LUTEUS
un très-grand nonibri! (le belles el intéressantes es|ièces aux foré b tropicales et subtropicales, où ces plantes fantasques chargent de leurs touffes bizarres, et ornent de leurs Heurs vertes, jaunes, orangées, écarlates ou violettes, les troncs el les rameaux des plus grands arbres : tantôt vivant sur les vieilles écorces, en fausses-parasites, à la manière des Orchidées el de certaines Aroïdées; tantôt, véritables |>arasites, implantant leurs expansions radiculaires dans les tissus vivants et s’assimilant la sève des arbres.
Les Loranlhacées sont des sous-arbrisseaux vivant la plupart en parasites sur les végétaux ligneux. Elles forment des touffes très-rameuses dichutomes, souvent d'aspect globuleux, se brisant aisément au niveau des articulations. Les feuilles sout ord. opposées, entières, charnues, quelquefois réduites à des écailles ou presque nulles. Les fleurs sont unisexuées ou bisexuées, souvent d’une grande élégance, quelquefois petites, verdâtres, peu apparentes, à dispositions variées. Calice soudé à l'ovaire, à limbe quelquefois nul. Corolle épigyue, ord. à ù-6-8 (létales libres ou soudés en tube fendu. Étamines en même nombre que les pétales, épigyues, ou soudés aux pétales, à anthères s’ouvrant (dans le genre l'tseum) par plusieurs pores; tuais, dans la plupart des autres genres, à anthères bitobées s'ouvrant par une fente longitudinale, ou à anthères unilobées s'ouvrant transversalement. Ovaire adhérent, couronné par un disque, uniloculaire. Ovule unique, pendant, réfléchi ; stigmate ord. indivis. . Baie monosperme ; graine pourvue d'un périsperrue contenant un ou plusieurs embryons h cotylédons oblongs, subfoliacés. Dans le Gui, la baie est blanche et les embryons verts.
Lubricus. Se dit d’un corps rendu glissant par un enduit ntucilagineux semiliquide : telle est la surface de certaines plantes de la famille des Algues.
Lucidus. Luisant, lustré, brillant. Les surfaces luisantes sont lisses et dépourvues de |ioils.
I.UNAIHE, Miroir-de-Véuus ( Ltmaria redivivu, L. biennis cl L. annua). Hantes de la famille des Crucifères, cultivées dans les parterres, moins pour la fleur (simple, de couleur rose-lilas) que pour la singularité d'aspect des fruits (siliques) mûrs, dont les deux Ç*"
valves, tombées, laissent à nu une large cloisou ovale, !*> membraneuse, d’un blanc nacré, ayant la forme d’un ' — \
miroir antique. Le Lunuria biennis (fig. Iül7)est une es|>èce indigène. %
LUNULE, lunulatus. En demi-lune, eu forme de i croissant. Fie. ÎÛ17- — Pleur de la
■ LUPIN ( Lu/iinus ). Genre de la famille des Papilio- 4,>"a^°)"*aU'a8C ,MHaria nacées. Plusieurs espèces, et notamment le L. albus,
sont cultivées dans le midi de l’Europe comme plantes fourragères, et pour leurs graines comestibles.
/.uridus. D’un brun livide, couleur de cuir tanné.
LUSTRÉ, nitidus, lucidus, Luisant, brillant.
Lutcus. Jaune sans désignation de nuance. — Luteulus. D’un jaune clair. — Lntetceiu. Tirant sur le jaune.
GERMAIN (DE ST-PIERRE). Si
LUXl'RUNS. — LYCOPODIACÉES.
Luxuriant. Luxuriant, qui pousse avec vigueur et émet des liges ou des rameaux robustes et nombreux.
LUZERNE (Mrdicago). Genre de la famille des Papilionacées, dont quelques espèces sont cultivées en prairies artificielles. La Luzerne proprement dite (.)/. salira) est une plante vivace, à racines profondes, dont la récolte (on en fait plusieurs mitjtes chaque année dans les terrains frais et substantiels) constitue un des fourrages les plus abondants et les plus utiles. — Une petite espèce annuelle de Mrdicago (M. Lu/iu/ina, vulg. Lnpuline, Minette, Petit- Triolet) fait aussi partie des prairies artilicielles.
LY’GHNIS. Genre de la famille des Caryophyllées. Plusieurs jolies espèces du genre Lgrhnis. la plupart indigènes, sont cultivées (les unes à leur état normal, fleurs simples, les autres à fleurs doubles) dans les parterres, (liions : la Coquelourde ( Lgc/mis Coronaria) ; le Compagnon-rouge (L. siloetlris, Mclandrium silvostre)-, l'OEillet-des-prés (L. Flos-cuculi) et l’Attrape-mouche (/.. I iscaria). La Nielle-des-blés, dont les fleurs, d'un violet-lilas, font, avec les Bluets et les Coquelicots, l’ornement des moissons, est le L. ( Agroslemina ) Githngo.
