PLACENTA
la placentation est centrale et libre, la prolongation placentaire de l’axe ne présenterait aucune adhérence avec les carpelles. Dans des cas beaucoup plus fréquents, ces prolongations placentaires seraient soudées avec les bords des feuilles carpellaires, que ces feuilles, étant fermées et soudées par leurs faces, consti-
Fic. 1 255. — Placentation axile chez le fruit, composé de deux carpelles et biloculaire, de la Vigne (Vitù vint fera). Coupe longitudinale et coupe horizontale de l’ovaire.
Fig. 1256. — Placentation axile chez un fruit biloculaire (à 2 carpelles), à loges polyspcrmes. • Coupe du fruit du Tabac (Nicotiana Tabacum).
Fie. 1257. — Placentation d’apparence pariétale par suite de la rétroflexion du bord des carpelles (cloisons) sur eux-mêmes, chez une Cucurbitacée. Coupe transversale de l’ovaire du Melon (Cucumif Mêla).
luent un ovaire pturiloculaire {dans ce cas, la placentation constitue une colonne centrale adhérente aux cloisons qui viennent y aboutir, et est dite axile [lig. 1255 et 1259)); ou que ces feuilles, étant ouvertes et soudées par leurs
Fig. 1258. — Placentation payinale. Je désigne ainsi l’insertion des graines à la surface des cloisons (face [pagina] interne ou supérieure de la feuille carpellaire), par ex. chez le Grenadier, les Nymphéacées, les Pavots, etc. — Fruit du Coquelicot (Papaver Hhœas) et sa coupe transversale grossie.
Fig. 1259. — Placentation axiU chez un ovaire adhérent pluriloculaire, à 5 carpelles. Coupe horizontale de l’ovaire (à demi-mûr) d’un Poirier ( Pirus commuais).
bords seulement, constituent un ovaire pluricarpellaire et uniloculaire (dans ce cas, la placentation est constituée par des cordons espacés appliqués 5 la lace interne du péricarpe, et est dite pariétale [fig. 1260]).
L’opinion que le placenta est de nature axile (c.-à-d. un prolongement de l'axe) est fondée sur cette loi, que dans les cas normaux les bourgeons naissent sur des axes et non sur des feuilles ; or, les ovules ayant certains rapports avec les bourgeons, il devait paraître peu conforme à cette loi qu’ils fussent insérés sur les feuilles carpellaires. Néanmoins des faits tératologiques nombreux, qui sont venus éclairer la question, ont démontré que, bien que les ovules soient une