin Cassytêes (plantes parasites dont nous avons parlé plus haut).
LAV.VÏVDE ( Lavandula vera, famille des Labiées). La Lavande est spontanée dans les collines de la région méditerranéenne ; on la plante en bordure dans les jardins. Les sommités fleuries exhalent une odeur camphrée trèsagréable. On la cultive en grand pour en préparer une eau distillée en usage dans la parfumerie.
La je (adv.). D'une manière lâche. — Lnxiftmis. A inflorescence lâche (laxvs, lâche).
Ijecu s (Loto;, plat, écuelle). De Landolle traduit par cette expression le mol plateau (lige rudimentaire des bulbes).
Ixgm, légion. Expression employée dans plusieurs classifications pourdésigner des subdivisions de classes renfermant plusieurs familles.