I.YCOPERDOX, vulg. Vcssc-de-Loup. Champignons de la division des Basidiosporés-entobasides, c'est-à-dire à spores nues, attachées à de petits supports (basides), renfermées dans la substance intente du Champignon, et ne s’échappant «pie lors de la déchirure de ses parois. Les espèces du genre Lycoperdon et des genres voisins ( Uovistn , Scleroderma , Geaster, Tylmtoma) ont souvent, dans leur premier âge, une odeur agréable de champignon; elles ne sont cependant pas comestibles.
LYCOPODIACÉES. Famille de plantes acotylées (cryptogames), arrogènes, formant, avec les Isoétidées, la classe des Sélaginées. La famille des Lycopodiacées comprend les genres Lyvo/iodium (fig. 1018 et 1019) et Selaginel/u (plantes ayant l'aspect de Mousses de grande taille). Les genres Psilotum, Tmrsipteria et Phylloglossum peuvent être rattachés, soit aux l.ycopodiacées, soit aux Isoétidées (voy. IsoÉï idées). — Les Lépidodendrées, magnifiques plantes cryptogames arborescentes, très-voisines, par leur port et par leur structure, des Lycop<xliacées, peuplaient les forêts marécageuses à \' époque houillère (avec des Cycadées et des Fougères), et ne nous sont révélées que par leurs débris à l’état fossile (voy. Lépidodendrées). .
Les liges des Lycopodiacées présentent une organisation toute spéciale. Leur centre est occiqié par an axe ligneux, composé de vaisseaux scalariformes analogues à ceux des Fougères, et entouré d’une zone cellulaire dans la«|uelle les racines adventices rampent avant de se faire jour au dehors ; tiges et rameaux sont dépourvus de bourgeons axillaires, et se terminent, non par un bourgeon, mais par deux bourgeons terminaux collatéraux, disposition de laquelle résulte une très-curieuse ramification dichotomique. Les feuilles sont des écailles vertes umnem^es analogues aux feuilles dis Mousses mais |K>urvues de stomates) ; elles sont disposées ord. en spirales indéfinies cl étroitement imbriquées, quelquefois clics sont dirigées selon un même plan, et donnent aux rameaux l’apparence aplatie.
Li* organes de la fructification des Lycopodiacées consistent eu couceptacles
LYCOPODIACÊES.
bivalves (sporocarpes) ord. de deux sortes : les premiers ( mncrnsporanges ) contiennent ord. quatre grosses spores ( macrospores ) anguleuses (par leur compression mutuelle); les seconds (; microsporanges ) contiennent de très-nombreuses et très-fines spores (d’aspect pulvérulent, qui se produisent h par ft, comme les grains de pollen des Phanérogames, dans des cellules dont les parois sont ensuite résorbées); on les désigne, pour les distinguer des premières, sous le nom de microspores. On ne les a pas vues germer, néanmoins certains Lycopodes ne possèdent pas d’autres organes de reproduction.
ht,, loin. — l.ycopode-à-massues ou Lycopode otlicinal (Ujcopodium ctavatum). Fragment de plante de grandeur naturelle, et conceptacies (grossia).
De la germination des macrospores résulte un prothalle analogue à celui des Fougères, lequel, par la production d'un arebégone et la fécondation de sa cellule reproductrice qui sc développe en s|>ore, donne lieu (par la germination cl le développement de cette nouvelle spore) à la reproduction de la plante-mcrc.
Ftti. lois. — Spore» (fortement grossies au microscope; du Lycopode otlicinal.
Propriétés des plantes de la famille des Lycopodiacécs : — La décoction du Lycojmdium Selago, plante commune dans nos montagnes, est émétique et anihelminthique. Les granules contenus dans les sporocarpes du Lyeojmdium clavatum constituent une poudre jaunâtre qui est recueillie sous le nom de /ynidre de Lycopode , et est employée à saupoudrer les plis de la pean pour en prévenir les gerçures chez les enfants nouveau-nés. Les pharmaciens s’en servent (comme de la poudre de raciue de réglisse) pour rouler les pilules. Ces micro-
LYMPIIATIOUtS. — LY rtlRAIllÉKS.
spores, de nature résineuse, unt la propriété de s'enllanuucr rapidement au contact du feu : les artificiers emploient la jroiulre de Lrco|>odc comme |m>iis— siére très-inflammable, pour produire (sur les théâtres) une lueur instantanée.
LYMPHATIQUES (VaisSKAüx). Laticikères. Réservoirs du latex ou suc propre. Voy. LATiciFtRES.